Le Hamas étranglé financièrement : fin des salaires à Gaza et coupure des fonds aux terroristes

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Le Hamas étranglé financièrement : fin des salaires à Gaza et coupure des fonds aux terroristes

Le Hamas étranglé financièrement : un tournant stratégique à Gaza

Le Hamas, frappé au portefeuille : un effondrement financier documenté

Selon un rapport exclusif du Wall Street Journal, le Hamas traverse l’une des plus graves crises financières de son histoire. Cette déstabilisation économique résulte de deux facteurs majeurs : l’arrêt quasi total de l’aide humanitaire à destination de Gaza et l’élimination ciblée de hauts responsables de son appareil financier par Israël.

L’appareil administratif paralysé : les fonctionnaires non payés

Le rapport indique que le Hamas a été contraint de suspendre entièrement le paiement des salaires des employés du gouvernement à Gaza. Cette décision a un impact direct sur des milliers de familles qui dépendaient jusqu’à présent de ces revenus pour survivre dans un territoire déjà frappé par le blocus et la guerre.

« Le Hamas n’a plus les moyens de maintenir son appareil administratif, autrefois présenté comme une force de stabilité locale », analyse une source diplomatique régionale.

 Réduction drastique des fonds versés aux membres armés

L’autre donnée frappante du rapport concerne la baisse spectaculaire – estimée à 50 % – des paiements effectués aux terroristes, combattants et cadres politiques du Hamas. Cette décision affaiblit considérablement l’emprise du mouvement sur le terrain, tant au niveau militaire qu’idéologique.

« Même les hauts dirigeants voient leurs privilèges financiers s’effondrer », souligne un expert en sécurité interrogé par le WSJ.

Sources officielles et données complémentaires : une crise économique sans précédent

Liquidités en chute libre et méthodes de financement paralysées

Le Wall Street Journal révèle que les salaires des combattants du Hamas, auparavant compris entre 200 et 300 dollars par mois, ont été gelés, rendant le recrutement de nouveaux membres extrêmement difficile. Même les hauts responsables du mouvement ne reçoivent plus que la moitié de leur rémunération, y compris durant le mois sacré du Ramadan .

Avant le conflit, le Hamas bénéficiait de transferts mensuels en espèces de 15 millions de dollars en provenance du Qatar, ainsi que de fonds collectés en Afrique de l’Ouest, en Asie du Sud et au Royaume-Uni. Une réserve de 500 millions de dollars, gérée par le Qatar, était également à la disposition du groupe. Cependant, une grande partie de ces fonds serait désormais bloquée en Turquie .

Les méthodes traditionnelles de financement du Hamas, telles que l’utilisation de courriers et de points de distribution d’espèces, sont désormais quasi impossibles à mettre en œuvre en raison des conditions de guerre. De plus, Israël a restreint les transferts de liquidités vers Gaza depuis le début du conflit, exacerbant la crise de trésorerie du mouvement .

Détournement de l’aide humanitaire et taxation illégale

Des responsables palestiniens ont indiqué au Wall Street Journal que le Hamas aurait détourné 180 millions de dollars des succursales de la Bank of Palestine et d’autres banques à Gaza.
Le groupe imposait également des taxes sur les marchandises entrant dans la bande de Gaza et sur les commerçants opérant sur les marchés locaux, utilisant ces tactiques pour générer des revenus. Par ailleurs, il achetait des biens à l’étranger avec des devises étrangères, qu’il revendait ensuite localement, permettant ainsi au Hamas d’introduire des liquidités à Gaza pour son propre usage .

Destruction de l’infrastructure financière du Hamas

Les frappes israéliennes ont ciblé l’infrastructure financière du Hamas, notamment en éliminant des figures clés telles que Saeed Ahmed al-Abed al-Khodari, principal changeur de devises du groupe et chef de l’Al-Wafaq Exchange, désignée comme organisation terroriste par Israël pour son rôle dans le financement d’activités terroristes. L’armée israélienne a déclaré qu’al-Khodari jouait un rôle clé dans le transfert d’argent vers la branche militaire du Hamas, en particulier pendant la guerre .

 Un isolement croissant et un système à bout de souffle

L’assèchement des ressources du Hamas est en partie la conséquence des frappes israéliennes ciblées sur son infrastructure financière, notamment les responsables chargés du financement par des réseaux internationaux et les systèmes de blanchiment. Par ailleurs, le tarissement de l’aide humanitaire – en grande partie détournée par le Hamas selon Israël – prive aussi l’organisation de sa capacité à redistribuer les fonds à sa base.

Cette pression financière pourrait marquer un tournant stratégique dans le conflit israélo-palestinien, en réduisant drastiquement la capacité du Hamas à mobiliser, récompenser ou fidéliser ses partisans.

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