Gaza : Les Émirats arabes unis envisagent de participer à une mission internationale de stabilisation

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Gaza : Les Émirats arabes unis envisagent de participer à une mission internationale de stabilisation

Les Émirats arabes unis se disent prêts à rejoindre la force de maintien de la paix à Gaza sous certaines conditions

Un haut responsable des Émirats arabes unis (EAU) a annoncé qu’Abou Dhabi est prêt à envoyer des troupes pour une force de maintien de la paix à Gaza après la guerre, à condition d'être invité par une Autorité palestinienne (AP) réformée.

Cette initiative doit être dirigée par les États-Unis et faire partie d'un effort plus large en faveur d'une solution à deux États.

Lana Nusseibeh, envoyée spéciale du ministre des Affaires étrangères des EAU, a écrit dans le Financial Times qu'il est crucial de créer une « mission internationale temporaire » à Gaza.
Cette mission aurait pour but de répondre à la crise humanitaire, de rétablir l'ordre, de poser les bases de la gouvernance et de faciliter la réunification de Gaza et de la Cisjordanie sous une seule Autorité palestinienne légitime.

Selon Nusseibeh, pour que les Émirats arabes unis participent, il faut une direction américaine, une AP réformée et un engagement clair en faveur de la création d'un État palestinien par le biais de négociations.

Les États-Unis, sous l'administration Biden, travaillent activement à recruter des pays pour cette initiative.
L'objectif est de réinstaller l'AP comme autorité dirigeante à Gaza, en reconnaissant que Ramallah a besoin de temps pour se réformer. Une force de sécurité et de gouvernement temporaire est jugée nécessaire pour combler le vide et empêcher le Hamas de reprendre le contrôle.

Cependant, les alliés arabes hésitent à s'engager publiquement dans cette initiative sans un cadre clair menant à une solution à deux États, un cadre que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'engage à bloquer.
Malgré ces défis, les Émirats arabes unis et l'Égypte ont montré une certaine volonté de participer à l'initiative.

Nusseibeh a confirmé cette disposition des Émirats dans une interview, en précisant que les Émirats pourraient faire partie des forces de stabilisation à condition qu'une AP réformée ou dirigée par un Premier ministre habilité les invite. Elle a également insisté sur le fait qu'Israël, en tant que puissance occupante, doit lever le blocus de Gaza et permettre à l'AP d'assumer ses responsabilités pour que l'initiative réussisse.

Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, a informé ses homologues du Moyen-Orient que les États-Unis aideraient à établir et à former la force de sécurité, en veillant à ce qu'elle ait un mandat temporaire pour qu'elle puisse être remplacée par un organisme entièrement palestinien. L'objectif est que l'AP prenne éventuellement le contrôle total de Gaza.

Blinken a également déclaré que les États-Unis et leurs partenaires publieront bientôt leurs plans pour la gestion de Gaza après la guerre. Ces plans incluent des propositions concrètes sur la gouvernance, la sécurité et la reconstruction, travaillées en étroite collaboration avec des pays de la région. En outre, les États-Unis espèrent que l'Arabie saoudite dirigera les efforts de reconstruction.

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