En Israël, les non-vaccinés sous pression de l’Etat

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En Israël la course aux non-vaccinés démarre

En Israël, les non-vaccinés sous pression de l’Etat

L’Etat hébreu, qui a déjà vacciné 3 millions de personnes, commence à courir après les réticents.

Au-delà de l’accès à certains lieux fermés depuis des mois et du partage des coordonnées, le gouvernement pourrait empêcher les personnes non vaccinées d’accéder à leur lieu de travail.

Etre vacciné ou ne pas l’être ?
En Israël, c’est la nouvelle ligne de fracture qui semble se dessiner.

Mercredi, la Knesset a adopté une loi controversée autorisant les autorités sanitaires à transmettre les coordonnées des non-vaccinés.

Ainsi, si vous êtes israélien et que vous n’êtes pas passé par la case piqûre, votre nom, votre numéro de carte d’identité, votre adresse et votre numéro de téléphone seront partagés avec les municipalités, le ministère de l’Education et celui de la Protection sociale.

Selon le texte, valable 60 jours, il s’agit uniquement d’aider à promouvoir la vaccination – c’est-à-dire faciliter l’enquête des agents des mairies pour qu’ils «comprennent le refus et tentent de convaincre». Rien de plus, assure-t-on.

Cette loi a surtout fini de crisper une partie de la population. Ses détracteurs craignent les dérives, certains y voient une mesure liberticide loin d’être convaincante, d’autres parlent de discrimination contre les non-vaccinés, qui, depuis la mise en place d’un «badge vert», ne peuvent plus accéder à un certain nombre de lieux.

Dans Globes, le philosophe israélien Asa Kasher parle plutôt «de trou noir» et estime que le badge vert reflète «une politique incompatible avec les principes démocratiques, la porte ouverte à tous les excès».

Définir la frontière entre droits individuels et publics

Le ministère de la Santé table sur un autre projet qui fait frémir les salariés : leur interdire l’accès à leur lieu de travail s’ils ne sont ni vaccinés, ni immunisés, ni testés.

Certaines entreprises ne laissent d’ailleurs pas le choix – c’est la vaccination ou la porte. D’autres préfèrent distribuer des bracelets aux vaccinés.

C’est le cas de la société de cybersécurité CheckPoint : soit les non-vaccinés télétravaillent soit ils remplissent un questionnaire sur les risques qu’ils ont pris avant d’entrer au bureau et sont soumis à des règles plus strictes.

Une mesure valable jusqu’au 1er avril : ensuite, les personnes n’ayant pas reçu de vaccin devront présenter un test PCR négatif pour pouvoir venir travailler.

Plusieurs interrogations se posent : ces entreprises peuvent-elles forcer leurs salariés à se faire vacciner ? Peuvent-elles favoriser leurs employés vaccinés par rapport aux autres ? Pour le moment, le gouvernement n’a pas donné de directives claires à ce sujet.

Pour l’analyste à l’Israël Democracy Institute Amir Fuchs, «tout comme les employeurs ne peuvent pas exiger de connaître le taux de sucre dans le sang de leurs travailleurs, ils ne sont pas autorisés non plus à poser des questions ou imposer quoi que ce soit sur la vaccination» – justifiant que limiter l’entrée dans des piscines, au théâtre ou à la salle de sport avec un badge vert est faisable, car ces activités ne sont pas essentielles.

Pour ce qui est des voyageurs arrivant de l’étranger, Israël envisage le recours au bracelet électronique pour faire respecter la quarantaine obligatoire. A partir de dimanche, les autorités testeront le dispositif sur un échantillon de 100 personnes. Derrière toutes ces questions, la difficulté est de définir la frontière entre droits individuels et publics. «Et l’équilibre entre prévention du danger et prévention des droits», ajoute le professeur de philosophie du droit de l’université hébraïque de Jérusalem, David Enoch.

Source Libération

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