Jérusalem capitale d'Israël "grâce" aux évangélistes mais sont-ils nos amis ?

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

Si la droite évangélique a le pouvoir d'influencer un président et de tenir tant à ce que Jérusalem soit reconnue capitale d'Israël, il faudrait tempérer notre enthousiasme face à cette déclaration, et savoir décrypter pour faire face à un autre danger ,plus probable que celui d'une nouvelle guerre dans un proche avenir.

L'objectif des évangélistes est de réunir les conditions pour l'avènement du messie et là il s'agit de Jésus !

Dans ce cas, quel sera le prix à payer pour avoir accepté leur manne financière, notamment l'aide à l'Alyah -bien plus intéressante que celle de l'Agence juive- et leur persévérance, payante, d'entériner une décision qui date, tout de même ,de 1995, pour que  Jérusalem soit reconnue officiellement en tant que  capitale d'Israel ?

Jerusalem capitale d'Israel

Jerusalem capitale d'Israel

Le juste prix est d'une logique implacable, reconnaitre Jésus en tant que Messie et insidieusement remplacer la religion juive par la leur ! Rien de nouveau sous le soleil me diriez vous.

Ainsi, de deux choses l'une, soit on ne croit pas à l'avènement d'un messie et encore moins en la personne de Jésus et dans ce cas ,le bénéfice de ces transactions est au bénéfice d'Israël, soit on croit à l'avènement du Messie et dans ce cas nous avons vendu notre âme au Diable ! Rien de moins 🙂

Il est d'ailleurs étonnant qu'un pays comme Israël, qu'un peuple tel que les Juifs , dit peuple du Livre, ne se battent pas pour sa propre cause, son héritage, qui légitimise pourtant sa présence sur cette terre d'Israël.

Que ce soit contre les résolutions abominables de l'UNESCO niant tout lien du judaïsme à Jérusalem, que ce soit Hébron qui abrite en son sein, rien de moins, que la grotte des Patriarches , et qui est  tout bonnement sous la bonne garde des ...Palestiniens, avec les problèmes de sécurité qui  en découlent empêchant ainsi les Juifs d'y venir prier, au point qu'ils y ont renoncés !  On serait presque tenter de donner foi à cet adage " On ne perd que ce qui est déjà perdu" Mais  j'ose espérer que ce n'est pas le cas.

Pourtant, Il suffit de comparer la levée de boucliers, des Arabes lors de cette pourtant simple formalisation, de Jérusalem capitale d'Israël, proche d'une nouvelle guerre, avec le timide soulèvement, par les Juifs cette fois, lors des hideuses résolutions inacceptables de l'UNESCO , pour se demander si les Juifs ne sont pas enfermés dans une habitude ancestrale d'accepter l'inacceptable ? 

Il est pourtant évident qu'on ne peut bâtir une paix, voire même une relation saine avec nos voisins, sur un mensonge.

Jérusalem est le premier lieu saint du Judaïsme, le nier c'est refuser le droit aux Juifs de vivre en Israël , c'est couper les Juifs de leurs racines, et dans ce cas l'Ouganda, proposé lors d'un des congrès juif mondial aurait pu très bien faire l'affaire.

Pourtant son fondateur , Théodore Hertzel, profondèment laïc au demeurant, a rejeté cette proposition si séduisante, et a estimé que les Juifs devaient retourner sur leur terre, pour ne plus avoir à subir cet antisémitisme irrationnel dont ils font l'objet, rappelons le contexte de la création de l'Organisation Sioniste Mondiale ;  l'affaire Dreyfus .

Bien-sûr, il aura fallu attendre plus de 50 ans et passer par le feu de la Shoa pour donner sens à ce retour.
Faudra-t-il attendre une grande catastrophe pour reprendre possession de notre héritage ?
La peur de la violence de nos voisins ne doit pas nous faire renoncer à ce qui fait notre identité,
il ne faut pas espérer qu'en y renonçant nous faciliteront la paix.
Car ,nous y avons renoncé ,en partie, et nous n'avons jamais atteint l'ombre d'une paix.

La paix se bâtit sur la justice celle de la reconnaissance de notre héritage, Israël est le pays des Juifs, la grotte des Patriarches - MAKPELLA, abrite les tombes  Abraham, Sarah son épouse , son fils  Isaac, Jacob et  leur épouse Rébecca et Léa. Quel est le  lien avec l'Islam ? En dehors du fait qu'Avraham a conçu Ismael avec Aghar, servante de Sarah ?

On peut espérer le vivre ensemble et cela fonctionne bien, il suffit de voir la ville de Jaffa, et d'autres villes dans le Nord du pays où les Arabes israéliens vivent avec les Juifs et admettent que  pour tout l'or du monde n'iront pas vivre à Gaza sous l'Autorité Palestinienne.

Ce qui m'interpelle dans cette "H"istoire ce n'est pas tant que les Palestiniens tentent de s'approprier nos vestiges, nos lieux saints, mais plutôt que les Juifs y tiennent bien moins qu'eux !  Se résignant même à un état de fait ,qui à bien y penser, est le résultat de leur inaction, je n'oserai dire de leur indifférence, mais j'y pense très fort !

Autre hypothèse, le poison injecté insidieusement,  au quotidien, par les médias instrumentalisés par une lame de fond d'un antisémitisme récurrent, dont le but inavoué est de culpabiliser les Juifs d'avoir un pays, parce qu'un Juif souverain, maître de son destin est bien "moins sympathique qu'un Juif sortant des camps", et continuer d'entretenir ainsi le mythe du Juif errant, tellement plus dans l'ordre des choses , ce poison donc, aurait finalement réussi à contaminer les juifs du complexe d'usurpation.

Qui pourrait se résumer ainsi : Ai-je le droit de vivre en Israël ? Après tout, c'est vrai, pendant notre absence ,de plus de deux milles ans, d'autres locataires sont venus y logés, y ont vécu, ont eu une histoire avec cette terre, ai-je droit de les déloger et d'y vivre ?
C'est le droit élémentaire du propriétaire de revenir chez lui pour lui et sa famille.

Les Arabes ne dérogent pas à cette loi, il savent que les propriétaires sont de retour sinon pourquoi une telle violence ? A vouloir s'accaparer des lieux saints Juifs comme le mur de Jérusalem , la grotte des Patriarches, ils ne font qu'affirmer aux yeux du monde qu'ils veulent devenir les nouveaux propriétaires, en nous effaçant de notre propre histoire.

La plupart des analystes, des intellectuels de gauche comme de droite, trouvent ridicule l'idée qu'après tant de siècles, les Juifs prétendent à une quelconque légitimité sur cette terre, avec comme preuves ces "pauvres vestiges", un mur en ruine et quelques tombes par ci, par là , ah et j'oubliais la Thora comme acte de propriété 🙂

Mais alors pourquoi ne trouvent-ils  pas ridicule que les Palestiniens s'accaparent de ces pauvres vestiges pour prouver leur légitimité  ?
N'ont-ils pas leur propre culture ? Leur religion bien trop récente n'a laissé d'ici de là, que quelques mosquées édifiées sur le premier lieu saint du Judaïsme. (Pas d'autres endroits probablement !)

Bon, allez faisons nous plaisir, poussons la réflexion un peu plus loin ; Quel est l'intérêt des Juifs de venir s'installer en Israël si ce n'est pas pour cet héritage spirituel que le monde entier convoite ?

Certainement pas les avantages économiques que ne peut offrir ce si jeune pays !
Ni la sécurité de l'emploi, encore moins les avantages fiscaux qui ne sont plus qu'un souvenir depuis qu'Israël a rejoint l'OCDE ,  bref vous l'avez compris ce n'est pas en Israël que vous trouverez la sécurité financière et pas même la sécurité tout court.

Pourtant, ce n'est pas moins de 5 millions de Juifs venus de pays différents et pour la plupart "rassurants"qui vivent en Israël. La seule véritable raison est notre héritage spirituel, que nos ennemis veulent nous dessaisir par la violence et nos "amis" en nous apportant Jérusalem sur un plateau d'or . Deux méthodes bien différentes mais un même but.
Il n'y a plus qu'à espérer que des théologiens impartiaux sauront rendre enfin le jugement de Salomon. 🙂
Entre temps , réjouissons nous que Jérusalem nous soit rendue envers et contre tous et tout, avant les affrontements qui nous attendent inéluctablement.

Claudine Douillet

Voici l'article sur la droite évangélique américaine.
La droite évangélique américaine, qui soutient activement Israël, réclamait depuis plusieurs décennies le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem.

US President Donald Trump (C-L) and First Lady Melania Trump (C-R) visit the Church of the Holy Sepulchre in Jerusalem’s Old City on May 22, 2017. / AFP PHOTO / POOL / STRINGER

C’était l’une de ses promesses de campagne les plus populaires au sein de la frange évangélique américaine, qui lui avait accordé plus de 81 % de ses voix à la présidentielle. En dépit du risque d’une nouvelle escalade de violence au Proche-Orient, le président américain Donald Trump a annoncé, mardi 5 décembre, son intention de transférer l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem. Une déclaration qui résonne comme une victoire pour une partie de la droite chrétienne, très attachée à Israël.

« Nul ne peut nier aujourd’hui son poids dans le choix de Donald Trump, même si on ne peut mesurer précisément l’ampleur de son influence », explique Mokhtar Ben Barka, professeur de civilisation américaine à l’université de Valenciennes et spécialiste du protestantisme évangélique nord-américain, qui évoque une revendication déjà ancienne.

Des racines dans des fondements théologiques

« Ce projet a été porté par la droite chrétienne dès les années 1980, qui avait essayé notamment de l’imposer à Ronald Reagan puis, plus tard à George Bush : tous deux avaient refusé, conscients de la dangerosité qu’aurait une telle décision sur l’équilibre de la région. »

Comment expliquer cet attachement, si profond, de la droite évangélique américaine à l’État hébreu ? Ce soutien semble déjà puiser ses racines dans des fondements théologiques.

Pour les fidèles, l’État d’Israël est la réalisation de la volonté divine exprimée dans la Bible. « L’un des deux grands lobbys de la droite évangélique est fondamentaliste millénariste : pour que Jésus revienne sur terre, il faut à nouveau réunir les conditions de son avènement, ce qui passe aujourd’hui par la reconnaissance d’Israël comme État juif », souligne Lauric Henneton, spécialiste des questions religieuses aux États-Unis et maître de conférences à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (1).

Adhésion au projet politique israélien

Mais le militantisme évangélique s’appuie aussi sur une profonde adhésion au projet politique israélien, défendu par le premier ministre, Benyamin Netanyahou.

Anticommunistes, défenseurs de l’économie de marché, les protestants évangéliques ont naturellement développé une inclination particulière pour Israël à la fin du XXe siècle, pendant la guerre froide. Aujourd’hui, les liens semblent encore plus resserrés.

L’État hébreu reste l’un des alliés de premier plan des États-Unis dans sa guerre contre le terrorisme, et plus de 400 000 visiteurs américains évangéliques se rendent, chaque année, en Terre sainte, lui apportant une manne financière considérable.

Outre le soutien de la droite évangélique, impossible de ne pas percevoir l’action de plusieurs lobbys juifs influents du pays, derrière l’annonce de Donald Trump. « Elle satisfait notamment les conservateurs républicains de l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac) », poursuit Lauric Henneton, en mentionnant toutefois une fracture, au sein de la communauté juive, « entre ceux qui se réjouissent et ceux, à l’instar des membres du J Street – pacifique et progressiste –, qui craignent un saut dans l’inconnu potentiellement très dangereux ».

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi