Des films israéliens au festival du film palestinien de Toronto

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Cinq films israéliens ont été projetés lors du Toronto Palestine Film Festival (TPFF) en dépit des appels lancés par le mouvement Boycott, Divestment and Sanctions (BDS) de boycotter tous les projets impliquant Israël.

Trois films de premier plan d'Israël ont été présentés au festival, qui s'est terminé le 24 septembre Tout d’abord "In Between" de Maysaloun Hamoud, qui traite de trois femmes arabes israéliennes vivant à Tel Aviv. Il vient de gagner deux prix Ophir, les prix de l'Académie israélienne du film et de la télévision pour la meilleure actrice et le meilleure second rôle féminin. Ensuite "Maha Haj’s Personal Affairs", qui raconte l’histoire d’une famille arabe israélienne, qui a remporté le premier prix au Haifa International Film Festival de l'année dernière. Et "Junction 48" d'Udi Aloni, un regard sur la scène du rap palestinien, qui a remporté le Prix du Jury au Tribeca Film Festival et le Panorama Public Award au Festival de Berlin, ainsi que deux Ophir Awards.

"In Between" et "Personal Affairs" ont reçu des fonds de l’Israel Film Fund, qui reçoit son budget du ministère israélien de la Culture et du Sport. Junction 48 a été coproduit par plusieurs entreprises israéliennes, dont Metro Communications et United King Films.

Deux documentaires israéliens, "Jérusalem, We Are Here" de Dorit Naaman, et "Rona Sela’s Looted and Hidden – Palestinian Archives in Israël" ont également été présentées au festival.

Tous ces films étaient dirigés par des Israéliens.

Le Toronto Palestine Film Festival 2016

Le Toronto Palestine Film Festival 2016

Les cinéastes arabes israéliens, parmi eux Maysaloun Hamoud, ont reçu des critiques des partisans du Mouvement BDS pour avoir accepté le financement israélien.

Dans une interview accordée l'hiver dernier, Hamoud a défendu sa décision d'accepter de l'argent de l’Israel Film Fund pour produire In Between: "Je n'ai pas hésité à me tourner vers ce Fonds pour obtenir de l'argent".

"Pourquoi pas? Nous sommes 20% de la population, nous payons des taxes. Nous sommes Palestiniens et nous sommes Israéliens et le public ne sait pas comment faire avec ça ... Ils ont dit: "Ne prenez pas l'argent israélien, obtenez un financement arabe". C'est un oxymoron. Il n'y avait pas d’Arab Film Fund, il n’y avait rien à obtenir. "

De nombreux adversaires du BDS ont été ravis de la décision de TPFF de projeter les films israéliens.

"Cet événement montre l'échec total de la campagne BDS au Canada ", a déclaré Michael Mostyn, PDG de B'nai Brith Canada. "En mettant en vedette le cinéma israélien, TPFF a soutenu l'économie israélienne et les arts, en dépit de l'opposition féroce de quelques personnalités palestino-canadiennes.

TPFF, qui célèbre actuellement sa 10e année, s'est déroulé du 20 au 24 septembre. Annemarie Jacir, la réalisatrice palestinienne dont le film, Wajib, faisait partie de la sélection officielle palestinienne pour l'Oscar du Meilleur film étranger, figure dans le conseil consultatif du TPFF, ainsi que beaucoup d'autres cinéastes palestiniens.

Source : The Jewish Press

Copyright: Alliance

Cet article ne peut être repris par aucun autre média ni radio, ni presse écrite ni presse numérique sans l'autorisation de la direction.
Dans le cas contraire des poursuites pourront être engagées.
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