Israël : Les prix des garderies d'enfants sont abusifs affirme la Knesset

Actualités, Alyah Story, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

La Knesset affirme « les prix des garderies de l’après midi sont abusifs »

 

les prix abusifs des garderies d'enfants en Israel

les prix abusifs des garderies d'enfants en Israel

 

La commission du Contrôle de l’Etat s’est réunie pour discuter de la situation concernant les garderies et réduire le prix que paient les parents pour assurer la garde des enfants, les après midi après l’école.

Un rapport présenté à la commission a montré que le prix des garderies a doublé en 14 ans. Une gérante de garderie a confirmé : « les recettes sont largement supérieures aux dépenses ».

« Il est anormal que les garderies qui ne sont pas différentes des Gan et des établissements scolaires, ne soient pas controlées, c’est un véritable trou noir a-t-on déclaré à la commission. Suite à la riposte des parents contre les prix abusifs appliqués aux garderies des après-midi, la commission a réuni un bureau de contrôle de l’Etat dirigé par membre du parlement, Karin Elharar, (Yesh Atid) .

Tout au début de la réunion, Karin Elharar a déclaré " tous les parents sont confrontés aux soucis de la garde des enfants, alors qu’il travaillent pour nourrir leurs familles. Il en va de même pour la garde des enfants après les heures d’école."

Les garderies de l’après-midi sont gérées par différentes institutions, Mairies et personnes privées. Sauf qu’il n’existe pas d’institution publique pour exiger un modèle ,des procédures claires et précises sur le sujet, et qui imposerait des directives et les conditions de la gestion d’un telle structure.

Aujourd’hui, les garderies, (‘ Zaharonim’ en hébreu), accueillent deux cent cinquante mille enfants. Le coût pour les parents varie entre 900 à1300 shekels par mois et par enfant.

Lors de la réunion, un rapport du ‘contrôleur de l’Etat’ constate qu'il n’y a aucun contrôle des Zaharonim. Une représentante du Bureau du Contrôleur de l’Etat a souligné que le ministère de l’Education ne se sent pas concerné par la question étant donné que les Zaharonim sortent de son Autorité car il s’agit d’une activité qui se déroule l’après midi.

Elle a dit aussi que le Ministère de l’Economie contrôle le sujet partiellement. Un opérateur qui refuse le contrôle du Ministère est libre de gérer comme bon lui semble. Ceux qui recherchent la reconnaissance du Ministère sont éligibles à une subvention de l’Etat et il est vrai que durant l’année scolaire précédente, 23 mille enfants sur un total de 250 mille enfants,ont bénéficié d’une allocation par le Ministère de l’Economie.

De plus, sur la totalité des Zaharonim, il n’y a que 16 agents de contrôle qui visitent rarement plus de 10 garderies par mois, tandis que les autres garderies échappent à la surveillance du Ministère

A l’heure actuelle, 32 garderies ont perdu leur licences, ce qui ne les empêche pas de continuer de fonctionner comme un établissement privé. En ce qui concerne le personnel d’éducation, il a été souligné regrettable que ce personnel ne bénéficiait pas de formation professionnelle adéquate

Toutefois, certains gérants assurent une formation au personnel mais considérée insuffisante.

Le nouveau rapport souligne que le nombre d’enfants a triplé, les prix ont doublé tandis que dépenses des garderies ont été multipliés par six.

Les parents exigent une baisse des prix de moitié. Ceux qui ont participé à la réunion, délégués des parents ont souligné que d’après leurs calcul, le cout d’un Zahron ne devrait pas dépasser la moitié des recettes, à savoir 600 shekels. L’un des parents présent a demandé à ce que la Knesset vote une loi pour intégrer les Zahronim au ministère de l’Education.

Varda Levy, une gérante d’une garderie dit que dans le passé, la garderie coutait 1055 shekels par enfant et par mois. Suite à la publication du Rapport du contrôleur de l’Etat, le prix a baissé à 980 shekels. Varda Levy a précisé qu’une partie des frais, y compris les salaires qui varie de 21 à 37 shekels par heure, soit un total de 350 mille shekels .

Elle admit que les recettes dépassaient largement les dépenses et ajouta, « j’opte pour des prix fixes. On aura la paix et on pourra mieux travailler.

Le représentant de l’Etat dit qu’il était difficile de recevoir les bilans comptables de la part des mairies, car les frais sont quasiment tous à la charge des parents et servent d’autres causes. Elle souligna qu’il est primordial d’avoir un contrôle de l’état sur ces garderies.

A la fin de la réunion, la directrice de la commission Elharar a exigé de la part la localité de transférer, dans un mois, les prévisions des mairies : combien coûte un Zahron à la ville, et combien paient les parents en contre partie.

La directrice de la commission exige également de la part du bureau du contrôleur de l’Etat de faire en sorte que les prévisions lui soient parvenues en temps et en heure.

Marie Rose source Ynet

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi