Un témoignage inédit sur l'opération Entebbe, 40 ans plus tard

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Il y a 40 ans, Sarah Davidson a été prise en otage avec sa famille sur le vol 139 d’Air France. Aujourd’hui elle révèle son journal intime, écrit au cours de cette semaine cauchemardesque de captivité.

« Aujourd’hui encore, lorsque je monte dans un avion, je dévisage chaque passager et chaque membre d’équipage l’un après l’autre pour vérifier qu’ils ne sont pas des terroristes. C’est une charge que je traîne depuis 40 ans ».

Ces paroles émanent de Sarah Davidson, aujourd'hui âgée de 81 ans, qui se souvient, 40 ans plus tard, avec une acuité presque insupportable, de chacun des instants cauchemardesques de la prise d’otage du vol Air France. Entourée de sa famille, elle donne une interview particulièrement émouvante pour le magasine « Shishabat » à paraitre demain, sur ce qui leur est arrivé en Ouganda.

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Il y a 40 ans, Sarah et Uzi Davidson, ainsi que leurs enfants Ron, 16 ans, et Beni, 13 ans, ont embarqué pour un voyage en l’honneur de la Bar Mitsvah du cadet. Leur vol a été détourné par des pirates de l'air.

Cette interview inclut des extraits du journal intime de Sarah, écrit durant leur captivité, des bribes du vécu de Beni (« J’ai eu très peur d’Idi Amin (le Président de l’Ouganda)  lorsqu’il est venu nous parler à l’aéroport ») et la réaction rapide d’Ouzi  pour éviter que sa position dans l’armée ne soit découverte (« J’étais navigateur pour l’armée de l’air et j’avais un laisser-passer pour la base militaire dans mon portefeuille. Dès le début de la prise d’otage, nous l’avons découpé, mâché, et bien vite avalé…).

La famille Davidson raconte également les instants dramatiques, comme le moment où commando est venu les délivrer. « Soudain, un coup de feu a retenti, suivi d’une rafale », raconte Ouzi. Beni ajoute : « Maman s’est couchée sur moi, et ce n’est qu’à ce moment-là que j’ai compris combien l’heure était grave ».

« Il est impossible de décrire cette sensation avec des mots. Nos héros sont arrivés, ils sont venus jusqu’à Entebbe et ont tout fait pour nous délivrer », conclut Sarah.

Source : Israël HaYom

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