Artiste juif : Boris Lurie à Berlin

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Boris Lurie “No Compromises! The Art of Boris Lurie” Jewish Museum, Berlin, 26 Février- 31 Juillet 2016

Redécouvrir Boris Lurie

“No Compromises! The Art of Boris Lurie” Jewish Museum, Berlin, 26 Février- 31 Juillet 2016.

Boris Lurie “No Compromises! The Art of Boris Lurie” Jewish Museum, Berlin, 26 Février- 31 Juillet 2016

Boris Lurie “No Compromises! The Art of Boris Lurie” Jewish Museum, Berlin, 26 Février- 31 Juillet 2016

Boris Lurie est un artiste russe survivant de la Shoah. Il a re-présenté son horreur en créant un mouvement intitulé « No! Art ». Né Leningrad en 1922, il quitta avec sa famille la ville pour la Lituanie.

Il fut emprisonné pendant la seconde guerre mondiale dans divers camps de concentration. Il absorba des images d’horreur qui ne cessèrent de resurgir dans sa peinture jusqu’à sa mort e à Manhattan où il s’installa juste après la guerre et où il devint peintre.

Avec Sam Goodman et Stanley Fisher ils formèrent un groupe qui fut défendu par la March Gallery de New-York.

Les œuvres des trois artistes étaient aussi profondes que provocatrices. Elles furent parfois qualifiées de « vulgaires » tant elles mettaient en exergue la violence et l’aliénation d’une réalité concentrationnaire que beaucoup refusaient de voir et qui se prolongea avec l’arrivée de l’ère de la bombe atomique.

En 1962 un des tableaux de Lurie fait scandale en combinant un svastika avec l’étoile de David. Trois ans plus tôt « Railroad Collage » choqua déjà parce que l’artiste montrait une femme nue en surimpression de cadavres empilés sur le plateau d’un wagon.de marchandises.

L’objectif pour Lurie n’était pas de détruire l’art mais de lui faire dire autre chose.

D’où le nom de « No! Art” choisi pour le mouvement que les trois peintres créèrent et qui fut défendu par la galerie Gertrude Stein à Manhattan”.

Pour qualifier l’importance de ce mouvement elle trouva ironiquement la formule « lutter contre l'insuffisance rénale créée par les complications du coup porté à l’humanité par la seconde guerre mondiale».Ce mouvement s’inscrivait contre l’Abstractionnisme Abstrait et le Pop Art mais aussi contre les influences mortifères et la déshumanisation produites par le fascisme, le racisme er l’impérialisme.
Toutefois cette peinture « Post-War » n’eut pas le retentissement que reçurent ses concurrentes. Aux raisons (douteuses) esthétiques se superposaient des raisons politiques et consuméristes. La radicalité d’un tel art (qui eut des descendances avec Basquiat) se heurta à une intelligentzia hypocrite et la loi d’une certaine culture capitalistique peu encline à un tel travail. Lurie fut le dernier survivant du mouvement qui néanmoins fut peu à peu reconnu. Les œuvres de l’artiste apparurent progressivement dans plusieurs expositions américaines comme européennes. Une de ses œuvres fit l’ouverture du Musée de Buchenwald en 1988. Et le Musée Juif propose enfin une importante rétrospective de l’artiste.

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