La Belgique invivable pour les Juifs

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L'antisémitisme en Belgique se traduit par un départ massif

La Belgique invivable pour les Juifs

Au moment même où la vie s'arrêtait cette semaine dans la capitale belge, menacée par d'éventuels attentats, le grand rabbin de Bruxelles, Albert Avraham Guigui, accordait une interview à un journaliste israélien.

Confiant son inquiétude alors que les synagogues étaient fermées shabbat dernier, pour la première fois depuis l'Occupation, il a estimé qu'« il n'y a pas d'avenir pour les Juifs en Europe ».

Cette déclaration abrupte est peut-être contestable s'agissant de l'ensemble du Vieux Continent, où les situations sont diverses.

En revanche, elle reflète une triste réalité, celle de la Belgique, devenue en quelques années quasi-invivable pour la communauté israélite du pays.

Il reste 50 000 Juifs dans ce petit Etat, pour la plupart installés à Bruxelles (25 000) et Anvers (18 000).
Mais les départs sont massifs, pour Israël mais aussi pour le Canada ou les Etats-Unis.
L'avenir économique est morose, même pour les fameux diamantaires anversois, issus d'une mouvance orthodoxe ancienne mais très déclinante.
Désormais, les affaires se font à Tel-Aviv, en Inde ou en Afrique... Par ailleurs, le plat pays compte plus de 10 % de musulmans (30 % à Bruxelles) - essentiellement d'origine marocaine -, record absolu en Europe, et un nombre impressionnant de salafistes ou djihadistes potentiels.

A l'instar des écoles publiques de certaines banlieues françaises, les établissements bruxellois sont presque tous « judenrein », autrement dit vidés de leur population juive, selon l'expression nazie.
Il faut souligner qu'une large partie de ces écoles accueillent une majorité d'élèves de souche maghrébine. Et le flot des migrants ne cesse de grossir.

Les 3 écoles juives de la capitale ne sont pas aptes à satisfaire la demande croissante de parents affolés par l'antisémitisme galopant. De surcroît, la sécurité n'y est pas garantie, malgré la protection policière. Il est conseillé aux enfants d'enlever leur kippa dès la sortie des établissements.

La Belgique l'autre pays de l'antisémitisme

La Belgique l'autre pays de l'antisémitisme

Les incidents antisémites sont en hausse constante depuis l'attentat perpétré par Mehdi Nemmouche, en 2014, au Musée juif. Cela prend de telles proportions qu'un rabbin a proposé une modification législative permettant aux Juifs de disposer d'une arme pour se défendre. La proposition est restée lettre morte.

Et pour cause : personne ne se soucie du sort de cette communauté dont le poids démographique et l'influence sociale sont insignifiants.

Les membres du personnel politique, par calcul électoral ou par conviction, sont beaucoup plus antisionistes que leurs homologues français, pourtant peu amènes à l'égard d'Israël.

L'ex-Premier ministre socialiste Elio di Rupo ne mentionnait jamais le terme d'antisémitisme sans lui accoler celui de racisme. Dans un communiqué publié au nom de son parti, il a surenchéri au lendemain du 13 novembre en affirmant : « Je suis Charlie. Je suis juif. Je suis palestinien ». Quel est le lien entre la question palestinienne et les récents massacres de Paris ? Cette sortie hallucinante, inimaginable chez les dirigeants hexagonaux, n'a suscité aucune réaction particulière au sein du leadership belge.

Après les attentats de janvier contre Charlie Hebdo et l'Hypercasher, 20 000 Bruxellois ont défilé par solidarité avec les habitants de Paris. Mais la manifestation a été récupérée par l'extrême gauche qui n'a dénoncé que... l'islamophobie ! Les slogans pro-Hamas et pro-Hezbollah sont monnaie courante dans les rassemblements politiques et aucune voie discordante ne s'élève contre cette vague de haine.

Il n'est donc pas étonnant que les Juifs belges soient encore plus nombreux proportionnellement, à quitter leur pays natal ou d'adoption que les Juifs français.

L'alya y est équivalente à celle de l'Ukraine, qui connaît une guerre larvée, la montée du nationalisme, à l'est comme à l'ouest, et un marasme économique inédit depuis la chute du communisme.

 

 

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