Les pistes de l'enquête : Trois groupes terroristes seraient à l'origine des attentats

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Six lieux ont été visés dans la soirée du vendredi 13 novembre par des attaques terroristes sans précédent.
Du Stade de France jusqu'au cœur de Paris, elles ont fait 129 morts dont 7 assaillants  352 blessés dont 99 dans un état grave, selon un bilan provisoire livré par le procureur de la République François Molins.

Un seul terroriste a pour le moment été identifié. Daech a revendiqué l'attentat.
Sept terroristes tués dans cet infernal tourbillon de sang, une personne a été arrêtée la semaine dernière  en Allemagne et celle-ci aurait un lien avec les événements, selon le président de Bavière

Qui se cache derrière cette folie meurtrière ? Qui sont les auteurs? « Sept terroristes sont morts au cours de leur action criminelle », et non huit comme indiqué jusque-là, a précisé le procureur de la République de Paris, qui a évoqué trois « équipes terroristes coordonnées ».

Il y aurait trois équipes distinctes, a annoncé le procureur, après que le ministère de l'Intérieur avait d'abord annoncé deux équipes.

«La première hypothèse serait qu'une équipe était “en charge” du restaurant le Petit Cambodge, et une du Bataclan, puis  que la première ait rejointe la seconde à la salle de spectacle.
Tous les terroristes auraient ainsi été tués.
Une seconde hypothèse des enquêteurs avance que l'équipe du Bataclan aurait été entièrement tuée, tandis que l'autre équipe serait toujours dans la nature.»

La troisième et dernière hypothèse fait donc état, «très probablement» de «trois équipes de terroristes coordonnées à l’origine de cette barbarie», selon le procureur.

Elles ont mené les différentes attaques, étaient équipées du même type d’armes, et surtout portaient toutes des gilets explosifs de même type, composé de TATP (peroxyde d’azote), et d’un dispositif avec les mêmes piles et boutons-poussoirs. Outre les sept morts, d’autres terroristes ont pu ,prendre la fuite.

Une source policière évoque « des types aguerris à première vue et parfaitement entraînés, que les témoins décrivent comme assez jeunes et sûrs d’eux ». Des témoins parlent aussi de tueurs agissant tête nue, en tenue décontractée, « jean et baskets ».

Un Français parmi les kamikaze, Ismaël Omar Mostefaï  est un des 7 terroristes identifié grâce à des traces qu’il a laissées dans le carnage du Bataclan
.Un homme de 29 ans natif de Courcouronnes, dans l’Essonne, qui vivait ces dernières années dans le quartier de La Madeleine, à Chartres (Eure-et-Loir).

Condamné à huit reprises, sans jamais être incarcéré ,il avait fait l’objet d’une « fiche S » pour radicalisation en 2010, qui se divise en plusieurs niveaux allant de « S1 » à « S16 », un classement qui par ailleurs ne correspond pas à la dangerosité de l’individu, mais celui-ci n’avait « jamais été impliqué dans un dossier de filière ou d’association de malfaiteurs terroriste ».

Selon les informations du Monde, il aurait séjourné en Syrie entre l’automne 2013 et le printemps 2014.
A son retour, installé à Chartres, il a été observé lors de surveillances d’un petit groupe de salafistes par les services de renseignement.
Samedi en fin de journée, dans le cadre de l’enquête, son frère et son père ont été placés en garde à vue, et leurs domiciles respectifs ont été perquisitionnés à des fins de vérification.

 Un passeport syrien a été retrouvé à proximité de l’un des kamikazes de Saint-Denis au Stade de France où il s'est fait sauté, sans que le lien avec son propriétaire n’ait encore été formellement établi.
Ce passeport appartient à un Syrien né en 1990, qui n’était pas connu des services de renseignement, mais que les autorités grecques indiquent avoir enregistré comme réfugié en octobre.

La police grecque a annoncé, un peu plus tard, qu’un deuxième demandeur d’asile enregistré sur son territoire était recherché par la police française dans le cadre des attentats à Paris.

Une source policière de France 2 a aussi confirmé qu'un passeport syrien avait été retrouvé sur le corps d'un des terroristes.

Cet homme au passeport syrien aurait été enregistré comme réfugié sur l'île grecque de Leros, selon le ministère de l'Intérieur grec cité par la télévision grecque Antenna, la presse grecque et l'agence Reuters. L'homme est né en 1990 et inconnu des services de renseignement français.

D’autres complices pourraient être dans la nature, selon la porte-parole du parquet de Paris, interviewée par Associated press.
Un homme a été arrêté dans le cadre de perquisitions en Belgique en lien avec les attentats, C’est lui qui a loué la Polo noire immatriculée en Belgique qui a transporté trois terroristes au Bataclan, mais on ignore s’il a participé aux attaques ou s’il n’était qu’un complice.

L'homme en question viendrait du Monténégro. La piste d'une deuxième équipe se précise donc. Un homme a aussi été arrêté en Grande-Bretagne, en possession d'une arme alors qu'il était à l'aéroport de Gatwick, selon le Guardian, mais nous n'en savons pas plus.

Une revendication de DAESH, selon le magistrat, les « terroristes » qui ont perpétré l’attaque contre la salle de spectacle du Bataclan ont évoqué la Syrie et l’Irak.

De nombreux témoignages de personnes présentes au Bataclan ont fait état de références à François Hollande et à l’engagement militaire de la France en Syrie. Plusieurs témoins avaient déclaré avoir entendu les terroriste du Bataclan parler de Syrie et d’Irak, ce qui pouvait désigner le groupe terroriste ou son rival Al-Nosra. Le mot «vengeance» a également été entendu par plusieurs témoins qui citent aussi le cri «Allahou Akbar».

On évoque la présence, selon d'autres témoins d'une femme parmi les terroristes. La radio indique également les conclusions de l'institut médico-légal selon lesquelles les terroristes seraient très jeunes, âgés entre 15 et 18 ans.attentas Paris

Les fausse rumeurs circulent, notamment sur twitter  : qu'une voiture aurait forcé un barrage de police  ou un péag edans les Yvelines.  Rumeur démentie depuis.
À Bagnolet, des détonations avaient été entendues par des témoins mais il s’agirait de pétards lors d'un mariage selon le commissariat.

Une enquête judiciaire a été ouverte, a annoncé Bernard Cazeneuve, en «flagrance d'assassinat en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste ainsi que pour association de malfaiteurs terroristes criminelle ».

L'ADN des autres suspects tués doit être analysé prochainement.

Nathalie Zadok

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