C'était il y a dix ans jour : la paix ne peut venir en bradant la terre d'Israël

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Goush Katif la paix ne peut venir en bradant la terre d'israel

Nous sommes arrivés en Israël le 17 août 2005, Sophie, notre fils Cédric de 19 ans, et moi-même, avec une valise chacun. Ce jour fut à la fois un jour de joie et de tristesse. Jour de joie, car nous étions partis de Paris, alors que le soleil se couchait, nous étions dans la montée de Jérusalem, et le soleil montait dans le ciel ; c’était un nouveau jour. Jour de tristesse car nous quittions notre famille, nos amis, pour aller vers l’inconnu.

Le désengagement du Goush Katif
Il y avait un autre symbole fort : Sophie était habillée en orange de la tête au pied ; nous étions loin de savoir que la couleur orange signifiait tant. En effet, tous ceux en Israël qui s’opposaient au désengagement (“Hitnatkout”) de la Bande de Gaza affichaient cette couleur ! En fait, nous arrivions au jour de l’expulsion de 8 000 habitants juifs du Goush Katif issus des 21 localités ; quel jour de tristesse ! Cet arrachement était impensable pour la majorité des Israéliens et surtout pour les pionniers qui s’étaient installés dans cette bande de terre sableuse, avec l’appui d’Ariel Sharon.
Le 17 août était donc le jour de l’expulsion par la force, par l’armée israélienne. Terrible déchirement dans cette nation si jeune. Qui peut comprendre une telle décision, celle d’un leader sioniste comme Ariel Sharon qui privilégiait autant les implantations ?…

Comment le peuple juif qui avait vécu tant d’horreurs dans son histoire, tant d’expulsions et de persécutions de la part d’autres nations, pouvait s’imaginer que l’armée d’Israël, Tsahal, servirait au déracinement de pionniers qui avaient édifié un “Eden” dans cette bande de sable, l’avaient fait fructifier, en permettant même à des ouvriers arabes de travailler ?…

C’est une blessure qui n’est toujours pas refermée ; beaucoup encore n’ont pas retrouvé une maison en dur ni même du travail. Un traumatisme s’est produit chez de nombreux jeunes qui aujourd’hui ne font plus confiance à Tsahal, et ont rejoint les extrémistes juifs (appelés “les jeunes des collines”).

Y a-t-il un point positif à ce désengagement ?… Contrairement à ce que souhaitait le cabinet Sharon en faisant un tel geste politique sur la pression de l’Occident, la paix non seulement n’est pas venue, mais c’est au contraire un Hamas terroriste qui a pris possession de Gaza, rapprochant encore un peu plus les lanceurs de roquettes des localités israéliennes.

Pourtant, on peut espérer qu’aujourd’hui, Israël ne permettra plus jamais un tel désengagement notamment en Judée-Samarie, de même pour la division de Jérusalem. Le Goush Katif a été l’exemple d’un échec criant, une leçon pour l’avenir : la paix ne peut venir en bradant la terre d’Israël !

Source : Shalom-Israël

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi