Les femmes kurdes intimident les djihadistes

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Alors que la menace djihadiste de l'Etat Islamique terrorise le monde, des femmes militaires Kurdes défient les hommes les plus dangereux de la planète, en Irak et en Syrie. L'armée de femmes kurdes a mis au point une stratégie extraordinaire pour combattre les djihadistes.

 

Le chef de l'armée Kurde qui combat l'Etat Islamique, est une femme!

Elle se nomme Narine Afrine (nom de guerre) elle a une quarantaine d'années et elle est considérée comme le "symbole de la liberté et du courage". Elle est à la tête de l'Unité de protection du peuple Kurde (YPG) chargée de protéger la ville de Kobané, au nord de la Syrie. Son vrai nom est Mayssa Abdo.

L'unité regroupe des centaines de combattantes kurdes engagées contre l'Etat Islamique. On estime à 40% le nombre de femmes kurdes dans l'armée. Elles luttent sur le champ de bataille a égalité avec les hommes, bien que bon nombre d'entre elles soient encore des adolescentes.

Les femmes seraient-elles la solution pour mettre fin au djihad?

Il faut souligner l'immense courage et la détermination de ces femmes dévouées à la survie et à la sécurité des civiles. Prêtes à donner leur vie, elles ont mis en place une stratégie pour faire tomber les djihadistes. Elles ont découvert des choses tout à fait troublantes sur leur rapport au combat et à la femme!

Les femmes seraient "destabilisantes" pour les djihadistes. En effet, ils pensent que si une femme les tue ils ne vont pas au paradis. Ils n'aiment donc pas les combattre.

Pour un djihadiste, une femme est considérée comme une "malédiction". Il semblerait, qu'à la vue d'une femme ayant une arme à feu, les terroristes auraient tellement peur qu'ils trembleraient.

"Quand ils nous voient avec nos armes, évasion disent-ils". "Nous n'avons pas peur de quoi que ce soit nous allons nous battre jusqu'à la fin. Nous préférons mourir avant d'être capturées" affirment les combattantes kurdes.

Historique du mouvement des femmes combattantes kurdes

A l'époque, dans les années 1990, les femmes se sont enrôlées dans le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK)  pour la création d'un État kurde indépendant. Les combattantes kurdes font alors parler d'elles en menant des campagnes d'attentats suicides contre Ankara.

"Le féminisme du PKK a toujours eu pour objectif premier de servir le nationalisme kurde" affirme Jordi Tejel, professeur d'histoire internationale à l'Institut de hautes études internationales et du développement de Genève, au Point.

"Les hommes et les femmes sont séparés et n'ont pas le droit de se marier", ajoute le spécialiste, qui rappelle que "chacun des combattants est engagé à mort pour la cause".

En 2013, un porte-parole affirmait que le mouvement disposait de 35 000 combattants et en 2014 il était estimé à 40 000 combattants. Certaines unités de combat des YPG sont exclusivement féminines, d'autres masculines, et d'autres encore sont mixtes.

Quelles ont été leurs actions?

À partir de novembre 2012, des heurts opposent les YPG aux islamistes. En 2013, les YPG entrent directement en conflit avec les djihadistes du Front al-Nosra et de l'État islamique en Irak et au Levant, car ils retenaient en otages 200 civils kurdes.

Le 2 juillet 2014, les djihadistes de l'État islamique lancent une offensive contre la ville de Kobané, tenue par les YPG. Les Kurdes résistent à l'attaque et revendiquent la mort de 685 djihadistes contre seulements 74 kurdes tués.

Les YPG s'allient ensuite avec le Parti démocratique du Kurdistan. Des unités YPG pénètrent alors en Irak et évacuent 100 000 réfugiés Yézidis menacés de massacres par l'État islamique.

En septembre dernier, les YPG et l'Armée syrienne libre ont créé un centre d’opérations conjoint afin de reprendre les territoires contrôlés par l'État islamique.

Caroline Haïat

Avec le Point, RTL

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