Collège juif du Raincy: "ils ont créé une psychose"

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L'alerte attentat est maintenue à son niveau maximum en France, depuis les tragiques attentats contre Charlie Hebdo et l'HyperCasher. Les forces de sécurité ont été réquisitionnées, notamment pour protéger les lieux de culte et les établissements scolaires juifs. Pourtant, un nouvel incident a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche: deux soldats postés devant un collège juif du Raincy (93) ont été menacés par un homme. Réelle menace ou exagération?

 

Dans la nuit de samedi à dimanche, un homme aurait tiré la culasse de son arme à la vue des soldats qui protégeait le collège juif Merkaz Hatorah du Raincy. Ils ont immédiatement armé leur fusil d'assaut et ont ainsi fait fuir celui qui les menaçait.

Une voiture s'est arrêtée devant le collège-lycée juif Merkaz vers 2 h du matin: la porte s'est ouverte, tandis que les deux soldats se sont précipités vers les automobilistes pour leur demander de circuler.
Le passager cagoulé aurait alors tiré vers l'arrière la culasse d'une arme d'épaule comme s'il allait faire feu a précisé une source policière.

Les soldats ont armé leurs fusils d'assaut tandis que le conducteur a aussiôt pris la fuite. Aucune course poursuite n'a été lancée...

Le BNVCA et plusieurs de ses correspondants expriment colère et inquiétude à la suite des faits qui se sont produits dans la nuit du 17 au 18 janvier 2015 de devant l'école juive du Raincy (93) Merkaz Hathora, lorsque des individus ont menacé les soldats en faction devant l'école, protégée par l'armée depuis les attentats dijhadistes anti français et antisémites du début janvier.

L'inquiétude a t-elle lieu d'être?

Le directeur du collège juif affirme cependant que l'affaire a été exagérée:

"C’est de la folie, ils ont crée une psychose, depuis ce début d’après-midi je ne gère que cette affaire… les coups de fils des parents apeurés, les élèves inquiets, la presse qui appelle ! » peste t-il.

Selon lui, les faits se sont déroulés de manière anodine:

" Une camionnette s’est arrêté devant l’école des filles à la sortie de shabbat, devant les hommes en faction. Les militaires ont levé leurs armes et la camionnette est repartie. Pas de cagoules, pas de fusils, juste un bruit non identifié. Mais les militaires sont emmenés à mettre en joue leurs fusils fréquemment" explique le directeur.

"Par exemple, il suffit qu’un motard passe devant un autre, et lève le pouce en signe de reconnaissance comme ils le font par habitude, et les militaires brandissent leurs fusils par reflexe et par prudence. Ils peuvent brandir leurs armes pour tout et n’importe quoi."

Caroline Haïat

Vos réactions

  1. KNACCACHE@WANADOO.FR'Kevin

    Hier, quelques heures après avoir publié l’information, le site d’Actu J la démentait avec un titre aussi racoleur qu’irresponsable : Exclu, Le directeur de l’école juive Merkaz Hatorah: « tout est faux »
    Depuis, ce démenti déchaîne sur les réseaux sociaux de nombreux messages de haine contre les juifs qui s’inventent en victimes et les médias, BFM en tête, qui s’empressent de relayer leurs (fausses) souffrances sans les vérifier !
    Le démenti, si démenti il y a, ne devrait-il pas provenir des forces de protection et non du directeur qui n’était pas sur les lieux à l’heure des faits rapportés par la presse (2H du matin dans la nuit de samedi à dimanche) ?
    Est-ce nécessaire de diffuser le témoignage de ce directeur sans savoir qui de lui ou de l’AFP détient la vraie version des faits ? Est-ce responsable dans le climat actuel de laisser planer de tels doutes sur la vérité de tels faits ??!?

    Répondre

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