Israël - Un ancien du Mossad pour libérer Shalit

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Un nouveau négociateur vient d'être désigné pour superviser la libération du soldat franco-israélien Shalit. Un ex-membre des services secrets israéliens vient d’être désigné par Benyamin Netanyahou pour obtenir la libération du caporal franco-israélien.

Hagai Hadas, ancien chef du Mossad, dirigera les négociations pour la libération du caporal israélien Gilad Shalit, capturé en 2006 à la lisière de la bande de Gaza par un commando palestinien dont faisait partie le Hamas, indiquait hier un communiqué du cabinet du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou. Hagai Hadas succède ainsi à Ofer Dekel, démissionnaire le 21 avril dernier. Israël et le Hamas se sont rejeté la responsabilité de l’échec des négociations menées par l’intermédiaire de l’Egypte sur un échange entre le soldat juif et des prisonniers palestiniens.

Plusieurs dirigeants de la coalition gouvernementale de droite en Israël s’étaient opposés à un tel accord, pourtant envisagé par le gouvernement centriste précédent d’Ehoud Olmert. L’Etat hébreu, qui a mené une offensive dévastatrice à Gaza en décembre et janvier derniers, a conditionné l’instauration d’un cessez-le-feu durable et la levée du blocus imposé au territoire palestinien, à la libération de Shalit. En vain.

A propos de l’offensive israélienne à Gaza, la mission d’enquête du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur les éventuelles violations commises à cette occasion est arrivée sur place hier pour enquêter.
Contexte tendu

La désignation d’Hadas pour reprendre les négociations en vue d’un échange de prisonniers intervient alors que la tension monte entre Washington et Jérusalem. Le gouvernement de Netanyahou refuse de geler la colonisation comme le réclame Barack Obama. Selon un rapport de la Paix maintenant (mouvement israélien opposé à la colonisation) publié ce week-end, 44 % des terres sur lesquelles ont été construites des colonies sauvages israéliennes en Cisjordanie appartiennent à des propriétaires palestiniens. Jusqu’à présent, le gouvernement Netanyahou s’est contenté de se déclarer prêt à évacuer des colonies sauvages, mais tout en affirmant vouloir continuer à développer les 120 colonies « légales » afin de faire face à « la croissance naturelle » de la population.

Barack Obama, comme la communauté internationale, refuse pour leur part d’entériner une distinction entre colonies légales et colonies sauvages. Selon le Hamas, il ne s’agit que de belles paroles. Pour le mouvement palestinien, Obama doit plus que faire pression sur Israël pour mettre fin à son siège à Gaza et à ses colonies.

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