Le réserviste Moshé certain de la victoire de Tsahal

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De notre correspondante en Israël. À 51 ans, Moshé, réserviste volontaire de l’armée israélienne, est prêt à partir à la guerre. Dès le premier jour de l’offensive terrestre à Gaza, il a appelé le responsable de son unité du Génie combattant pour savoir s’il était mobilisé. « Pas pour le moment », lui a répondu son officier.

Soldat lors de la guerre du Liban en 1982
« En principe, mon unité relève du nord d’Israël. On est entraîné en conséquence, sur des terrains escarpés, alors qu’à Gaza, c’est plat. Mais il se peut qu’on fasse appel à nous car on vient de finir notre entraînement. On est donc en pleine forme et opérationnel tout de suite. » Moshé, qui a participé à la guerre du Liban en 1982, a effectué ses réserves en décembre. Il en est revenu confiant sur les chances de Tsahal de gagner la guerre. « J’en ai fait des entraînements à l’armée, et cette fois, je donne dix sur dix. L’armée a vraiment tiré les leçons de son échec au Liban à l’été 2006.

Si à l’époque il y a eu beaucoup de dysfonctionnements, aujourd’hui plus rien n’est laissé au hasard. Il règne dans l’armée un grand professionnalisme, une immense rigueur, une logistique impeccable et une motivation considérable. » L’entraînement est intense et les conditions difficiles : « Les premiers jours, on dort dans des tentes. Ensuite, on nous les enlève. Puis, on nous supprime le matelas. Et pour finir, on n’a même plus de lit de camp ! On dort à même la terre et il fait un froid de gueux. On part à pied en pleine nuit avec 10 kilos de matériel sur le dos à l’assaut d’un objectif ».

Être « acteur plutôt que spectateur »
Sur le terrain, cet homme d’affaires à la cinquantaine triomphante a tenu la distance avec les plus jeunes. « Notre officier a dit en me regardant : prenez exemple sur les anciens », confie Moshé, non sans fierté. Une forme qu’il doit à une intense vie sportive, l’habitude des réserves et une détermination sans faille. Réserviste, il aurait dû s’arrêter à 40 ans, mais en cas de guerre il préfère être « acteur que spectateur ». Et puis, parti à l’étranger pendant six ans, il considérait devoir ces années à son pays. « Je n’ai pas fait de réserves pendant cette période. Je pensais que j’avais une dette à l’égard de l’État ».

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