Résumé de la Conférence par David Rosenberg & Olivier de Solan. Par Franck d’Almeida

Reportages - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

 

David-Rosenberg.jpgRésumé de la Conférence par David Rosenberg & Olivier de Solan.

Introduction et Présentation :

La conférence de David Rosenberg réalisée aux Archives départementales de la Somme auprès d’Olivier de Solan me concerne particulièrement et m’a ému. Mr Olivier de Solant a eu la bonté de me citer ainsi que Frédéric Viey en ce qui concerne notre étude de synthèse relative à l’histoire des Juifs du Nord et de la Picardie en ligne sur le site web des Archives de la Somme.

J’ai été très sensible à écouter les propos de David Rosenberg relative à la Shoah à Amiens pour avoir suivi dans le passé une partie de mes études secondaires dans cette Capitale de Picardie et pour avoir eu des membres de ma famille exterminés dans les Camps de la Mort.

Ecrire cet article est pour moi un devoir de mémoire auprès des mes arrières – grands parents maternels que j’aurais aimé connaître, je ne dois jamais oublié ce passé tragique et je compte absolument en tant que membre bénévole apporter un soutien actif au sein de la nouvelle association présidée par le Docteur Guy Zarka, cardiologue à Amiens : « Présence Juive dans la Somme ».

Bien que mon étude soit en ligne sur les Archives de la Somme, je continue toujours à collecter des informations complémentaires visant la Période Contemporaine ( 19 ème et 20ème siècle) dont le vice – président d’honneur de l’association, David Rosenberg y prend un grand intérêt.

Le projet du Professeur David Rosenberg ait qu’il y ait comme pour les juifs de Leiden (Hollande) le même type de mémorial à Amiens, mais cela représente un coût financier. Le monument de Leiden a été réalisé par un sculpteur israélien.

David Rosenberg titulaire d’un doctorat sur les protestants d’Amiens se projette à collecter des documents sur la Communauté Juive de la Somme et de la Picardie.

Selon Olivier de Solan, Directeur des Archives Départementales de la Somme, grâce à la disponibilité des Archives Privées, nous trouvons des documents de grands intérêts pour les historiens.

Il s’agit d’une démarche volontariste où l’on trouve une grande richesse dans le Diocèse d’Amiens concernant l’histoire du Protestantisme.

Cette année marque le 70ème Anniversaire de la Barbarie Nazie, l’Association Présence Juive dans la Somme présidée par le Docteur Guy Zarka (Pdt de la Synagogue d’Amiens) met l’accent pour un Centre de Mémoire en collaboration avec le Lycée Madeleine Michelis.

La rafle de Juifs d’Amiens remonte au 4 janvier 1944.

Il y a 40 ans, le professeur David Rosenberg est venu à Amiens en 1974 pour un séjour de plus d’un an. Archiviste à Pittsburgh, en retraite depuis 2008, ce dernier a eu le désir de revenir à Amiens en côtoyant la Société des Antiquaires d’Amiens qui a fondé le Musée de Picardie d’Amiens où le Baron de Rothschild y a légué des œuvres à la fin du 19ème siècle.

David Rosenberg, lors d’un séjour en 2010, a travaillé sur les protestants d’Amiens qui ont quitté Amiens au 17ème siècle pour aller en Hollande, il a suivi leurs parcours d’une grande richesse. Un artiste Israélien a également travaillé dessus.

En ce qui concerne les Juifs, David Rosenberg a décidé de faire une étude et remarque que les enseignants s’arrêtent toujours à la Grande Guerre pour la simple et bonne raison que le programme est très chargé et qu’il devient quelque fois impossible d’aborder la deuxième guerre mondiale ; aussi, David Rosenberg insiste sur le mutisme des familles juives qui ne parleront de la Shoah qu’à partir des années 55. David a décidé d’étudier cette période par rapport à sa judéité,  son but est que cette transmission se rapproche et se conjugue avec sa Vie Juive. 

David nous rappelle dans les détails la rafle du 4 janvier 1944 à Amiens.

En 2011, David sera à Amiens et contactera les familles juives de la ville.

David nous raconte la Synagogue d’autrefois, inauguré par Jean Moulin en 1935, en évoquant les coupures de presse du journal Progrès de la Somme.

En 1935, les Juifs d’Amiens étaient acceptés et considérés dans cette capitale picarde. Une grande partie des Juifs résidaient autour de la synagogue, rues des trois cailloux …

Une idée du chercheur évoque un site web ; en effet en 2012 à l’occasion du 3ème été consécutif, il décide de travailler sur le site web et participe au lancement du site que l’on peux consulter sur les Archives de la Somme :

http://archives.somme.fr/ark:/58483/a011326945698IUODer

David Rosenberg et Guy Zarka ont été mis en contact avec une femme de Londres, nièce de Raimond Goldwater qui fut un officier juif et qui était à Amiens le 31 août 1944. Cette dame a eu la générosité de donner quatre lettres qu’avait écrit cet officier.

Raimond Goldwater décrit Amiens comme un petit Paris à cause du chic des Amiénoises  ; il aimait la gastronomie, il s’est intéressé à la Synagogue qui a été endommagée par la Guerre et qui devint un Centre pour les Fascistes (Parti Populaire) et devint ensuite un magasin.

Allusion au Rouleaux de la Torah.

Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, Raimond Goldwater a agi en rabbin, en exerçant le rôle de Ministre Officiant, très émus , les gens commençaient à pleurer, ainsi que les anglais, cela faisait 4 ans que la Synagogue était fermée…

David Rosenberg nous a montré des photos de réfugiés Juifs ; En 1940, un nœud de Juif Allemand (Yekes) qui sont venus de Paris pour s’installer rue des Otages, rue Pierre Lhermitte, Rue Lamarck, rue du toit…

Figuraient aussi des commerçants juifs venant de l’empire ottoman , de Pologne et de Russie.

Tous ces apatrides étaient principalement concentrés dans ce quartier d’Amiens.

Edith Fuchs s’est sauvée avec ses sœurs contrairement aux autres membres de sa famille qui ont péri dans les Camps de la Mort. Cette dernière était professeur de philosophie et se disputera à propos de l’idéologie d’Anna Arendt.

Raimond Schulhof : Expert immobilier amiénois, juif français, ancien combattant, ne pouvait pas imaginer un seul instant que sa famille parte en fumée ! Beaucoup de Juif Français et Allemands ne pouvaient pas comprendre qu’il y aurait la Shoah tout simplement parce qu’il se sentaient avant tout Patriote avant d’être Juif : Certains même ne pratiquaient pas et ne connaissaient pas les bases de la religion juive…

Raimond Schulhof a sauvé ses enfants par les toits d’Amiens.

Frédéric Viey et Franck d’Almeida ont réalisé une étude de synthèse portant sur l’histoire des Communautés de Picardie.

Olivier de Solan évoque par des documents « La Rumeur d’Amiens » en 1970. Olivier de Solan nous a montré un recensement de Juifs en 1808 (Empire Napoléonien). Les Archives d’Amiens et la Bibliothèque collaborent sur ce travail de Mémoire.

Sur cette liste de 1808, nous trouvons David Picard, Salomon Brissak…Cette liste est soumise à  la C.N.I.L.

Guy Zarka met l’accent sur le Devoir de Mémoire et sur L’Histoire de la Communauté Juive de la Somme, selon le Président de la Présence Juive dans la Somme « Il faut sauver l’histoire avant qu’elle se perde ».

L’Association de Guy Zarka est au J.O. depuis octobre 2012, il s’agit d’une association laïque dont le but est de soutenir la Recherche, le vice – président est Mr David Rosenberg.

Le but de cette Association, sera de laisser un Mémoire aux Archives de la Somme afin que cette présence juive soit toujours présente par son Souvenir.

David Rosenberg a suivi de prés la situation des Juifs de Hollande à Leiden ; en mémoire aux juifs morts dans les Camps de la Mort, un sculpteur Israélien a réalisé un mémorial en leurs honneurs, et il se trouve que David Rosenberg et Guy Zarka aimerait qu’il y ait la même chose en mémoire aux Juifs d’Amiens.

Le Docteur Guy Zarka s’intéresse pour la période de la fin du 19ème et du début du 20ème siècle où nous trouvons des industriels Juifs comme Edmond Schwob pour la filature de Moilains, des militaires juifs comme Georges Henri Halphen, polytechnicien et capitaine qui s’est battu à Villers – Bretonneux et des mécènes juifs comme le Baron Alphonse de Rothschild qui a légué des œuvres au Musée de Picardie d’Amiens.

L’Association Présence Juive dans la Somme prévoit deux conférences par an.

Allusion aux Soldats Juifs d’Australie reposant à Villers - Bretonneux.

Albert Bécard, principal de collège à la retraite, professeur d’histoire a affirmé que 98% des personnes de la Somme ne connaissent pas les lieux de résistance dans cette région.

Mr Albert Bécard est étonné que 70 ans après la libération que ne figure rien sur la transmission de la mémoire de la Résistance de la Somme.

Cet historien a évoqué St-Omer pour son Centre d’Histoire et de Mémoire, Fargniers (Aisne), Royalieu (Compiègne).

Dans le Grand Amiénois, nous comptabilisons 340 000 personnes, d’où l’intérêt à ce qu’il y ait dans cette capitale de Picardie un Centre de Mémoire. Dans l’Association de Mr Albert Bécard, figure 130 membres avec un conseil d’administration tous les mois ; le projet de l’Association présidée par Albert Bécard vise la construction d’un Centre de Mémoire qui se trouverait aux côtés de la Citadelle d’Amiens et du poteau des fusillés.

Franck d’Almeida

jeudi 11 juillet 2013.

 

Vos réactions

  1. claude-alain.planchon@ahparis.org'PLANCHON Claude-Alain

    Bravo pour cet excellent article. Nous avons tous un devoir de mémoire. Moi-même, n’étant pas juif et étant né juste après guerre, j’ai beaucoup interrogé mes parents et grands-parents sur cette période. Leurs réponses restaient évasives. Je pensai qu’ils avaient honte de n’avoir rien fait et c’était tout le contraire. Ils se taisaient par pudeur: mon grand-père paternel avait été chef de cabinet du Préfet du Cher et avait mis en place un réseau de faux-papiers pour l’exfiltration de familles juives. Il reçut la Légion d’Honneur pour ça. Quand à mon grand-père maternel, il fournissait en vivres le couvent saint-Gildar de Nevers, car les s?urs cachaient des enfants juifs et leur économe ne pouvait pas commander plus de nourriture, ce qui aurait semblé suspect aux yeux de l’occupant… Bref, cela m’a servi de support à mon dernier roman « PAS DE FLEURS POUR DUNE PARKER » chez Jacques FLAMENT, Editions début 2013.
    http://scribe.monsite.orange.fr

    Répondre
  2. guyrp.malherbe@yahoo.fr'Malherbe

    Merci à Franck d’Almeida pour cet article intéressant, d’autant plus que, du côté maternel, mes cousins Weiller d’Amiens ont tous été exterminés en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale.
    G. Malherbe (professeur de russe quelques années à Amiens)

    Répondre
  3. tronel.jacky@wanadoo.fr'Jacky Tronel

    Très utile « travail » de mémoire que voilà !
    C’est l’addition des initiatives, tant publiques que privées, qui permettra l’élévation d’un Mémorial, véritable rempart face à la résurgence de tous les extrêmes?
    Merci Franck

    Répondre
  4. tronel.jacky@wanadoo.fr'Jacky Tronel

    Très utile « travail » de mémoire que voilà !
    C’est l’addition des initiatives, tant publiques que privées, qui permettra l’élévation d’un Mémorial, véritable rempart face à la résurgence de tous les extrêmes?
    Merci Franck

    Répondre
  5. jeancharlesxxx@yahoo.fr'jean

    c’est une lecture interessante qui fait decouvrir des aspects meconnus de l’histoire…et de personnalités du monde juif.
    merci pour nous faire connaitre ces evenements

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi