Un nouveau mode de calcul de l'impôt basé sur de nouveaux critères socio-économiques....

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Article paru dans "IsraelValley"

Un nouveau mode de calcul de l'impôt, basé sur de nouveaux critères socio-économiques, favorisera les familles monoparentales.
Selon les statistiques officielles, le salaire moyen israélien a, en octobre 2011, augmenté de 4,3 % au cours des 12 derniers mois pour se situer à 8 555 shékels mensuels. Les salariés les mieux payés sont les employés de la Compagnie d’Electricité et ceux de la Compagnie des Eaux (20 270 shékels bruts). Viennent ensuite ceux du secteur financier (14 055 shékels en moyenne).

Dans les administrations, le salaire moyen est de 12 900 shékels. Les salaires les plus bas se trouvent parmi les agriculteurs (5 863 shékels) et les secteurs du tourisme et de la restauration (4 192 shékels). Mais ces chiffres risquent de changer en 2012 : les nouvelles dispositions légales votées en seconde et troisième lectures par la Knesset au cours du mois de décembre modifieront sensiblement les salaires.

Ainsi, les employés qui perçoivent un salaire entre 8 000 et 12 000 shékels verront leur imposition directe diminuée de 2 % (cette mesure sera compensée par une hausse de 1 % de la fiscalité des sociétés.) Un nouveau mode de calcul de l’impôt, basé sur de nouveaux critères socio-économiques, favorisera les familles monoparentales : celles dont les revenus mensuels ne dépassent pas 10 000 shékels verront ainsi leurs impôts diminuer de 4 à 5 %.

Les parents de jeunes enfants paieront moins chers leurs soins médicaux, et les couples ayant au moins un enfant de moins de 3 ans recevront des chèques cadeaux pour des produits de première nécessité deux fois par an.

Au cours de l’année 2012, c’est surtout chez les enseignants que l’embellie sera particulièrement sensible. Alors que jusqu’à présent leur salaire mensuel moyen était de 7 180 shékels (pour 24 heures par semaine), suite à la réforme entrée en vigueur en septembre 2011, ils devraient bénéficier d’augmentations de 42 % (pour 40 heures hebdomadaires, incluant le suivi des élèves et les rencontres avec les parents), sans compter diverses primes selon des critères d’excellence assez précis… Autres bonnes nouvelles : la taxe sur les carburants devrait diminuer et se traduire par une baisse de 0,4 shekels par litre de super, et de 0,2 shékels pour le diesel. Les prêts hypothécaires mensuels seront allégés de 1 %.

Si les nouvelles dispositions fiscales favorisent les classes les plus modestes, elles alourdiront quelque peu les revenus les plus élevés. Le plafond fiscal passera de 48 à 44 %. L’augmentation de l’imposition directe sera particulièrement sensible sur les salaires mensuels supérieurs à 40 231 shékels. Quant à ceux qui gagnent plus d’un million de shékels par an, ils devront payer une taxe spéciale de 2 %, tout en voyant leurs impôts sur le revenu majorés de 5 %…

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