Série d'arrestations dans les milieux islamistes en France

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carte-france.gifArticle paru dans "LeMonde"

Les services antiterroristes français ont procédé, mardi 5 octobre, à deux séries d'arrestations dans les milieux islamistes, notamment à Marseille et à Bordeaux, selon des sources policières. Entre 9 et 11 personnnes, selon ces mêmes sources, ont été arrêtées en début de matinée, et des armes saisies. Lire la suite l'article

Au moins neuf personnes arrêtées à Marignane et à Aubagne seraient soupçonnées de trafic d'armes et d'explosifs. Lors des interpellations, menées par la sous-direction antiterroriste de la direction centrale de la police judiciaire, 'quelques armes, dont une kalachnikov et un fusil à pompe, ainsi que plusieurs munitions' ont été saisies, selon une source proche de l'enquête. Cette opération a été menée sur commission rogatoire d'un juge antiterroriste parisien par les hommes de la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

DEUX OPÉRATIONS DISTINCTES

Trois autres individus ont également été interpellés, mardi matin, à Marseille et Bordeaux par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Mais il s'agirait d'une opération différente, un 'hasard de calendrier', selon une source anonyme citée par l'AFP.

Ces derniers sont soupçonnés d'appartenir à une filière fournissant des faux-papiers à d'anciens djihadistes afghans. Ils feraient partie de l'entourage de Ryad Hannouni, un ressortissant français soupçonné d'appartenir à Al-Qaida, arrêté en septembre à Naples. Son arrestation n'a été rendue publique que dimanche.

Selon les autorités italiennes, l'homme, d'origine algérienne, était susceptible de fabriquer des explosifs. Paris a déposé une demande d'extradition à l'encontre du suspect, âgé de 28 ans et d'origine nord-africaine, considéré comme dangereux par Rome. La justice souhaite l'interroger sur les 'filières afghanes', ces combattants dont certains auraient entrepris de rentrer en Europe occidentale.

Les autorités françaises avaient évoqué le mois dernier un risque d'attentat kamikaze en France avant de reconnaître que le renseignement à l'origine de l'information apparaissait finalement comme peu crédible.

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