Philippe Hababou Salomon le nouvel employeur de Benalla un escroc patenté

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Philippe Hababou Salomon l'employeur de Benalla un escroc patenté

Les deux passeports diplomatiques dont bénéficiaient Alexandre Benalla lui ont bien été retirée au mois d'octobre et curieusement redonné  à un moment opportun de sa "carrière"

Qui aurait donné l'ordre au Quai d'Orsay de lui remettre ces deux passeports ?
Aucun doute que ce soit un ordre de l'Elysée, et la mascarade auquel on assiste ces derniers jours n'a qu'un seul objectif flouté un vice de forme du gouvernement.
Tout le monde était au courant et de jouer les vierges effarouchées n'aura d'autre résultat qu'un revers violent au gouvernement en place

Les ballades de Benalla 

Avant son voyage au Tchad auprès du clan d'Idriss Déby début décembre, il s'est rendu au Congo-Brazzaville en octobre.

Lors de ce voyage, comme lors de ses périples ultérieurs, Alexandre Benalla n'était pas seul.
Il se trouvait sous la férule de Philippe Hababou Solomon, un homme d'affaires franco-israélien de 63 ans, sorte de freelance de la diplomatie officieuse, actuellement au service de ministres émiratis.

Mais qui est donc Philippe Hababou Solomon, le nouvel employeur d'Alexandre Benalla  ?Salomon est impliqué dans une fraude d'une ampleur spectaculaire.

En effet,Philippe Hababou Solomon, est soupçonné d'avoir organisé une énorme escroquerie autour de la société ATI pétroleum, l'intermédiairePhilippe Solomon dort désormais en cabane. Et il continue d'écrire sa légende : un réseau d'amis et un CV judiciaire longs comme l'Oubangui-Chari.

Un intermédiaire, qui plus est en Afrique, et se doit d'être multicartes. Et d'avoir plein de copains, de relations, d'entregent.  Avec Philippe Hababou Solomon le client n'est pas déçu.

Un réseau à faire frétiller les plus insensibles

Joaillier de formation - place Vendôme quand même- le bonhomme doit fermer boutique en 1991. Dépôt de bilan « sans rien de frauduleux », mais qui lui vaut une condamnation par défaut.

Le garçon, oublieux, s'est alors installé aux Etats-Unis et ne fait guère cas des procès français. Son pote et avocat, l'alors méconnu Maître Thierry Herzog - devenu avocat de Nicolas Sarkozy- se charge de gérer ce passage délicat.

« Attention, je ne connais pas Sarkozy, on a juste passé des vacances avec lui et Herzog en 2001 », lâche-t-il gourmand.

Aux Etats-Unis,Philippe Hababou Solomon, apprend un nouveau métier, la haute finance en général, et l'introduction de société en bourse en particulier.

Grand coeur, Hababou se lance aussi dans une opération de sauvetage de Bernard Tapie,
« un mec bien ». « Au début de ses emmerdes en France, on a essayé de l'aider. Le dossier était trop politique, on a voulu l'abattre mais depuis nous sommes restés amis, on passe beaucoup de vacances ensemble ».

Enfin depuis quelques mois, leur chaleureuse amitié s'est refroidie. « Brice Hortefeux lui a conseillé de s'éloigner de moi. Trop sulfureux. Alors que mon casier est bien moins
chargé que le sien »
.

À voir. Malchanceux, Solomon rencontre de menus soucis avec la justice américaine.
Le bon Philippe, généreux dans l'âme, a en effet financé la campagne du sénateur démocrate Robert Toricelli, proche de Bill Clinton.
« c'est illégal mais je suis pas un assassin quand même ! »
Il est arrêté au casino Taj Mahal d'Atlantic City par la police sur un mandat d'arrêt fédéral.
« Bah c'était pour toucher Clinton, on était en pleine affaire Monica Lewinsky ».

Du coup direction Tel Aviv - « un endroit naturel pour se faire des réseaux » - pour la résidence officielle et nouveau passage en France, en 2000 avant de monter une petite boîte au Canada en 2001. Et là re-pas de chance « Paul Barril me tamponne pour l'aider en Centrafrique, à Bangui sur la sécurité, alors que je n'y connais rien ! »

Pour le plaisir Philippe Hababou Solomon, fait quand même le déplacement, avec deux compères qu'il retrouvera bientôt, Lotfi Belhadj et Christophe Giovanetti.
L'affaire ne se fait pas, mais tout n'est pas perdu. Philippe Hababou Solomon, repose un pied en Afrique- « le diamant »- et Barril le branche sur le rachat de la compagnie aérienne Aerolyon. Mauvaise pioche encore. Condamné à trois ans de prison ferme pour faux et usage de faux en 2004, il sort de cabane en 2005 et rebondit.

Quand le sulfureux milliardaire russo-israélien Arkadi Gaydamak, toujours sous le coup d'un mandat d'arrêt international en France, rachète le club de foot du Betar Jérusalem, et tourne autour de France Soir,Philippe Hababou Solomon, trâine dans les parages. « Il cherchait un entraîneur, je connaissais Luis Fernandez et je l'ai convaincu », plaide-t-il.

Christophe Giovanetti, connu en Centrafrique, acheminera même un cortège de journalistes à Jérusalem pour la premier conférence de presse de « Luis ». Mieux, Philippe Hababou Solomon, joue aussi les agents recruteurs. « Je connaissais l'agent de Jérôme Leroy, Jean-Luc Baresi, grâce à Bernard (Tapie) ». Baresi, « un mec bien, ferait pas de mal à une mouche », certes, mais le garçon a deux frères fichés au grand banditisme et fort connu à Marseille. Lui-même a été incarcéré en 2002 pour « tentative de racket et menace de mort ».

Le pétrole

Philippe Solomon revient aux affaires, en Afrique et par la voie royale :
le pétrole. ATI pétroleum, entreprise tenue par un Vietnamien, le Dr Huu, lui sert de rampe de lancement. « Il n'était présent qu'au Vietnam, je me suis dit qu'il fallait développer tout ça ».
Une chance, son pote « Nanard » Bernard Tapie, lui présente un spécialiste, « Loik (Le Floch) », l'ancien pédége d'ELF, « un gars qui a lui aussi pris pour d'autres ». Avec Le Floch, Giovanetti et Belhadj, Philippe Hababou Solomon, s'occuppe du développement d'ATI en Afrique. Des dépêches tombes.

Contrats remportés, en Tunisie, au Niger, au Congo, en Centrafrique, dont Philippe Hababou Solomon,se targue d'être consul en Israël et devient copain comme cochon avec Fabien Singaye, mercenaire rwandais et conseiller spécial du président Bozizé.

Philippe Hababou Salomon l'employeur de Benalla un escroc patenté

Philippe Hababou Salomon l'employeur de Benalla un escroc patenté

Naturellement, la gouaille de Philippe Hababou Solomon, rencontre l'entrain de Patrick Balkany, député maire de Levallois, à « aider l'Afrique ». Sauf que la poisse poursuit le pauvre Philou.

Lundi 19, il cassait la croûte avec le président Bozizé et Patrick Balkany.
Depuis le milieu de la semaine, c'est en cabane qu'il joue à la dinette, avec Christophe Giovanetti et les « commerciaux » d'ATI, Jean-Marc Fiorini et Carl-Eric Hénin.

Arrêtés dans le cadre d'une discrète enquête menée depuis la bucolique ville de Grasse,
pour « escroquerie en bande organisée » sur ATI Pétroleum.

Une escouade de gendarme de la brigade de recherche de Nice est monté spécialement dans la capitale pour cueillir ce petit monde, depuis longtemps sur écoute judiciaire.
Et les pandores ont réussi un joli coup de filet, « du 100% » clamait admiratif un de leur collègue parisien.

Sans doute trop confiant, Philippe Hababou Solomon, avait lancé des commerciaux un peu partout pour vendre des actions de la société ATI, avant son introduction en bourse, sur le marché libre parisien. Sauf que le prix des actions ainsi vendues est légèrement supérieure au prix d'introduction 18 centimes d'euros.

À en croire les premiers éléments de l'enquête, même l'introduction en bourse se révèle frauduleuse. L'Autorité des Marchés Financiers a été saisie, et tous les contrats remportés en Afrique sont sujets à caution. « Bah, méthode classique. On graisse la patte des officiels et ils nous font un joli papier pour dire que l'on a remporté un contrat imaginaire », décrit une vieille concierge des réseaux africains.

Et les pigeons présumés dans cette histoire ne sont pas des enfants de coeurs. Des petits investisseurs parisiens et provinciaux, certes, mais également de riches émissaires du Golfe, des petits et des grands caïds du Sud-Est, et de sympathiques investisseurs venus de l'Est, et souvent en villégiature sur la Côte d'Azur.

La rencontre entre Benalla et Salomon

D'après le témoignage de ce dernier, qui dit cependant ne pas l'avoir rencontré avant le mois de novembre, auprès du quotidien du soir, Alexandre Benalla serait à présent son "apprenti".

"Une connaissance commune m’a contacté après le scandale. Je ne l’ai rencontré qu’en novembre. Je cherche à préparer une coopération privée franco-turque en Afrique.
Je l’ai pris en apprentissage non pas parce que c’est Benalla, mais parce qu’il est brillant. Il peut m’être d’une grande aide car il connaît les rouages d’un Etat", a glissé Philippe Hababou Solomon. 

Entretiens au sommet

C'est ensemble qu'ils se sont posés à Oyo, bourgade de Denis Sassou Nguesso, autocrate dirigeant la République du Congo depuis 21 ans. Ils ont même logé dans la résidence du potentat et ont dîné avec lui.
Si Alexandre Benalla n'a pas confirmé cette escale, il a reconnu s'être déplacé dans "une dizaine de pays d'Afrique". 

Dont le Cameroun, où il a vu, à Yaoundé, le chef d'Etat-major puis le directeur de cabinet de Paul Biya, qui règne sur sa nation depuis 1982.

Dans le cas congolais comme dans l'épisode camerounais, ses interlocuteurs se sont plaints de la distance établie entre eux et les conseillers d'Emmanuel Macron dans les dossiers africains.

"Emmanuel Macron a toujours refusé qu’il y ait d’autres interlocuteurs que les acteurs institutionnels pour éviter les travers déjà connus de la République des intermédiaires", avait d'ailleurs posé l'Elysée au cours de la visite d'Emmanuel Macron au Tchad au moment du Réveillon.

Car le sommet de l'Etat le dit, le martèle: Alexandre Benalla ne peut se prévaloir d'aucun titre.

Patrick Strzoda, directeur de cabinet du chef de l'Etat, l'a expressément signifié à son ancien subordonné en lui écrivant, samedi dernier, une lettre où il lui demandait de lui "donner toutes informations pertinentes sur d’éventuelles missions personnelles et privées" éventuellement "exercées ou poursuivies comme consultant".

"Nous ne pourrions laisser sans réaction l’existence de relations d’affaires en France ou à l’étranger avec des intérêts privés, tout à fait incompatibles avec vos fonctions (…) et que vous n’avez jamais révélées", a même appuyé le haut fonctionnaire.

Patrick Strzoda a envoyé une copie de la missive à Rémy Heitz, procureur de la République de Paris, "pour information".

Emmanuel Macron et Idriss Déby, président du Tchad ont parlé d'Alexandre Benalla lors de leur rencontre.
Celui-ci s'est rendu à N'Djamena, directement en provenance de Yaoundé, où il a rencontré le clan Déby.

Après ce séjour tchadien, durant lequel Alexandre Benalla a passé ses nuits à l'hôtel Hilton, aux frais de son mentor dans le monde des affaires, tout ce petit monde a repris les airs, direction Istanbul.

Vente d'uniformes et investissements qatariens 

Quant aux objectifs de ces périples guidés par Philippe Hababou Solomon, ils étaient les suivants: conclure un accord sur la vente d'uniformes pour les armées camerounaise et tchadienne, et parler d'investissements qataris.

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