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Vol EL-AL New-York/Tel-Aviv : Elle porte plainte contre un passager ultra-orthodoxe

Juste avant le décollage d'un vol New-York-Tel Aviv, un passager juif ultra-orthodoxe a refusé de s'asseoir près d'une femme.

La femme très choquée par cette attitude décide de porter plainte contre la compagnie aérienne.

Les faits : Renée Rabinowitz, avocate retraitée de 81 ans est installée en business class lorsqu'elle attend tranquillement que son avion décolle pour Tel Aviv ,Israël.

Israel Ben-Gurion aéroport

Israel Ben-Gurion aéroport

Un homme d'une cinquantaine d'années arrive alors, en tenue hassidique (vêtement traditionnel juif, NDLR). Sa place est à côté de la femme, mais «comme nombre de passagers ultra-orthodoxes, il ne pouvait pas s'asseoir près d'une femme, percevant un contact, même fortuit, avec le sexe opposé, comme interdit, selon l'interprétation la plus stricte de la loi juive».

Immédiatement, une personne de la compagnie propose à madame Renée Rabinowitz de se déplacer et d'obtenir un meilleur siège.

Ce sera avec réticence qu'elle acceptera . «Je me suis sentie diminuée», confie-t-elle au New York Times.

«Je me dis : je suis là, une femme âgée, éduquée, j'ai voyagé, et un type peut décider, comme ça, qu'il ne veut pas que je m'asseye près de lui. Au nom de quoi ?»

Elle porte plainte contre la compagnie pour discrimination épaulée par un lobby qui veut démontrer qu'El Al a intégré ce sexisme.

Les juifs ultra-orthodoxes représentent aujourd'hui 10% de la population en Israël.On constate que leurs exigences poseraient de plus en plus de problèmes.

En septembre 2014, un groupe d'ultra-orthodoxes avait causé un important retard au décollage d'un vol pour des raisons similaires. 

Nathalie ZADOK

Les clefs de la vie d'Enrico Macias

 Trois ans après Venez tous mes amis , Enrico Macias est de retour avec un nouvel album : Les Clefs.

Cet album s’inscrit dans la veine inaugurée en 2003 avec Oranges amères, première collaboration du père et du fils Ghrenassia .

Sorti depuis le 19 février 2016, cet opus du chanteur oriental se compose de douze titres sur lesquels l’interprète raconte ses espoirs, ses regrets, ses doutes, mais surtout ses bonheurs. Il est écrit et composé en collaboration avec ses auteurs compositeurs favoris dont son fils Jean-Claude Ghrenassia. 

Enrico Macias rend  également un vibrant hommage à l'amour de sa vie, sa femme décédée. Les chansons "chanter pour toi" et "pour ma belle" racontent cet amour perdu.

Rencontre avec Enrico Macias  pour ALLIANCE magazine. 

Nathalie ZADOK : L’album  les clefs était initialement prévu le 2 octobre… alors tout d’abord, permettez-moi de prendre de vos nouvelles concernant votre fracture au bras droit ? Tout va bien ?

Enrico Macias en interview pour ALLIANCE magazine

Nathalie ZADOK et Enrico Macias Interview pour ALLIANCE magazine

Enrico Macias : Merci beaucoup de vous en inquiétez ! Et bien je vais mille fois mieux de cet accident. Effectivement, cela m’a un peu retardé, mais finalement  j'ai pu me reposer un peu ! (rires) . Chaque chose mauvaise de la vie il faut en tirer le meilleur. On dit en hébreu : «gam zou letova ». 

Nathalie ZADOK : Les 12 titres de l'album dégagent une certaine mélancolie,  des brumes et même des douleurs, pourtant elles racontent surtout vos bonheurs. Pouvez-vous-nous en dire plus ?

Enrico Macias : Depuis le début de ma carrière j’ai toujours chanté la nostalgie parce que j’ai été orphelin de l’Algérie, orphelin de mon beau-père et de ma maman qui a été assassinée.
J’ai Toujours chanté la tristesse, oui, mais à chaque fois je l'accompagne par de l’espoir et je finis toujours par faire la fête.Je me dit :  il faut  toujours ,comme dans la musique, terminer par une belle note.

Nathalie ZADOK : Vous êtes d’ailleurs un grand optimiste ? Comment l’expliquez-vous ?

Enrico Macias : Vous savez, quand on doit survivre aux épreuves, il est essentiel de se dire : on ne peut pas rester dans un état pessimiste. Mais  attention ! Je ne suis un optimisme béat, je suis un optimiste lucide. J’ai une philosophie qui est positiviste pas négativiste.
Le négatif s’élimine de lui-même, le positif s’ajoute de lui-même.

Nathalie ZADOK : Les textes et mélodies sont signés Marc Estève, Da Silva, Bruno Maman, Claude Morgan, Frédéric Zeitoun,  Didier Barbelivien... comment se sont faites ces rencontres ?

Enrico Macias : Certains sont des amis, d’autres se sont ajoutés. Les rencontres se font de façon simples, Jean-Claude Ghrenassia, mon fils, a tout coordonné.    

Nathalie ZADOK : Jean-Claude Ghrenassia, votre fils a participé lui aussi à la naissance de cet album, parlez-nous de votre relation avec votre fils.

Enrico Macias : Avant « orange amère », j’ai traversé des moments difficiles dans la chanson. j'avais perdu un peu mes repères et mon inspiration. Mon fils, qui est d’un naturel très critique,parce qu’il m’aime énormément m’a dit : "tu ne peux pas rester ainsi" . Je lui ai répondu : qu’est-ce que tu attends pour t’occuper de moi ? il est devenu alors, à ce moment-là, mon guide.  je suis devenu son fils et lui mon père. Mais pas dans la vie ! Seulement au studio ! (rires)

Nathalie ZADOK : Votre single « Ami » évoque la splendeur de Paris, un mot sur la triste nuit de novembre qui a frappé la capitale ?

 Enrico Macias :  La vie est faite  de pleines de coïncidences.  Quand on m'a présenté cette chanson, les attentats de novembre n'avaient pas eu encore lieu.
Elle a été enregistrée bien avant. Quand je la chante aujourd'hui je m'aperçois de l'importance de cette chanson par rapport aux événements du 13 novembre mais aussi l'année dernière hypercasher, Charlie Hebdo.

 Je suis bouleversé par tout cela mais cela ne m’empêche pas de continuer à me battre pour la paix , la réconciliation.
Mais pas avec ces extrémistes, ces barbares, ça jamais de la vie !  Je réunis la paix depuis cinquante quatre ans ans dans mes chansons et mes spectacles. On éradiquera tour cela, j'en suis certain.

Nathalie ZADOK : Comment expliquer qu’un tel conflit en Israël s’exporte, est ce qu’aujourd’hui antisémite= antisioniste ?

Enrico Macias : Bien  sur ! Vous savez qu'à chaque fois que l’antisémitisme s'est exprimé on a toujours cherché des prétextes. Avant c'était l'économie : si on est dans la misère c'est à cause des juifs, les juifs nous on mangé notre économie. Maintenant c'est le conflit israelo-palestinien, cela n'a aucun sens ! C'est uniquement un prétexte pour exprimer leur antisémitisme. Maintenant on invente d'autres raisons de nous combattre, mais nous les juifs, nous ne sommes pas dupes !

Nathalie ZADOK : Vous qui avez quitté l’Algérie dans les années 60 pour la France, où les Juifs étaient plus ou moins chassés, les comparez- vous à ceux qui quittent la France pour Israël ?

Enrico Macias : Je ne fais pas le rapport avec l'Algérie où c'était d'ailleurs un peu la même chose. Mais je préfère parler de l'époque de la Shoah. On avait pas d'autres choix que d'aller à Auschwitz, il n'y avait pas encore l'Etat d’Israël. Maintenant que l'on a cet Etat, on est tenté de se réfugier en Israël et c'est normal !  Mais il faut partir pour l'amour de ce pays, pas pour fuir l'antisémitisme ! Israël est une histoire de pionniers !      

Nathalie ZADOK : Etes vous concerné par l'Alya ? 

Enrico Macias : L'alya est en nous, il est logique de le faire . Mon alya, j'avais vraiment envie de le faire avant ces actes antisémites ! Quand il y a eu ces actes antisémites j'ai retardé mon départ.  Je n'ai pas voulu que la communauté juive mondiale, la diaspora se disent  que je les  abandonne.  Evidemment ce n'est pas le cas,  mais j'ai trois quart de mon cœur en Israël et un quart ici en France.  

Nathalie ZADOK : Quelle place à la religion pour vous ?

Enrico Macias :  Une très grande place mais elle est personnelle. La religion c'est :  moi, Israël et D.ieu ! Je suis  laïque. Pour moi, les tables de la loi on été donné à Moise pour le monde entier, pas  seulement pour le peuple juif, mais comme c'es le peuple juif qui les a accepté alors c'est pour cela qu'on a été élu (rires).

Nathalie ZADOK : Pour finir, gros coup de cœur pour une chanson de votre album  "A la grâce de D.ieu", se sera votre prochain single ?  

Enrico Macias : Je ne sais pas ! Mais ce dont je suis certain c'est que cette chanson a un moment donné va "manger" tout le reste !

Merci Enrico Macias, on vous souhaite le meilleur pour cet album qui est un véritable bijou ! 

Nathalie ZADOK

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CORA : pour lutter contre le racisme et l'antisémitisme

Sous l'impulsion du gouvernement, ce lundi, en Meurthe-et-Moselle,un comité de lutte contre le Racisme et l’Antisémitisme, CORA a été installé et le dispositif mis en place progressivement,ils s'étendront partout en France.

Sur le plan d'action national, le  gouvernement prévoit une mobilisation nationale en la matière, la protection des victimes et une refonte de l’action pénale pour sanctionner les auteurs des faits .
« En matière de racisme, aucun acte n’est anodin. Chacun affaiblit la République, et l’affaiblit d’autant plus s’il est laissé sans réponse ».

Une boucherie halal incendiée, des tags racistes inscrits

une boucherie halal incendiée, des tags racistes inscrits

La somme de 100 millions euros est prévu à des actions tant nationales que locales
« pour dynamiser les politiques en faveur de la citoyenneté ».

Depuis ce lundi 22 février 2016, de nombreux départements français, comme le Lot, la Gironde, la Haute Corse, la Meurthe-et-Moselle disposent désormais d’un comité contre le racisme et l’antisémitisme.

Lors de cette même journée, Philippe Mahé, préfet de département présidait la réunion d’installation du comité opérationnel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme CORA du département.

Ce comité, composé des services de l’État concernés Éducation nationale, direction départementale de la cohésion sociale, forces de l’ordre, et d’élus locaux,se veut être un lieu d’échange,de partage , d’informations pour définir et impulser des politiques locales visant à lutter efficacement contre le racisme et l’antisémitisme. Le tout, sous la présidence du préfet et la vice-présidence du président du conseil départemental et du procureur de la République,  

Au cours de la réunion, le plan départemental de lutte contre le racisme et l’antisémitisme ont été présentées et un diagnostic des actes à caractère raciste et antisémite recensés sur le département a été établi.

Au titre de leurs actions en faveur de la citoyenneté, des projets d’associations de Meurthe-et-Moselle ont bénéficié de subventions.

La conférence inter-religieuse, qui se réunira en mars 2016, sera associée au CORA pour s’appuyer sur les acteurs de terrain et définir des actions de promotion des valeurs de la République, d’engagement citoyen et de lutte contre toutes les formes de discriminations, a annoncé le préfet.

CORA a  également tenu a rappeler la nécessité de promouvoir et de faire connaître Pharos, la Plateforme d’Harmonisation, d’Analyse, de recoupement et d’orientation des signalements qui permet de signaler les comportements illicites, notamment les contenus à caractère raciste ou antisémite, sur internet (www.internet-signalement.gouv.fr).

Dans le même esprit, un site internet développé récemment par le Défenseur des droits, intitulé «égalité contre racisme» propose à l’internaute des outils opérationnels pour se défendre, alerter et agir contre le racisme (www.egalitecontreracisme.fr).

Nathalie ZADOK

Remise du prix Ilan Halimi

Le Conseil départemental de l’Essonne a remis, ce mercredi 17 février le prix Ilan Halimi contre l’antisémitisme, le racisme et toutes les formes de discrimination.

L'année dernière, le projet « Nos voix comme Résistance », porté par le collège Neruda de Grigny et l’Amin-Théâtre de Viry-Chatillon a remporté le 3ème Prix Ilan Halimi contre l’antisémitisme, le racisme et toutes les formes de discrimination. Le court-métrage sonore du Prix Ilan Halimi a pu rapporter 10 000 euros à l'association.  

Cette année, le lauréat est l’association les Amitiés judéo-musulmanes de France AJMF, présidée par le rabbin de Ris-Orangis Michel Serfaty. « Je suis très attaché à ce prix, déclare François Durovray, LR, le président du conseil départemental. C’est un beau symbole. Cette association, portée par une autorité religieuse, amène une démarche de dialogue entre plusieurs communautés et mérite ce prix. »

Bine que son prédécesseur se réjouisse que ce prix perdure, il est dans le regret de constater que cette année, aucun appel à projet n’ait été lancé pour susciter des candidatures et se demande de quelle manière a pu être choisi le lauréat.

François Durovray assure regretter cette polémique. « Ce prix était auparavant attribué à des projets qui n’ont pas tous été réalisés. Ce sera à présent, pour des actions qui ont déjà vu le jour , que le prix sera remis .

Il s’agit d’un travail de mémoire sur différents génocides, sous la forme d’un court métrage sonore réalisé par des élèves de troisième.« Nous avons monté ce projet car nous faisons une résidence au sein du collège, soutenus par la DRAC »explique Christophe Laluque, le metteur en scène de l’Amin-Théâtre, « nous travaillons avec des 4è sur la guerre en Bosnie, et le génocide des musulmans bosniaques, pour toucher plus de classes, nous avons choisi de parler de tous les génocides ».

Triste anniversaire, il y a dix ans, le jeune Ilan Halimi était retrouvé mort à proximité de la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois,séquestré plusieurs semaines par ceux que l’on appellera par la suite le « Gang des barbares », il a été victime de la haine et de l’intolérance, parce que de confession juive.

Le Conseil départemental a créé le prix qui porte aujourd’hui son nom, en mémoire de ce jeune homme mort, parce que juif. Cela pour récompenser, et soutenir financièrement, les projets qui combattent les préjugés et les amalgames.

 

Ilan Halimi

Ilan Halimi

Nathalie ZADOK

 

Alsace : Découverte d'un trésor dans une synagogue

 

En août dernier, il a été découvert un trésor dans la synagogue de Horbourg.
Une découverte qui n'a pas de prix pour la compréhension de l’histoire de Horbourg-Wihr, mais aussi pour toute l’Alsace centrale .

C'est lors d'une simple visite de la synagogue de Horbourg en vue de complémenter une étude historique sur le bâtiment qui a permis la découverte d’une genizah,*. Ce mardi a commencé le travail sur plus de  500 livres qui ont été exhumés. 

Laurence Kaehlin, adjointe au maire à la culture de Horbourg-Wihr, recevait en août dernier  Jean-Philippe Strauel, président de la Société d’histoire de la Hardt et du Ried SHHR pour une visite de l’intérieur de la synagogue de Horbourg afin de documenter une étude sur les synagogues de Biesheim, Grussenheim, Riedwihr et Horbourg, celle-ci étant la seule des quatre à encore exister aujourd’hui.

L’existence d’une genizah à Horbourg a bien été évoquée , à l’instar de celle découverte à Mackenheim en 1981 et sauvée in extremis de la décharge communale.

Mais celle de Horbourg était réputée pillée depuis de nombreuses années. La trappe d’accès du grenier attire alors l’œil et c'est là qu'ils y découvrent une page d’un ouvrage hébraïque coincée.

A partir de là, Laurence Kaehlin et Jean-Philippe Strauel, prennent la décision d’inspecter le grenier. Découverte surprenante, un amas de livres et de tissus recouvert par une importante couche de fiente de pigeon et des cadavres de pigeons momifiés sur environ un tiers de la surface du grenier : ils venaient de découvrir la genizah.

C'est alors que le maire de Horbourg-Wihr, Philippe Rogala, décide de faire procéder au dégagement de l’ensemble de l’amas par mesure de sécurité, étant donné la vétusté du plancher mais aussi pour préserver la découverte de cet inestimable patrimoine.
Lors de cette mission, l’équipe des services techniques a rempli 24 sacs de 50 litres.

Une équipe, composée de membres de la Société d’histoire et d’archéologie de Horbourg-Wihr Archihw et de la Société d’histoire de la Hardt et du Ried, se mettent rapidement  au travail, avec le concours de la Société d’histoire des Israélites d’Alsace et de Lorraine présidée par Jean Camille Bloch.

Entre-temps, la municipalité a porté l’information à la Direction régionale des affaires culturelles de Drac et à la communauté israélite de Horbourg-Wihr, représentée par Bernard Sulzer.

A disposition des chercheurs, ce premier travail a trouvé sa place provisoire dans les archives de la commune.

Mardi dernier, sous la conduite de Claire Descomps, spécialistes du Service régional de l’inventaire a débuté le travail . Ce sont plus 500 livres qui ont été exhumés datant du XVIIIe ,début du XXe siècle certains comportant des inscriptions manuscrites de leur propriétaire, des bandelettes de tissus peintes et brodées utilisées lors de la circoncision la plus ancienne datant de 1697, des objets du culte israélite essentiellement des tissus aux couleurs vives et objets de  la vie quotidienne, et e un ensemble d’une dizaine de fanions aux couleurs de la France montrant le patriotisme de la communauté.

Incontestablement, l’un des éléments les plus émouvants est un poème* de Léopold Lippmann rédigé en 1874 cette famille est l’une des plus importante au XIXe siècle, toujours présente à Horbourg-Wihr aujourd’hui.

L’ensemble de la découverte fera l’objet d’une publication dans l’annuaire numéro 28  de la Société d’histoire de la Hardt et du Ried, qui sera présentée lors de son assemblée générale le
8 octobre prochain à Horbourg-Wihr.

Dans un même temps, la commune de Horbourg-Wihr, sous la responsabilité de Laurence Kaehlin, souhaite qu'une présentation public de la découverte sous la forme d’une exposition soit  mise en place au mois d’octobre 2016, avec le concours du Consistoire israélite du Haut-Rhin et son président d’honneur Yvan Geismar, et des associations d’histoire locale Archihw et SHHR, mais aussi régionale avec la Société d’histoire des Israélites d’Alsace et de Lorraine.

Qu'est ce qu'une Genizah ?  la signification littérale en hébreu est « trésor ». La genizah désigne l’endroit d’une synagogue ou d’un cimetière juif où sont déposés tous les objets liés au culte. Il est interdit de détruire, d'effacer ou de profaner le nom de Dieu dans la loi juive. Tous les écrits comportant son nom ou les objets qui y sont liés sont placés dans le dépôt rituel qu’est la genizah. Ce dépôt est en théorie provisoire, en attendant qu’il soit enterré dans un cimetière.

Un des plus de 500 livres qui ont été découverts à la synagogue.

Un des plus de 500 livres qui ont été découverts à la synagogue

*Le poème :
Ce livre est à moi

Comme le trône au roi
Horbourg est mon séjour
Dieu est mon amour
Celui qui veut savoir mon nom
Doit regarder dans ce petit rang

Nathalie ZADOK

Scandale à Oxford : une association étudiante antisémite

L’association étudiante travailliste de l’université d’Oxford fait l'objet d'une enquête. En effet, l’association nationale et étudiante du parti travailliste britannique se penche sur les allégations de comportement antisémites ainsi que des intimidations de celle-ci.

Lundi soir, Alex Chalmers ,co-président de l’Oxford University Labour Club OULC avait pris les devants en annonçant sa démission pour protester contre l’organisation de «La semaine de l’apartheid d’Israël», qui a lieu chaque année à  l’université d’Oxford.

Une manifestation qui a pour but de démontrer le supposé projet colonial d’Israël et sa politique ségrégationniste. «Une grande partie du OULC et des étudiants de gauche à Oxford ont, plus généralement une sorte de problème avec les juifs» déclarait-il lors de son départ. Une pétition condamnant la décision de soutenir la semaine de l’apartheid israélien a été signée par plus de 30 anciens et actuels membres de l’association étudiante du parti travailliste.

L’association étudiante juive d’Oxford a déclaré qu’il était «grand temps» que le problème de l’antisémitisme soit abordé par étudiants.

Etudiants de première année à Oxford

Etudiants de première année à Oxford.

 

 

 

 

 

 

L’association du parti travailliste a de son côté, mené des investigations au sein de son propre parti et soutien les investigations de l’association étudiante . «Si des plaintes concernant le comportement d’un membre du parti nous sont rapportées, nous prendrons de décisions extrêmement dures pour régler ce problème de comportement antisémite».

L’association travailliste de l’université d’Oxford  se dit «profondément perturbée» par ces accusations. Ed Miliband, ex chef politique du parti travailliste, a  même repoussé un débat qui était prévu et a également annoncé qu’il ne parlerait à l’association qu’une fois les investigations conclues.

Nathalie ZADOK

Condamné à mort il a mis pour la première fois ses Tefilines

 

Jedidiah Murphy, condamné à mort à Livingston il y a 15 ans pour avoir tué une femme de 79 ans, a mis les Tefilines - phylactères- pour la première fois il y a quelques jours, assisté par un aumônier juif, le rabbin David Goldstein.

Goldstein, directeur de Habad-Loubavitch de West Houston, a déclaré à Chabad.org qu'il a rencontré Murphy il y a plusieurs mois, alors qu'il se rendait à la prison pour rendre visite à un autre détenu. Il a expliqué qu'il a mis trois mois à obtenir une autorisation pour Murphy de mettre les Tefilines car la loi de l'Etat empêche les condamnés à mort d'avoir un contact direct avec leurs visiteurs.

 

Rabbi David Goldstein met les Tefilines aux prisonniers

Rabbi David Goldstein met les Tefilines aux prisonniers

Murphy lui avait confié dit qu'il avait été élevé par ses grands-parents juifs, mais qu'il avait ensuite été adopté avant l'âge de 13 ans et n'avait jamais fêté sa bar mitzvah,

Goldstein a fourni une paire de Tefilin et une kippa a Murphy et lui a donné les instructions à travers la paroi de verre. Le prisonnier n'a pas été autorisé à garder la kippa après sa brève bar mitzvah , célébrée avec des frites et des boissons non alcoolisées achetées à un distributeur automatique, a confié le rabbin à Chabad.org.

Quand il avait 25 ans, Murphy s'est rendu coupable de meurtre et de vol sur la personne d'une femme âgée. Il a été condamné à mort un an après les faits.

Auparavant, le Rabbin Goldstein avait mis les Tefilines à un autre détenu des couloirs de la mort, Douglas Feldman, une semaine avant son exécution par injection létale, en 2013. Feldman, 55 ans, était la première personne juive connue à avoir été exécutée au Texas, selon Chabad.org . Le rabbin avait été autorisé à entrer en contact direct avec Feldman dans le cadre des dernières volontés du condamné.

Source: jta.org

Deux professeurs juifs ont déposé plainte pour discrimination antisémite.

 

« Le Boston Globe »  a rapporté hier que deux éducateurs de Wheelock College, une petite école d’arts libéraux aux Etats-Unis ont déposé plainte la semaine dernière auprès de la EEOC, la commission qui administre les lois sur les droits civiques contre la discrimination au travail.

Eric Silverman et Gail Dines ont déclaré que la directrice de Wheelock, Jackie Jenkins-Scott, a rendu leur vie au travail misérable après avoir, en compagnie de quatre autres professeurs, parlé dans une lettre écrite en 2014 d’un manque de perspective juive sur le campus. La plainte stipule des dommages et intérêts comprenant des honoraires d’avocats.

Wheelock

Silverman, professeur d’études américaines en psychologie et sciences du développement humain enseigne à Wheelock depuis 2006. Dines, pour sa part, enseigne la sociologie et est présidente des études américaines à l’université depuis 1986. Tous deux sont titulaires.

Wheelock nie les allégations, les qualifiant de « sans fondement », selon « Le Globe ».

L’institution qui compte une population étudiante de premier cycle de 811 élèves a été en difficulté financière. La directrice doit partir à la fin du semestre académique. L’université cherche un successeur.

Source: jta. org

 

La presse étrangere dans le collimateur d'Israël

Le président d’une association de journalistes étrangers qui représente 400 médias est aujourd'hui dans le collimateur des autorités israéliennes. Une sous-commission parlementaire a convoqué le président .  Elle reproche à ces journalistes d’avoir une couverture « biaisée » de la vague de violences qui secoue Jérusalem et Israël. L’association s’en défend.

Israël Jérusalem

Israël Jérusalem

Le président de la FPA, l’association qui représente pas moins de 400 médias étrangers,est dans l'obligation de s’expliquer devant des parlementaires israéliens, mais aussi des représentants du gouvernement et de l’armée.

La presse étrangère  délégitimiserait l’action du gouvernement dans sa lutte contre le terrorisme ». La FPA répond  que c'est faux que « les journalistes étrangers couvrent les deux côtés  du conflit, israélien et palestinien"

Tout est parti du titre malheureux du site de CBS sur une récente attaque à Jérusalem, les victimes israéliennes n’avaient pas été mentionnées. Correction et titre changé, mais le gouvernement israélien a jeté l’opprobre sur toute la presse étrangère, menaçant de révoquer les cartes de presse de journalistes « négligents ».

Les frictions entre le gouvernement israélien et les médias étrangers ne sont pas nouvelles. Cette fois, le président de la FPA n’a pas hésité à évoquer une « piètre chasse aux sorcières ».

Nathalie ZADOK

Toulouse : le vivier de djihadistes

Les frères Victor et Salomon Malka décrivent un tableau noir du sentiment des Juifs français , notamment à Toulouse dans le livre «Le grand désarroi enquête sur les Juifs de France».

Les sociologues expliquent que les actes antisémites sont à la hausse et la communauté juive se sent abandonnée. Toulouse est placée en "haut de l'affiche" avec  une communauté d'environ 20 000 personnes - , en tête des grandes villes françaises où ce sentiment est le plus prégnant. 

L’enquête qu'a mené Victor Malka  à Toulouse révèle que les Juifs de Toulouse ressentent un sentiment de désarroi très fort, sans doute plus fort que dans toutes les grandes villes françaises . Il y a bien sûr le «traumatisme Merah», souligne t-il, qui reste dans les mémoires, et qui est sans doute la raison première des nombreux départs vers Israël, «l'alya».

Lors de la visite de l'école, Or Torah qui s'appelait avant la tuerie du 19 mars 2012 Otzar Hatorah, Victor Malka et Salomon Malka  ont pu ressentir l'épreuve horrible des meurtres terroristes, et que c'est là qu'une petite fille a été tirée par les cheveux puis abattue à bout portant.

Dans leur livre, les frères Malka  jugent que la gestion de l'affaire Merah a été pour le moins maladroite…Certes l'émotion du peuple et de la classe politique étaient vivent, mais les autorités ont refusé d'entendre la communauté juive qui leur disait : «Attention, Merah n'était pas un loup solitaire, il avait un réseau, il a fait des voyages au Proche-Orient». Un grand déni, et une grande incompréhension.

Ils expliquent que Les Juifs toulousains qu'il ont pu rencontrer ressentent un désarroi. C'est-à-dire ne pas comprendre les processus qui sont en œuvre, ne pas comprendre ce qui se passe. "La ville de Toulouse nous est aussi apparue comme un vivier du djihadisme".

Le grand désarroi

Le grand désarroi

Les frères Malka s'expliquent :  "Il y avait, bien sûr, tout le réseau Merah, la sœur, le frère… Une certaine jeunesse a commencé à construire ses mythes à partir de là. De jeunes rebelles, un peu d'islamisme… et la classe politique qui n'y voyait que dalle. Certains éléments nous ont alarmés, comme la personnalité de l'imam du Mirail. Le magazine Marianne en avait fait un portrait inquiétant dans un dossier sur «les complices de l'islamisme». Il présente bien, il a lorsqu'il parle le charisme d'un Tariq Ramadan, mais lorsque certaines personnes, dont Nicole Yardeni, ancienne présidente du CRIF Conseil représentatif des institutions juives juives de France en Midi-Pyrénées, s'est émue de son discours militant, tout à fait au diapason de ce qu'écrivait Marianne, qui l'a écoutée ? Lors de la manifestation de février 2014 contre l'homophobie et l'antisémitisme, elle s'est fait mettre à la porte de la manif par des militants d'extrême gauche aux cris de «Sioniste ! Suppôt d'Israël !»"

Pour eux, il y a trois formes d’antisémitisme  : celui, résiduel, de l'extrême-droite qui a toujours été là. Il y a ensuite celui de la gauche de la gauche et l'extrême-gauche, qui sous couvert d'antisioniste, dérape souvent vers l'antisémitisme. "Dire que le terrorisme serait lié à Israël est totalement faux",dit-t-il, car le terrorisme frappe même lorsque la situation israëlo-palestinienne est relativement calme. Et la troisième forme,l'antisémitisme islamiste, le plus violent, car pas seulement verbal :

Nathalie  ZADOK