Intensification des opérations militaires de Tsahal au sud-Liban imminente
Le chef d’état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir, a annoncé officiellement que l’armée israélienne allait intensifier ses opérations militaires contre le Hezbollah au sud-Liban, préparant les esprits à une campagne longue et violente, sur le même modèle que celle contre le Hamas dans la bande de Gaza.
Tous les jours apportent leur lot d’événements dans cette guerre, ainsi que des déclarations attendues après les raids ciblés menés depuis plusieurs jours et l’incursion terrestre engagée depuis une semaine. Dans la nuit du 16 au 17 mars 2026, il se pourrait qu’un cap soit franchi, possiblement à la veille de Pessa'h, avec un passage à l’étape de l’invasion et donc à la conquête pure et simple du sud-Liban.
Cette fois-ci, sans cessez-le-feu salvateur pour sauver le Hezbollah (comme ce fut le cas en 2006 et en 2024), ce qui est présenté comme “la dernière guerre du Liban” pourrait réellement débuter, un scénario redouté depuis le 8 octobre 2023.
Le démantèlement complet du Hezbollah
Loin de simplement repousser la milice chiite au-delà du Litani, l’objectif pourrait être la destruction complète de son arsenal militaire, sur le même modèle que l’action militaire contre le Hamas.
Sauf que cette fois-ci, sans otages à mettre en danger, Tsahal aurait une marge de manœuvre beaucoup plus large, visant à détruire toutes les infrastructures du Hezbollah, y compris certaines installations civiles utilisées par l’organisation. Des infrastructures stratégiques, notamment à Beyrouth, ainsi que des intérêts liés à Iran, pourraient faire partie des cibles prioritaires. Reste à savoir si l’opération se limitera au sud-Liban ou s’étendra à l’ensemble du territoire.
Combien de temps cela durerait ?
C’est la question à un million d’euros. L’opération pourrait durer plusieurs mois, potentiellement entre 4 et 5 mois, même si ces estimations restent très incertaines et doivent être prises avec prudence. Elles reposent notamment sur des hypothèses politiques évoquant une opération d’ampleur. Le Hezbollah, bien qu’affaibli, reste un ennemi extrêmement dangereux, ce qui pourrait prolonger les combats bien au-delà des prévisions initiales.
Les dernières préparations et les forces en présence
En effet, Tsahal monte progressivement en puissance.
Pour le moment, une partie des moyens aériens est mobilisée sur d’autres fronts, mais une réorientation vers le Liban pourrait intervenir rapidement. La Brigade Golani est déjà sur place, aux côtés d’autres divisions, et des unités blindées équipées de chars Merkava sont positionnées. Des réservistes pourraient être appelés en renfort dans les prochains jours, signe d’une possible escalade.
Par ailleurs, plusieurs soldats israéliens ont été grièvement blessés lors d’opérations récentes contre le Hezbollah. Les Houthis pourraient également décider d’ouvrir un front de soutien, comme lors des précédents conflits.
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré que les frappes sur les ponts et les axes logistiques étaient les préludes à une invasion terrestre, ce qui laisse penser que les autorités anticipent déjà une opération d’ampleur.
À ce stade, tout indique que l’offensive terrestre pourrait être imminente, avec pour objectif la prise de contrôle du sud-Liban, au moins comme levier stratégique dans de futures négociations. Mais avant cela, les prochaines semaines — voire les prochains jours — seront déterminants.