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Guerre en Iran : La bataille du détroit d’Ormuz a commencé

Les mines iraniennes dans le détroit d'Ormuz

Le blocage maritime du détroit d’Ormuz aurait déjà commencé

Suite à l’échec des négociations américano-iraniennes à Islamabad, la patience de Donald Trump a été mise à rude épreuve. Ainsi que la fierté et la crédibilité de son équipe de négociation, humiliant l’administration américaine, qui aurait décidé le blocage maritime du fameux détroit d’Ormuz et envisagerait la reprise de frappes limitées sur l’Iran.

Comme un air de déjà-vu

L’armée israélienne est en alerte maximale, les négociations patinent sur le nucléaire, et Trump envisage officiellement des « frappes limitées contre le régime iranien ».
Si ce scénario vous rappelle quelque chose, c’est normal : c’est celui en vigueur tout le mois de février, à un détail près.
Cette fois, les États-Unis souhaitent mettre la pression pour forcer les mollahs à revenir à la table des négociations avant une reprise imminente des combats.

Une carte dans la manche de l’armée américaine : le blocage maritime du détroit d’Ormuz, qui aurait déjà commencé à 18h10 (heure de Paris).

Tout sauf un coup de bluff

Donald Trump a horreur qu’on le prenne pour un imbécile et a répété à plusieurs reprises que
« l’Iran n’aurait pas d’arme nucléaire ». Les négociateurs iraniens ayant affirmé « qu’ils n’abandonneraient jamais l’enrichissement d’uranium », le président prend les devants et répète qu’il fera tout pour empêcher cela d’arriver.

On peut reprocher bien des choses à l’ex-magnat de l’immobilier, mais pour lui, l’honneur est extrêmement important, et il tient ses promesses.

Alors qu’en cette nuit de Yom HaShoah tout le monde retient son souffle en Israël, l’armée la plus puissante du monde est en train de créer un passage sécurisé pour les navires et assure que ceux de la marine des Gardiens de la révolution seront attaqués et détruits.

Une manière aussi de rassurer les marchés, les armateurs, les compagnies privées de navigation et les assureurs.

Les opérations de déminage auraient même déjà commencé depuis dimanche 12 avril (avec l’aide de drones sous-marins), une façon de laisser une seconde — et dernière — chance, et de ne plus permettre aux pasdarans d’utiliser le détroit d’Ormuz comme moyen de pression.

« Ils ne l’ont toujours pas débloqué alors que l’accord le prévoyait », rappelle Trump, évoquant encore une promesse non tenue.

Les moyens de mettre en œuvre ce blocus

Si les Gardiens de la révolution n’ont clairement pas les moyens de mener à bien leurs projets, la seule armée capable militairement de réaliser un tel blocage est bien la marine américaine, de l’avis quasi unanime des observateurs, avec ses destroyers et ses porte-avions déployés dans la région.

Il reste donc très peu de temps. Les négociations ne sont que suspendues, et le blocus en cours devrait s’intensifier et porter ses fruits dans les prochaines heures, au plus tard dans les prochains jours.

La marine iranienne ne pouvant remporter cette confrontation navale, il faudra prendre une décision du côté de Téhéran : abandonner tout ce qui a été construit (le soutien aux proxies, le programme balistique et l’enrichissement de l’uranium à des fins militaires) durant plus de 40 ans par les négociations, ou reprendre les combats.

Le temps s’écoule, et la bataille du détroit d’Ormuz a commencé.