Paracha de la semaine : VAYAKEL « ....Ainsi que l’Eternel l’avait commandé à Moïse »

Judaïsme, Paracha de la semaine - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Paracha de la semaine : VAYAKEL

VAYAKEL« ....Ainsi que l’Eternel l’avait commandé à Moïse »

Le livre de l’Exode se termine par l’idédification  du sanctuaire dont l’Ecriture avait auparavant donné une description détaillée.
Notre sidra semble répéter Terouma et Tetsavé.
Selon Yeshayahou Leibowitz dans son commentaire « Brèves leçons bibliques » nous explique que la répétition dans Vayakel et Pékoudé de questions déjà traitées renferme une allusion très significative à savoir l’importance du sanctuaire par rapport à la création du monde.

Paracha de la semaine : VAYAKEL

Paracha de la semaine : VAYAKEL

En effet, la Torah consacre 400 versets à cette construction mais seulement 34 versets pour la création du monde... Comment comprendre ce paradoxe qui possède effectivement une signification très profonde ?

La finalité de la Torah n’est pas de fournir à l’homme une information sur la structure du monde, mais de lui dire quelque chose sur la signification de son existence dans le cadre de ce monde.

Et cette signification se saurait être que celle du culte de D.ieu. « Ils me construiront un Sanctuaire pour que Je réside parmi eux. » Quand des hommes construisent un sanctuaire en l’honneur du D.ieu Un, ils amènent la présence divine (Che’hina) à descendre parmi eux.

Le monde en lui-même n’est pas signifiant ; ce qui l’est c’est le service de D.ieu dans le monde telle est la raison pour laquelle le récit de la construction du Sanctuaire occupe dans la Torah une place beaucoup plus importante que celui de la création.

Lorsque le sanctuaire s’élève, un thème constant vient en ponctuer les étapes, la cantilation traditionnelle le met fortement en relief comme un leitmotiv dans la lecture publique de la Torah.

« .... ainsi que l’Eternel l’avait commandé à Moïse ».

Dix-huit fois ce refrain scande les deux derniers chapitres de l’Exode. S’interrogeant sur le nombre des bénédictions que le juif prononce dans sa prière quotidienne les Sages des premiers temps (Yerouchalmi Bera’hot 4,3) constatent qu’il est à mettre en parallèle avec le leitmotiv de l’érection du sanctuaire.

Entre nos dix-huit bénédictions et les dix-huit « ainsi que l’Eternel l’avait commandé à Moïse » il y a donc relation étroite.

Dans le temps d’abord, le Temple n’étant plus, notre approche du Seigneur se poursuivrait sur la même lancée. Dans l’espace ensuite, à la Jérusalem d’en haut, symbolisée par le sanctuaire, correspond la Cité d’en bas, celle que l’homme façonne pour en faire le reflet le plus fidèle possible de son modèle idéal.

Par sa prière le juif stimule et accélère la symbiose.
Le Rabbi de Loubavitch voit réalisée l’étroite symbiose du transcendant et de l’immanent dans la dix-huitième et ultime bénédiction: « Fait régner la paix sur nous »...à la pacification des coeurs et des esprits de la Jérusalem d’en bas correspond l’harmonie du cosmos.

Poursuivons notre démarche sur la trace de nos Sages et accentuons leur tendance à montrer comment D.ieu a besoin des hommes.

Nombre de commentateurs ont remarqué que le verset « Et Bezalel... fit tout ce que l’Eternel avait commandé à Moïse... » n’est pas compris dans le compte des dix-huit motifs que nous avons évoqués.

La plupart , et Rachi à leur tête en déduisent que, sur le plan de l’action, de la réalisation, Bézalel, l’architecte inspiré, en avait remontré à son Maître Moïse.

N’avait-il pas fait tout ce que le voyant lui avait indiqué ? Aux prises avec les réalités, il avait fait mieux dans l’ordre des entreprises terrestres. N’est-il pas illogique de commencer la construction par les ustensiles sacrés, il valait mieux d’abord édifier ta tente du Témoignage pour leur offrir ensuite un abri !

Dans le chapitre 25 de l’Exode, les objets sacrés sont, en effet, décrits d’abord, ce n’est qu’ensuite (26), qu’est précisée l’architecture du Tabernacle. L’ordre est inversé lorsqu’il s’agit de la construction proprement dite.

Quand il sera question des sacrifices, l’essentiel du Lévitique leur sera consacré, nous aurons souvent recours aux explications symboliques des Sages de toutes les générations d’Israël.

Claude Layani

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi