Paracha de la semaine :Balak le faux prophète

Judaïsme, Paracha de la semaine - le - par .
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Balak le faux prophète paracha de la semaine

Balak,le faux prophète

Nous avons choisi pour notre section sabbatique BALAK un texte du livre du Rav Munk Z’L La Voix de la Torah.

Bilam est-il foncièrement mauvais ?
En fait, la colère de D' contre sa décision de voyager avec les messagers de Balak (Voir 22:12,22) suggère que ses véritables intentions sont de maudire le peuple d'Israël.

Balak le faux prophète paracha de la semaine

Balak le faux prophète paracha de la semaine

Cependant ce fait prouve exactement le contraire, à savoir que Bilam est un homme de haute stature !

Après tout, Bilam ne cesse de surpasser son désir personnel de maudire le peuple d'Israël et les bénit à la place "exactement comme D' le lui a ordonné" (Voir 23:12,26 & 24:13). En fait, la bénédiction qu'il finit par dire apparaît comme avoir été de sa propre iniative (Voir 24:1-6).

Pourquoi nos Sages citent-ils alors Bilam comme l'archétype du "racha" une personne mauvaise et méchante (Voir Pirké Avot 5:22) ? Simplement pour avoir eu une fois de mauvaises intentions ?

Il est difficile de définir avec précision le péché que commet Bilam dans la paracha Balak uniquement.

En fait, une lecture attentive de la paracha dans son ensemble montre non seulement qu'il ne fait rien de mal, mais il est même plutôt un juste !

Avant de partir il dit clairement au messager de Balak qu'il ne retranchera pas un iota de ce que D' lui dira. (Voir 22:18)

A son arrivée à "Sdéh Moav", il bénit le peuple d'Israël au lieu de le maudire, tout comme D' le lui ordonna. (Voir 23:1-24:9)
Bilam est tellement "pro-Israël", qu'à la conclusion de l'histoire, Balak est tellement en colère qu'il dit a Bilam de s'enfuir: "La colère de Balak s'enflamma contre Bilam, et il frappe des mains; et Balak dit à Bilam: C'est pour maudire mes ennemis que je t'avais appelé, et tu as persisté à les bénir, par trois fois ! Eh bien donc, fuis dans ton pays..." (24:10-11).

Avant que Bilam ne s'en aille, comme s'il n'avait pas déçu Balak, il informe Balak de la manière dont Israël vaincra Moav et Edom au cours d'une bataille. Finalement: "Alors Bilam se leva, il s'en alla et retourna vers son pays; et Balak aussi reprit son chemin." (24:25) [fin de l'histoire]

Clairement la paracha Balak nous donne l'impression que Bilam et Balak se séparent avec la volonté de ne plus se parler. Bilam le prophète loyal retourne chez lui, et Balak est abandonné avec ses problèmes. Il est certain que si ceci avait été la seule histoire à propos de Bilam, il aurait été plutôt difficile de le juger comme un "racha".

Pour parler du comportement de Bilam il est nécessaire de regarder ailleurs dans le 'Houmach, dans la paracha Matot, où la Torah nous mentionne la mort prématurée de Bilam.

Immédiatement après l'histoire de Bilam (Chap. 22 à 24), nous trouvons l'histoire de la faute des enfants d'Israël avec les filles de Moav (Voir chapitre 25).

Même si la Torah ne spécifie pas qui fut l'instigateur du péché, la juxtaposition de ces deux histoires suggère un lien thématique. (Voir Rachi et Ramban 25:1)

A cause de ce péché, les enfants d'Israël sont punis par une peste devastatrice mais sont finalement sauvés par l'acte de zèle de Pin'has (25:1-9).

A la conclusion de cet événement, D' ordonne aux enfants d'Israël de se venger contre les Midyanims en les attaquants en représailles (Voir 25:16-18). Pour d'autres raisons, les détails de cette bataille ne sont donnés que quelques chapitres plus tard, dans la Paracha Matot (Voir 31:1-12).

Dans les brefs détails de la bataille la Torah nous informe (presque par accident) que Bilam est tué avec les cinq rois de Midyan (31:8). Pourquoi Bilam est-il executé ? Qu'a-t-il fait pour encourir la peine de mort ?

La réponse à cette question réside dans l'allusion suivante. Quand l'armée revient de la bataille livrée contre Midyan, Moché mentionne Bilam dans sa réprimande faite aux officiers pour avoir laissé vivre les femmes:

"Et Moché se mit en colère contre les officiers de l'armée, chiliarques et centurions, qui revenaient de l'expédition de guerre, et Moché leur dit: Quoi !

Vous avez laissé vivre toutes les femmes ?
Voici, ce sont elles qui, bed'var Bilam (sur la parole de Bilam) ont porté les enfants d'Israël à trahir l'Eternel pour Baal-Peor ?" (31:14-16) A quoi Moché fait-il référence quand il dit "sur le parole de Bilam" ?

La Guemara dans Sanhédrine 106a explique que D'var Bilam se rapporte au conseil de Bilam d'utiliser les filles de Moav et de Midyam pour attirer les enfants d'Israël vers le culte de l'idole "Baal Peor".

Maintenant le lien entre ces deux parachiot devient clair. C'était Bilam lui-même qui fut l'instigateur de l'incident des filles de Moav ! C'était cette idée d'attirer les enfants d'Israël vers le péché. Bilam est tellement impliqué, que cet incident tout entier est lié a son nom !

[De plus, nous voyons de cette déclaration de Moché, que l'implication de Bilam est connue de tous car Moché part du principe que les officiers de l'armée ont eu mot de ce qu'est D'var Bilam. En d'autres termes il est connu de tous que Bilam était l'instigateur.]

Dans un certain sens cette confrontation entre Bilam et le peuple d'Israël continue jusqu'à nos jours. Est-il possible qu'une nation, une entité politique délivre un message divin à l'humanité entière ? Pendant que Bilam et ses disciples persistent à tenter de détruire ce but, la tâche du peuple d'Israël reste de s'efforcer de l'atteindre.

Claude Layani

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