Le sens de Purim

Le sens de nos fêtes juives - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

 

 meghilla.GIF

POURIM, POURIM,

POURIM, qui est une fête éternelle car elle sera célébrée le 15 ADAR même aprés la venue du Machiakh (Messie), retrace la lutte entre deux mondes continuellement opposés :
- celui d'
Aman, opposant par excellence au Peuple Juif qu'il a voulu détruire le 13 Adar car il pensait que cette date, jour de la mort de Moïse, était néfaste pour Israël.
Il ne savait pas que c'était aussi celui de sa naissance.
- celui de Mordékhaï
"Ayéoudi" ("le Juif"), représentant en exil des enfants d'Israël.
C'est dans la
Méguilah d'Esther le rouleau qui est lue deux fois à Pourim que le mot Juif, apparaît pour la première fois:Yéoudi,
Par contre, le nom de D-ieu n'y est pas une seule fois explicitement employé.


Développons.


On peut remarquer que Méguilat Esther veut aussi dire en hébreu "dévoilement du caché", et que D-ieu, dans le livre de Dévarim dit :
"véanokhi ester astir et panaï mimekhème et Moi caché, j'ai caché Ma Face parmis vous ",

En fait, on peut mettre en parallèle le mot "ester"caché, de cette phrase avec la Reine Esther de l'histoire de Pourim. cette indication permet d'affirmer que l'on retrouve cet évènement dans la Torah elle-même.



Mais de quelle façon Pourim est-elle une phase différente de l'histoire du Peuple Juif ?


Pendant la sortie d'Egypte, les Enfants d'Israël étaient habitués aux miracles :
- des nuées les entouraient et les protégeaient.
- la manne nouricière tombait chaque jour, etc.
A partir de la destruction du premier Temple par Nabuchodonosor, les miracles permanents s'arrêtèrent :

D-ieu voila sa Face... et les Juifs ne comprirent pas, ils ne savaient plus vivre sans faits miraculeux, ils y étaient trop habitués...
Cest pour cette raison qu'Aman dit au début de la Méguilah, au sujet du Peuple Juif :
"yèch lo" "il a ", qui peut aussi se lire
"ychlou ", " il s'endort" car à cette époque Isrël s'était "endormi" en exil, est l'assimilation destructrice faisait son oeuvre...


Or on le voit dans l'Histoire, à chaque fois que D-ieu est malheureusement oublié, il exerce Sa justice à travers la nature, comme Il le dit dans le passage de "véayah" inclus dans la "Chémah Israël" que nous récitons chaque jour dans nos prière.
Aman, le Pèrsécuteur, apparrait donc comme le résultat de notre manque de Foi (Emounah), de notre refus de voir le miracle de la vie quotidiennement comme il est dit dans la Torah :" D-ieu renouvelle le monde chaque jour", dans sa grande bonté.
La destruction duTemple de Jerusalem ne doit pas nous faire déséspérer car l'Eternel veut résider en nous (" véchakhaneti bétokham "), pas dans un Temple qui aurait perdu , par notre manque de Foi, sa fonction de Délivreur et Réparateur de nos fautes et où D-ieu n'y résiderais plus.



Remarquons

Que le mot Géoulah, Délivrance qui s'écrit guimel+ aleph+ vav+lamed, sans le aleph -qui represente la Divinité- devient Golah,Exil dans un monde où D-ieu reste caché mais ne nous rejette jamais si on sait le retrouver en visant une Téchouvah (Repentir ) véritable. De plus dans la Méguilah, Amélèkh, le Roi, est bien le personnage qui représente D-ieu, d'aprés les commentateurs.


Où alors retrouve-t-on le personnage d'Aman dans la Torah ?
Dans le livre de Béréchith, genèse , D-ieu demande à Adam si il a mangé le fruit de l'arbre défendu en disant " amin aèts " " de cet arbre ", et les commentateurs notent que si on enlève le youd de "amin", on obtient le mot Aman.



Mais comment peut-on mettre en parallèle cette histoire et celle de Pourim ?
Adam voulait en fait gôuter le fruit de la Connaissance , le "péri ets adaat", défendu, représentant la perception du Mal, qui lui était étranger.
D-ieu, qui sait tout, lorsqu'il demande à Adam s'il a bravé son interdiction, lui pose en fait une autre question essentielle : Suis-Je absent de ce monde et de ta conscience pour que tu fautes ainsi ?
Adam est alors punis, il est chassé du Paradis et ceci lui permet alors de se repentir, de faire Téchouvah.


De même, Aman qui descend de Amalek, l'ennemi juré du peuple Juif, fait donc partie de la lignée directe d'Eliphaz fils de Essaü, qui devait tuer Jacob-Israël.Il ne le fit pas, mais lui pris toute sa richesse à la place, car un "homme pauvre est un homme mort" d'aprés la Torah.


Aman connaissait tout ceci, il savait que c'est D-ieu qui décide de tout, même de la destruction ou pas du Peuple Juif. Il attendait donc un moment propice pour mettre à exécution son funeste dessein : il oubliait que si D-ieu avait réellement voulu détruire Israël, il l'aurait déjà fait de la main de son ancêtre Eliphaz !


On peut dire qu'Aman est un personnage qui n'apparaît qu'à cause de nous! C'est pour cela que nous avons la Mitsvah de boire du vin jusqu'à arriver à confondre "arour Aman !", "détruit soit Aman !",
que nous disons lors de la lecture de la Méguilah, "baroukh Mordékhaï !", "bénis soit Mordékhaï !"

Il faut en fait que nous comprenions que ces deux personnages ne sont qu'une partie de nous-même,

Et que nous sommes les seuls responsables de notre punition si nous fautons.

Aman n'est alors qu'un des vecteurs de la vengeance Divine, d'ailleurs celui-ci et ses dix fils sont pendus, lorsque la Téchouvah, le Repentir, du peuple Juif tout entier est effective.
C'est en effet lorsqu'Israël rejette le
DOUTE, d'où découle l'illusoire idolatrie sous toutes ses formes, que D-ieu pardonne et qu'il arrête la main du Destructeur et des Méchants.
Pour finir remarquons que
Amalek à le même compte numérique que Sefèke, le Doute, soit 240 !

Excellente Fête, Haïm Perets.

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi