«Assassin's Creed» se lève à l'est

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assa.jpgArticle paru dans "20 Minutes"

Le maître assassin italien Ezio, dans « Assassin's Creed Revelations » (sur PC, PS3 et Xbox 360). Ubisoft

JEU VIDEO - Pour le quatrième épisode, la saga d'aventures historiques ressuscite le Constantinople de 1511...

Où peut-on embaucher des femmes en niqab et venir au secours des Roms? A Constantinople, en 1511, en incarnant Ezio, dans «Assassin's Creed Revelations». Dans son éventail de gadgets, une lame crochet lui permet d'évoluer au milieu l'architecture de la capitale de l'Empire ottoman, «plus organique que Rome ou Florence, avec ses rues étroites et sinueuses, avec des dénivellations plus importantes, étant bâtie sur une colline», note Alexandre Breault, lead game designer.

Souci du réalisme: on retrouve l'application de la saga à restituer l'affrontement fictif entre Assassins et Templiers dans un contexte historique et géographique marqué.
«Nous respectons la réalité, en l'exagérant un peu pour que ça soit plus impressionnant dans le jeu», précise Alexandre Breault, prenant l'exemple du «feu grégeois inventé par les Byzantins», prédécesseur du napalm. Constantinople s'efface toutefois le temps de contrôler Altaïr, l'ancêtre médiéval d'Ezio, ou Desmond, son descendant de notre époque.

Manager capitaliste

Le récit de science-fiction à tiroirs s'enchâsse dans un mélange d'infiltration, d'exploration et de combat, auquel il faut ajouter une partie «casse-tête» et un aspect plus «gestionnaire». Ezio, vieillissant, barbe poivre et sel, est aussi devenu le manager capitaliste d'une team d'Assassins. D'où la sensation que le jeu se disperse parfois. Mais sans sacrifier au plaisir de régner, dans l'ombre, sur les reliefs de Constantinople.

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