Chronique ciné : Supercondriaque de Dany Boon

Chronique Cinéma - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

SUP.jpgA partir d’un sujet personnel, (« étant majeur et responsable de mes actes et de mes névroses, je dois reconnaître que je suis très angoissé par l’idée de la maladie, comme pas mal d’artistes », affirme Dany Boon), le comédien/réalisateur de Supercondriaque a choisi de se lancer dans une sacrée aventure. Romain Faubert finit la trentaine prochainement.

Or, il n’a ni conjointe, ni enfant, ni même des amis. Pourquoi ? Son hypocondrie lui  gâche sa vie : le contact direct avec autrui le perturbe, le dégoûte,… Bref, moins on le touche, mieux il se porte. Son téléphone ne détient qu’un seul numéro à son répertoire, celui de son médecin traitant, le Dr Dimitri Zvenka. Ce dernier, étouffé par ce patient aux pays des maladies imaginaires, décide de prendre les choses en mains, afin que Romain puisse trouver « chaussure à son pied ».

Il deviendra son coach personnel. Au cours d’un apprentissage sur le rapport humain, le pauvre malade sera pris pour un exilé slave, mais aux bons soins d’une charmante bénévole. Un coup de foudre aussi fort que réciproque s’installe entre les deux. Le problème demeure bien puisque Romain n’est pas un réfugié politique (même si il s’y prête au jeu), et la jeune femme n’est autre que…la sœur de Dimitri ! Pour son quatrième film, Dany Boon a choisi d’aborder avec humour la maladie du siècle : la solitude. Pour cela, il a fait appel à sa bande d’amis : Alice Pol, Jérôme Commandeur, Bruno Lochet, Valérie Bonneton, Arthur (!), et bien sûr Kad Merad.

D’ailleurs, Supercondriaque étincelle pour notre plus grand plaisir lorsque ce dernier se retrouve face à Dany Boon (à savoir la grande première partie du film). Des scènes franchement drôles, il y en a (celles du métro, du réveillon du 31,…); puis la seconde joue sur le quiproquo. Et ainsi, l’avènement de ce réfugié change la donne : Dany Boon joue (voire, exagère) sur les accents (encore !), se retrouve au fin fond d’une prison dans un pays Balkan,… On a envie de dire, où est Kad ?,…Avouons-le, la mayonnaise ne prend plus et le scénario donne le tournis. De quoi prendre un cachet pour la tête. Dommage.

Laurent Bartoleschi

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi