Laurent Bartoleschi

Je m'appelle Laurent Bartoleschi, actuellement attaché de production à Radio France International( RFI).
J'ai connu Alliance en 2009, tardivement donc, d'où j'avais proposé à Mme la Présidente-Claudine Douillet, de rédiger quelques articles cinéma. Chose établie puisque jusqu'à aujourd'hui, après en avoir réalisé plusieurs, de couvrir les festivals de Cannes et de Deauville, ainsi que maintes interviews, je suis reconnu par les professionnels de la profession, étant donné qu'ils me délivrent chaque année, depuis 2010, ma carte de critique. Une belle reconnaissance, à vrai dire. Merci à toute l'équipe d'Alliance, en espérant que cette collaboration ne soit qu'un début.

Les articles de Laurent Bartoleschi

Le procureur veut une enquête sur l'avocat de la mère d'Halimi

Le procureur général de Paris a demandé au bâtonnier de l'ordre des avocats de Paris une enquête disciplinaire sur Francis Szpiner, avocat de la mère du jeune juif Ilan Halimi assassiné en 2006.
Comme le révèle le nouvelobs.com, Laurent Le Mesle vise un article publié par ce site jeudi dernier et prêtant à Me Szpiner des propos injurieux envers le magistrat ayant représenté l'accusation au procès, Philippe Bilger, et les avocats de la défense, a dit un porte-parole.

Francis Szpiner aurait qualifié Philippe Bilger de "traître génétique", une allusion apparemment au passé de collaborateur sous l'Occupation du père de ce magistrat. Il aurait également traité certains avocats des accusés de l'affaire Halimi de "connards d'avocats bobos de gauche".

Cette procédure alourdit encore ce dossier, présenté comme emblématique de l'antisémitisme et de la violence en banlieue. Ilan Halimi, 23 ans, a été enlevé, séquestré durant 24 jours et torturé, avant d'être mis à mort.

Jugeant trop clémentes les peines prononcées le 10 juillet contre les complices du principal responsable Youssouf Fofana et estimant que l'aspect antisémite de l'affaire était sous-estimé, Me Szpiner et des organisations juives ont demandé un appel.

La ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, a accepté et suscité un appel du parquet général, contre l'avis de Philippe Bilger qui jugeait que le dossier avait été jugé normalement. Un nouveau procès se tiendra dans environ un an pour 19 des 27 accusés, dont Youssouf Fofana.

Christian Charrière-Bournazel, bâtonnier, a confirmé à Reuters qu'il ferait une enquête sur les propos prêtés à Me Szpiner, qui peuvent lui valoir des sanctions professionnelles.

"Le procureur général considère que ces propos portent atteinte à l'honneur de Philippe Bilger et des avocats", a dit Didier Allard, porte-parole du procureur général.

Me Szpiner a fait part de son étonnement. "Je m'étonne que le procureur général se substitue aux avocats et pour le reste, s'il devait y avoir une enquête, je m'en expliquerai avec plaisir".

35ème Festival du Film Américain de Deauville

DEAUV.jpgC'est nouveau, c'est tout chaud, la programmation du 35ème Festival du Film Américain de Deauville se dévoile enfin! Ce sera le papa d'Amélie Poulain, Jean Pierre Jeunet qui jouera les présidents, le temps d'une semaine.

Ce n'est pas une première pour lui, puisqu'il a été membre du Jury en 2001, sous la présidence de Jean J.Annaud. Cette année, autour de lui, on trouvera notamment Sandrine Kiberlain, Danny Boon, la ravissante Emilie Dequenne et le réalisateur Patrice Leconte. Tous les ans une sélection de films aux genres cinématographiques multiples sera "visionnable", au C.I.D., au Casino, ou bien au Morny, de la comédie La Proposition (avec Sandra Bullock) au drame social The good Heart en passant par le thriller futuriste Ultimate Game (avec Gerard Butler).

Quelques uns de ces films étaient présents à Cannes (Precious) ou à Berlin, mais Deauville à pour particularité de proposer une majeure partie d'œuvres inédites et par conséquents d'avant premières mondiales, pour la plupart très attendues. Mise à part les films, on aura le plaisir de retrouver la catégorie "docs de l'Oncle Sam", qui comme son nom l'indique des documentaires made in America, tant qu'à faire! Mais le Festival de Deauville serait orphelin et donc triste sans ses indispensables hommages.

Si l'on vous annonce Robin W.Penn, Andy Garcia, le trio de la série des Y a-t-il …, Zucker-Abrahams-Zucker (ZAZ, pour les intimes), très beau casting me direz vous pour un film, cependant, ils seront bel et bien présents sur les célèbres planches normandes avec en invité d'honneur Monsieur (l'habitué) Harrison Ford! Réjouissez vous cher public, vous pourrez assister vous aussi à tous ces films (renseignements complets sur le site www.festival-deauville.com). Alors un petit conseil, réfléchissez bien en déposant vos dates de congés, et rendez vous du 4 au 13 septembre 2009 sur les planches!

Laurent Bartoleschi

Partir en Italie...

hier.jpgSi vous décider de partir en Italie cet été, commencez donc à réviser la langue avec tout un florilège de films (cultes) qui sortiront à la fois en DVD et au cinéma. Dans les salles, vous pourrez  (re,re,re)voir un pur chef d'œuvre de la comédie Italienne, Affreux, sales et méchants d'Ettore Scola (prix de la mise en Scène à Cannes en 1976).

Film juxtaposant nous nous sommes tant aimés, le réalisateur, nous emmène au centre d'une famille  pas comme les autres où prostitués, voleurs, enfants et vieux se concentrent, avec à sa tête un patriarche (joué par un Nino Manfredi au sommet de son art) aussi cruel, qu'idiot. Tandis que les autres membres sont d'une méchanceté, d'un opportunisme et d'un égoïsme profond. Precipitez vous en salle pour aller re decouvrir le film avant qu'il débarque en DVD.

DVD il en est question, puisqu' un coffret exceptionnel (disponible chez Bac Vidéo) regroupant nannicoffret.gifcinq œuvres (rares, parfois) maitresses de Nanni Moretti. Né en 1953, il est l'une des figures emblématiques de la vie intellectuelle de l'Italie, pas seulement dans le domaine du cinéma. Il est simultanément producteur, acteur (dans la majeure partie de ses films), réalisateur, distributeur et ô combien cinéphile militant (on se souviendra de sa critique inoubliable, dans une salle de cinéma romaine, du film Henry, portrait of the serial killer, dans Caro Diario).

Avec son dernier film, en tant que réalisateur, le caïman, il dessine un portrait de l'Italie contemporaine, où un certain S.Berlusconi serait à la tête et que Nanni ne porte pas du tout dans son cœur. Autre film de ce coffret, où il n'est ni réalisateur, ni producteur, Caos Calmo; film bouleversant sur le deuil et la reconstruction d'un homme. Ce film est l'adaptation d'un roman éponyme, best seller en Italie, de Sandro Veronesi: suite au décès soudain de sa femme, un homme décide d'attendre tous les jours sa fille devant l'école; petit à petit, il nouera des relations avec les habitués. Moretti, interprétant avec brio ce veuf, il offre à la caméra d'Antonello, un jeu plus que convaincant. Ce que l'on aime chez Nanni Moretti serait son style unique, où ses films sont conjugués à la première personne, tandis que ses réflexions sont faites pour nous toucher, nous spectateur! Enfin, Carlotta Films édite deux films à sketch de la carrière du trio mythique Sophia Loren/Marcello Mastroianni/Virna Lisi orchestré entre autre par Vittorio de Sica, Marco Ferreri et Eduardo de Filippo. Avec eux, s'y mêle un réalisme exceptionnel et une poésie presque mélancolique pour des films intelligents et divertissants sur l'Italie d'Hier, Aujourd'hui et Demain (oscar du meilleur film étranger en 1964) et celle d'Aujourd'hui, Demain et Apres demain. Avec à sa tête ces comediens qui incarnent à la fois les symboles de la feminité et de la virilité made in Italy; notez le strip tease de sophia Loren face à Marcello sur les note de Abat-Jour, ils en feront un bel hommage dans le Prêt à Porter de Robert Altman.

Laurent Bartoleschi

Interview exclusive de Bernard Campan pour le téléfilm Revivre

Campanrevivre.JPGLaurent Bartoleschi: Bernard Campan, on vous retrouvera cet été, une fois n'est pas coutume à la Télévision, non pas pour un retour de la Télé des Inconnus, mais plutôt pour un téléfilm, une superproduction pour Arte. Revivre, où le douloureux périple d'hommes de femmes venant d'un peu partout qui tentent par tous les moyens de se rendre sur la Terre Promise Israël.  Comment vous êtes vous retrouvez, non pas sur le bateau (on y reviendra plus tard), mais dans un film de Haïm Bouzaglo? Connaissiez-vous son cinéma?
Bernard Campan: J'ai connu la patte de Haïm Bouzaglo, lorsque l'on m'a présenté le scénario de Revivre, avec en petit cadeau l'un de ses films, qu'il avait tourné en Israël (Janem, Janem, NDLR). Je l'ai trouvé tout simplement superbe; très fort, avec peu de chose, et je me suis dit que ce Monsieur allait faire quelque chose avec une forte intensité. Du coup, cela a était vite déterminant pour me décider à me jeter dans l'aventure.

Je me suis dit que chaque projet est une aventure en soi, et il était clair que cette expérience cinématographique sur la durée (plus de 4h, lorsque l'on rassemble bout à bout les épisodes), qui raconte sous forme de fresque la naissance de l'Etat d'Israël, je n'aurai pas eu l'occasion de me rapprocher sous une autre forme, en plus passer un mois et demi en Israël. C'était une très belle occasion, j'ai senti que cela valait le coup, que cela allait être une aventure forte, et je peux vous le dire que je ne me suis point trompé!

L.B: Dans le film, il y a des gens venant de toute sorte d'horizon, du Maroc, de l'Algérie, de la France, de la Pologne…, leur point commun, ne serait ce donc pas le nouveau départ?

B.C: Revivre concerne tous les personnages et cette force d'espérance mélangée à cette souffrance amène un point commun le Nouveau Départ. Tous ses gens sont pourtant singuliers dans leur être, dans ce qu'ils sont; ils se retrouvent broyés, perdus, malheureux, avec en eux un espoir, celui de la création de l'Etat d'Israël. Je pense qu'Antoine ressemble aux autres personnages, peut être pas tous certes, puisque chaque histoire rejoint celle de l'autre.

L.B: Côté distribution, une très belle brochette de comédiens nous est servie: Sara Forestier, Marc Reuchman, Marie F. Pisier, Nadia Fares, Jocelyn Quivrin. Cependant, Haïm  Bouzaglo compare cette équipe à une véritable tour de Babel. En regardant attentivement le film, on se dit qu'il n'ya pas de premiers rôles, ni de seconds. Qu'en pensez-vous?

B.C: Vous faites une excellente remarque! Il n'y a pas en effet de personnage central. A ce titre, j'avais vu l'importance qui était donné aux petits rôles, ceux qui n'avaient pas de textes: ils portaient en eux très souvent leur Propre Histoire de leur famille, leurs amis, leurs grands parents, etc., bref ils avaient leur canevas, ils savaient qui ils étaient, d'où ils provenaient. Ils étaient ainsi présents dans les (éventuelles) scènes d'improvisation que nous demander Haïm. Par exemple, sur le bateau, il y avait une séquence totalement improvisée, dont je me disais où les comédiens allaient ils aller. Et finalement, quand je la revois, je me dis qu'elle déborde d'émotion. Il faut savoir que rien n'a été répété, la camera se baladait ce qui amenait en permanence une certaine fragilité. Le réalisateur a fait très fort la dessus.

L.B: Vous interprétez un catholique, et sur le bateau, vous semblez être comme un peu perdu; vous avez l'air d'être le spectateur témoin de ce théâtre humain, non?

B.C: Quand j'ai rencontré Haïm, je lui tout de suite expliqué que je n y connaissais rien à tout point de vue, aussi bien religieux, politique que sur la période de la création de L'Etat d'Israël. Il m'a répondu que c'était exactement le personnage d'Antoine, et qu'il ne fallait surtout pas que je me renseigne de quoi que ce soit."Tu es l'œil extérieur, l'intrus dans tout cela", me disait-il. Un véritable témoin comme vous dites pour toutes les personnes qui ne sont pas juives, ne connaissant pas cet épisode. J'ai ma part de souffrance, on est tous des êtres humains, mais c'est vrai que je suis un peu le passeur de cette histoire.

L.B:
Discret, certes, mais quand vous assistez à certaines difficultés que rencontre les émigrants, vous n'hésitez pas à intervenir. Y compris, lors d'un dialogue entre les arabes et les juifs. Seriez-vous un petit porte bonheur?

B.C: Est-il utopiste? Porte bonheur je ne sais pas, puisque le malheur le frappera à lui aussi. Personnellement, ce rôle me convient bien, puisqu'il ne juge pas; il fait en sorte que l'on est tous des êtres humains. C'est un film où le thème serait comment nous entendre au mieux, comment créer la solidarité, comment être généreux, comment ne pas juger, et je pense qu'Antoine détient un peu cela dans sa tête.

L.B: Dans un épisode, vous dîtes, tout simplement, n'y aurait il pas de la place pour deux peuples sur cette terre (nous sommes en 1947); quel regard portez vous sur la région aujourd'hui?

B.C: Je n'aime pas trop les "il faudrait…","il devrait…", puisque cela correspond toujours à un idéal. Maintenant, on peut en avoir un et derrière ça,  être le plus pragmatique possible sans en faire une idéologie. "On est tous frères, vivons ensemble!", lance Antoine. J'aimerais que cela devienne une réalité.

L.B:
Vous incarnez une sorte de Juste finalement dans Revivre. Beaucoup de comédien ont connu un lourd passé; quant n'était-il pour vous et votre famille?

B.C: Ma mère qui vivait dans les Alpes, avait senti les restrictions de la guerre, même si elle avait de quoi manger et de quoi s'habiller. Contrairement à mon père (qui habitait le Sud Ouest), avait rencontré des moments plus difficiles, ma grand-mère allant jusqu'à prendre des risques pour lui. Mais bon cela reste pittoresque, il n'y a pas eu de drame en profondeur, ou bien on ne me les a jamais dit!

Etats-Unis: la boisson "Cocaine" devra changer de nom

cocaine.jpgNEW YORK, le 09/05/07Une boisson énergétique baptisée "Cocaine" a été interdite par le gouvernement américain et retirée des rayons en raison de son nom, a annoncé son fabricant, le groupe américain Redux Beverages, qui compte la relancer très prochainement sous un autre nom.

Redux, qui utilisait des slogans comme "L'Alternative légale" ou "cocaïne liquide", a expliqué mardi "s'être plié aux menaces de la FDA (Food and Drug Administration, l'autorité sanitaire américaine) et des procureurs de plusieurs Etats en acceptant temporairement de cesser la distribution de la boisson Cocaine Energy Drink". La boisson - qui contient des ingrédients dopants comme la caféine et le guarana, mais pas de cocaïne - sera rebaptisée et relancée dans les prochaines semaines, mais Redux "n'abandonnera pas le combat" juridique, a déclaré son fondateur Jamey Kirby, en invoquant le cas du parfum Opium.

"Nous avons reçu des dizaines de milliers d'e-mails et d'appels de consommateurs qui s'indignent que le gouvernement interdise un produit inoffensif seulement parce qu'il a un nom frappant", argue-t-il dans un communiqué. "Nous avons contacté Yves Saint Laurent pour les avertir que leur parfum +Opium+ pourrait être le prochain sur la liste". Cocaine Energy Drink, lancé en août, a commencé à avoir des problèmes juridiques le 4 avril, quand la FDA l'a averti qu'il la jugeait illégale car elle était vendue sous le nom d'une drogue illégale et affirmait soigner certaines maladies, explique Redux. Des plaintes avaient suivi au Texas, dans le Connecticut et l'Illinois.

Jouer au billard avec les têtes de candidats à la présidentielle

billard.jpgPARIS  - Un jeu de billard dont chaque boule est ornée de la photo d'un candidat, déclaré ou supposé, à l'élection

présidentielle sera disponible à partir du 20 novembre, a-t-on appris vendredi auprès du PDG de l'entreprise Chevillotte, qui commercialise ce jeu.

Les photos de personnalités politiques, issues pour la plupart de leur site internet, ont été imprimées par sérigraphie sur quatorze boules. La boule de casse (qui sert à démarrer le jeu, puis à taper les billes) est blanche et la numéro 8 (la dernière à être envoyée dans un des trous) est noire. "Nous voulions qu'elle reste neutre", souligne Christophe Chevillotte. Les concepteurs ont "tenté de respecter un équilibre", a précisé le PDG.

 

On trouve six candidats classés à gauche et huit à droite: Arlette Laguiller, Olivier Besancenot, Marie-George Buffet, Dominique Voynet, Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal, François Bayrou, Jean Saint-Josse, Nicolas Sarkozy, Dominique Villepin, Jacques Chirac, Philippe de Villiers, Jean-Marie Le Pen et Corinne Lepage. Une première version incluait Laurent Fabius et Lionel Jospin, qui ont ensuite été remplacés. "Jean-Pierre Chevènement s'est déclaré un petit peu tard", le 6 novembre, a regretté le PDG. Mais "le concept se veut évolutif" et les têtes ornant les boules peuvent changer, a ajouté Christophe Chevillotte. Le jeu est vendu 245 euros (contre un prix moyen compris entre 150 et 200 euros pour un jeu classique) et peut être commandé sur internet ou acheté à partir du 20 novembre dans les boutiques Chevillotte, entreprise familiale leader du billard en France.

Profanation du cimetière juif de Herrlisheim: début du procès à Colmar

COLMAR, le 10/09/07 - Le procès des trois auteurs présumés de la profanation du cimetière juif de Herrlisheim (Haut-Rhin), où 117 tombes avaient été souillées en avril 2004 par des inscriptions néonazies et antisémites, s'ouvre ce lundi devant le tribunal correctionnel de Colmar.
Le 30 avril 2004, des croix gammées et celtiques ainsi que des slogans antisémites avaient été découverts sur 117 des 400 pierres tombales du cimetière israélite de Herrlisheim, près de Colmar.

Point de départ d'une sinistre série d'exactions similaires en Alsace, l'affaire avait suscité une vague d'indignation dans toute la France et plusieurs membres du gouvernement ainsi que le président du parlement israélien Reuven Rivlin s'étaient rendus sur place.

En janvier 2006, près de deux ans après les faits, Emmanuel Rist, 37 ans, Laurent Boulanger, 27 ans et Laurent Peterschmitt, 28 ans, sont finalement mis en examen et écroués. Ce dernier a été libéré et placé sous contrôle judiciaire en mai 2006. Rist --par ailleurs sous le coup de deux mises en examen pour tentative de meurtre et assassinat-- ainsi que Boulanger seront également jugés pour la dégradation en octobre 2004 de l'unique stèle musulmane du cimetière militaire de Wattwiller (Haut-Rhin).

Les prévenus, qui ont tous reconnu les faits, sont poursuivis pour "profanation de sépultures aggravée" et "dégradation de biens" ainsi que pour "provocation à la haine raciale et à la discrimination raciale ou religieuse". Ils encourent des peines allant de deux ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende pour Peterschmitt à 3 ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende pour Boulanger et Rist.

Présenté par les enquêteurs comme un "idéologue" néonazi et considéré comme le "cerveau" présumé des profanations, ce dernier avait expliqué lors de son interpellation avoir choisi Herrlisheim en raison de la lettre H --référence à Hitler-- et célébrer ainsi la mort du Führer, le 30 avril 1945. Personnage clé du dossier, sa personnalité pour le moins paradoxale suscite bien des interrogations: tandis que des proches décrivent un homme "discret", "courtois" voire "attachant", d'autres soulignent son "racisme" et sa fascination pour le IIIe Reich.

Ancien agent de sécurité modèle, ex-délégué FO, père de famille, Emmanuel Rist a également travaillé occasionnellement en tant que dessinateur pour la presse locale ainsi que pour l'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International. Condamné en novembre 2006 pour des courriers antisémites, il est également mis en examen pour la tentative de meurtre d'un Marocain en septembre 2005 à Rouffach (Haut-Rhin) ainsi que pour l'assassinat en pleine rue d'un marchand de tapis, également d'origine marocaine, en mai 2001 à Gundolsheim (Haut-Rhin).
Emmanuel Rist "est dans un état d'esprit relativement serein, même s'il n'attend pas grand chose de son procès", a indiqué son avocat, Me Renaud Bettcher, soulignant "l'attentisme" de son client qui "regarde les choses se passer".

Les profanateurs de Herrlisheim n'aimaient pas la "racaille"

cimneo.jpgCOLMAR, Haut-Rhin, le 10/09/07- Deux des trois hommes jugés pour la profanation du cimetière juif de Herrlisheim-près-Colmar (Haut-Rhin) en 2004 ont expliqué lundi qu'ils n'aimaient pas la "racaille" mais ont nié toute motivation raciste à leur acte.
La racaille ? "Ce sont des gens qui ne travaillent pas, qui ne s'intègrent pas, qui foutent le bordel", a expliqué Laurent Peterschmitt, 28 ans, en réponse à une question de la présidente du tribunal correctionnel de Colmar, Elisabeth Mehl.

"Et les gens qui profanent les cimetières, vous en pensez quoi ?", poursuit cette dernière. "C'est contradictoire, ce que je pense et ce que j'ai fait. Je me demande comment j'ai été aussi con pour faire une chose pareille", répond le jeune homme.

Dans la nuit du 29 au 30 avril 2004, date anniversaire de la mort d'Adolf Hitler, 117 tombes et plusieurs monuments du cimetière de Herrlisheim avaient été souillés de croix gammées, de sigles "SS" et d'inscriptions antisémites ou faisant l'apologie du nazisme.

Laurent Peterschmitt pense aujourd'hui avoir été "utilisé" par Emmanuel Rist, le plus âgé des trois, celui qui fait figure d'idéologue du groupe et était à l'époque son supérieur hiérarchique au sein d'une entreprise de sécurité.

Laurent Boulanger, 27 ans, travaillait aussi sous les ordres d'Emmanuel Rist et se revendique d'Astérix plutôt que du IIIe Reich. La "racaille", c'était pour le jeune bagarreur qu'il était, ceux qui venaient perturber la tranquillité de son "village de Gaulois".

Lui non plus n'a "pas réalisé" ce qu'il faisait à Herrlisheim et se dit prêt à "assumer" ses actes. Hitler ne "représente rien" pour lui. "Je n'ai jamais été fort en histoire", explique-t-il.

Il se réfugie derrière la même excuse pour répondre à Me Alain Jakubowicz, avocat du Consistoire central, Union des communautés juives de France, qu'il n'a jamais entendu parler des camps d'extermination.

"Vous ignorez l'extermination des juifs pendant la Deuxième guerre mondiale et vous savez comment dessiner une croix gammée ? ", fait mine de s'étonner l'avocat.
Emmanuel Rist, l'air souvent exaspéré pendant l'audition de ses acolytes, devait être entendu dans l'après-midi. Le procès s'achèvera mercredi.

Cimetière juif de Herrlisheim: les prévenus font acte de contrition

COLMAR, le 10/09/07 - Les trois profanateurs présumés du cimetière juif de Herrlisheim (Haut-Rhin), dont 117 tombes avaient été souillées en avril 2004 par des inscriptions néonazies, ont fait acte de contrition lundi, premier jour de leur procès devant le tribunal correctionnel de Colmar.

A la barre, bras croisés et visage fermé, Emmanuel Rist, principal prévenu et "cerveau" présumé des exactions, explique d'emblée être "dans un état d'esprit qui n'a rien à voir avec celui de l'époque" des faits.

"Si je réponds aujourd'hui, c'est uniquement dans l'intérêt de la justice, des parties civiles, de la communauté israélite et dans l'intérêt de ma famille", poursuit-il.

Les trois prévenus, Emmanuel Rist, 37 ans, Laurent Boulanger, 27 ans et Laurent Peterschmitt, 28 ans, comparaissent pour la profanation du cimetière israélite de Herrlisheim, près de Colmar, où des croix gammées et celtiques, des sigles SS ainsi que des slogans antisémites avaient été découverts le 30 avril 2004 sur 117 des 400 pierres tombales.

Mis en examen en janvier 2006, les trois prévenus ont tous reconnu les faits. Ils risquent des peines maximales de cinq ans de prison et de 75.OOO euros d'amende.

Rist est également sous le coup de deux autres mises en examen: l'une au côté de Laurent Boulanger pour la tentative de meurtre d'un Marocain en septembre 2005 à Rouffach (Haut-Rhin), l'autre pour l'assassinat en pleine rue d'un homme d'origine marocaine en mai 2001 à Gundolsheim (Haut-Rhin).

Questionné par la présidente Elisabeth Mehl sur ses motivations au moment des faits, Emmanuel Rist a indiqué n'en avoir "aucune", rejetant la responsabilité de l'expédition sur ses coprévenus et assurant n'avoir "jamais voulu manipuler qui que ce soit".

"Ils voulaient mener une action qui devait passer dans les journaux et ils m'ont sollicité", a-t-il avancé.

Selon lui, il n'y avait "aucun message" dans la profanation de Herrlisheim, "juste des conneries à faire, alors on les a faites".

Interrogé sur ses liens avec l'idéologie du IIIe Reich, Rist a encore assuré avoir simplement admiré "la discipline et l'organisation allemande". Confronté par la présidente à des tracts, écrits entre 2001 et 2004, dans lesquels il appelait à l'extermination des juifs, il a assuré à la barre ne plus "cautionner cette idéologie".

"La race aryenne, c'est une utopie, je le pense maintenant (...) Les juifs ne sont pas une race inférieure, ils font partie de l'humanité, comme moi", a-t-il encore indiqué.

Cautionner est une chose, rejeter fermement en est une autre, lui lance Me Alain Jakubowicz, l'avocat du Consistoire central, l'une des parties civiles. Après un temps d'hésitation, celui que les enquêteurs avaient qualifié d'"idéologue" néonazi finit par lâcher: "oui, je rejette fermement tout ce que j'ai fait et cette idéologie".

Interrogés en début de matinée, Laurent Boulanger et Laurent Peterschmitt, ses deux coprévenus, ont également assuré regretter leur geste tout en soulignant le rôle de "meneur" de Rist.

"Il avait une emprise sur moi. Je ne m'en rendais pas compte avant d'être incarcéré (...) J'avais adhéré à sa façon d'être et de vivre", a ainsi expliqué Laurent Boulanger, qui comparaît simultanément au côté de Rist pour la dégradation en octobre 2004 de l'unique stèle musulmane du cimetière militaire de Wattwiller (Haut-Rhin).

Même son de cloche chez Laurent Peterschmitt, qui a brossé le portrait d'un Rist "cultivé", "carré et qui en impose", capable de "parler pendant des heures" du IIIe Reich.

"Si j'avais eu la franchise de lui dire: +tes histoires, je m'en fous+, jamais je ne me serais laissé embarquer", a-t-il assuré.

Le procès doit durer jusqu'à mercredi.

Profanation du cimetière d'Herrlisheim: 3 ans ferme requis contre le principal prévenu

COLMAR,le 12/09/07 - Le ministère public a requis mercredi trois ans de prison ferme à l'encontre d'Emmanuel Rist, 37 ans, principal accusé dans l'affaire de la profanation du cimetière juif de Herrlisheim (est de la France), et par ailleurs inculpé d'assassinat à caractère raciste.Rist est jugé depuis lundi avec deux autres prévenus pour la profanation de ce cimetière, où des croix gammées et celtiques, des sigles SS ainsi que des slogans antisémites avaient été découverts le 30 avril 2004 sur 117 des 400 pierres tombales.

Le procureur Pascal Schultz a également requis deux ans ferme contre Laurent Boulanger, 27 ans, et un an de prison dont quatre mois ferme contre Laurent Peterschmitt, 28 ans. "Je demande des peines proportionnées à la gravité de l'implication pénale, à la gravité des faits et à la personnalité des prévenus", a déclaré le procureur.

"Rist n'offre aucune garantie de non réitération des faits. Il ne s'est pas mis à nu hier, il a gardé un certain nombre de vêtements il se drape dans une mouvance qu'il n'a pas totalement reniée", a déclaré M. Schultz lors de son réquisitoire.
Interpellés puis mis en examen en janvier 2006, les trois prévenus ont tous reconnu les faits mais n'ont cessé durant le procès de se renvoyer la responsabilité de l'expédition. Condamné en novembre 2006 pour des courriers antisémites, Rist est par ailleurs sous le coup de deux autres mises en examen: l'une au côté de Boulanger pour la tentative de meurtre d'un Marocain en septembre 2005, l'autre pour l'assassinat en pleine rue d'un homme d'origine marocaine en mai 2001 à Gundolsheim.