Laurent Bartoleschi

Je m'appelle Laurent Bartoleschi, actuellement attaché de production à Radio France International( RFI).
J'ai connu Alliance en 2009, tardivement donc, d'où j'avais proposé à Mme la Présidente-Claudine Douillet, de rédiger quelques articles cinéma. Chose établie puisque jusqu'à aujourd'hui, après en avoir réalisé plusieurs, de couvrir les festivals de Cannes et de Deauville, ainsi que maintes interviews, je suis reconnu par les professionnels de la profession, étant donné qu'ils me délivrent chaque année, depuis 2010, ma carte de critique. Une belle reconnaissance, à vrai dire. Merci à toute l'équipe d'Alliance, en espérant que cette collaboration ne soit qu'un début.

Les articles de Laurent Bartoleschi

DVD: Pour les petits

trotro.jpgLa rentrée des classes est belle et bien terminée! Mais lorsque l'école est finie, les enfants ont bien le droit de se distraire un peu; aussi, les éditions Universal Video nous proposent  toute une panoplie de DVD pour se divertir intelligemment.

Et croyez moi, vos charmantes têtes blondes seront servies. A commencer par le petit Sam Sam; quel enfant n'a  pas eu envie, un jour, d'être un héros? Avec Sam Sam et ses aventures super héroïques, les enfants prendront plaisir à voir comment ce personnage, si attachant et si mignon, devra affronter différentes situations, toutes cocasses les unes que les autres.

Dans ce nouveau DVD, notre petit super héros cosmique devra se combattre contre les Piratrocessamsam.jpg qui ont enlevé sa copine Super Julie! Y arrivera-t-il ? Avec l'aide de tous ses amis Crapouille, SamNounours, PetitPoa et ses SupersParents, on serait plutôt optimiste. Quittons à présent l'espace pour nous retrouver sur terre en compagnie du dessin animé Le Petit Dinosaure. Petit Pied, Pointu et leurs copains "dinos" ô combien craquants, sauront vous accompagner au cœur de leurs aventures.

Les enfants vont les adorer et s'amuseront surtout à chanter avec eux leurs chansons au fil des épisodes situés dans les grandes vallées de ces terres mystérieuses. Maintenant, si vous préférez les fonds marins à l'espace et à la terre, plongeons nous si vous le voulez bien dans les histoires de Plouf Olly Plouf. Depuis le célèbre Némo, le plouf.jpgmonde de la mer est apprécié des jeunes enfants (des adultes aussi, bien sur). Ainsi, ils savoureront les périples des adorables sous-marins, Olly, sa meilleure amie Betty et les autres dans leur apprentissage du merveilleux monde aquatique.

Chacun de ces titres possède des bonus où nos charmants petits pourront s'amuser à des jeux interactifs. Les nouvelles  aventures des héros des tout-petits débarquent, dans une collection nommée "Pour ta planète" avec un boitier DVD écologique! Vraiment de quoi commencer l'année avec de bons gestes. D'autres titres disponibles: Grabouillon; Ozzie Boo; Teletubbies; le Best of de Trotro.

Laurent Bartoleschi

Cloture du 35 ème festival du film Américan de Deauville

Harrisonstribute.JPGLa 35ème édition du Festival du Film Américain de Deauville a tiré sa révérence hier soir après une semaine acharnée d'avant premières, de films en compétition, de rétrospectives, bref du cinéma Que du cinéma!

Le Grand Prix a été décerné à l'unanimité du jury, présidé par Jean Pierre Jeunet, à The Messenger d'Oren Moverman, qui a pour toile de fond la guerre en Irak. Un premier film signé d'un ex critique de nationalité israélienne. Il dit lui-même qu'il a voulu mettre en avant "les gens qui subissent les conséquences de la guerre aux Etats Unis, en espérant que l'idée de paix deviendra une évidence.

" L'histoire raconte le retour du sergent Will Montgomery d'Irak (génial Ben Foster) pour y avoir combattu; il a pour fonction de prévenir les familles des soldats tombés au combat. Notez au passage que The Messenger a également reçu le Prix de la Critique Internationale; cependant, le film n'a toujours pas de date de sortie définitive. Le Prix du Jury a été décerné lui ex aequo à Precious, qui avait été déjà remarqué à Cannes, où l'histoire d'une adolescente de 16ans noire illettrée dont l'horizon va s'éclaircir petit à petit; et Sin Nombre, film sur l'immigration d'une jeune hondurienne vers les Etats Unis par le Mexique: deux films plébiscités par les festivaliers.

Quant au Prix de la révélation Cartier, il est revenu au film très sympathique et masculin themessenger.jpgHumpday de la réalisatrice Lynn Shelton. Mais le grand moment d'émotion restera sans aucun doute l'hommage rendu à Monsieur Harrison Ford, pour qui le fait d'avoir vu un montage (ô combien soigné) de sa filmographie, l'a fait éclater en sanglot.

C'est clair que l'acteur de 67ans pouvait exprimer qu'une intense émotion devant ces images additionnées d'une immense standing ovation! Standing ovation méritée, pour la sublime (l'adjectif employé étant faible) Robin Wright Penn qui était venue défendre son dernier film The Private Lives of Pippa Lee de Rebecca Miller où elle interprète une sorte de desperate housewife un peu lassée par sa vie monotone; le film sortira le 4 novembre prochain sur les écrans. Une chose à dire, clap de fin, bye bye les stars et surtout à l'année prochaine.

Laurent Bartoleschi

ZAZ

ZAZ.JPGDavid Zucker, Jim Abrahams et Jerry Zucker, plus connus sous les initiales de Z.A.Z, se sont rencontrés sur les bancs du collège; ils connaissent un  vif succès en 1972 avec la troupe de théâtre The Kentucky Fried Theatre. C'est alors que le réalisateur John Landis tombe sous le charme en décidant d'adapter leur pièce sous le titre The kentucky fried movie plus connu en France sous le titre Hamburger Film Sandwich.

Il s'agit d'une transposition salée au cinéma des sketchs de leur spectacle représentant une sorte de parodie de la Télévision Américaine de l'époque. Une vraie critique acerbe de la société Américaine.  C'est le début d'une carrière fructueuse pour le trio infernal. Il va s'employer à dynamiter méthodiquement les clichés hollywoodiens les uns après les autres en employant des répliques cultes et des gags visuels allant toujours un peu plus loin dans l'absurde et le mauvais goût de qualité, sans tomber bien sûr dans le vulgaire.

Leurs films: Airplane Y a-t-il un pilote dans l'avion la série des Naked Gun Y a-t-il un flic pour sauver…, tirée elle-même de la série Police Squad, Top Secret!(iconoclaste parodie des films d'espionnage), voire même des films plus "sérieux", le succès mondial Ghost qui remporta en 1990 cinq nominations aux Oscars.

L'une des forces des Z.A.Z est d'arriver à partir d'éléments habituellement tragiques, les voir sous l'angle de la dérision et du pastiche. Ils accumulent gags sur gags et multiplient les clins d'œil cinéphiles. Des Nuls à Ben Stiller en passant par Jim Carrey ou Will Ferrel, il est incontestable que l'humour de ces vingt dernières années à la télévision, comme au cinéma leur doivent énormément. Aussi pour ce 35ème Festival, ils reçurent  un trophée en guise d'hommage; il n'y a pas à dire, ils le méritent bien, ces rois de la parodie, souvent imités, rarement égalés! 

Laurent Bartoleschi

Cold Souls, avec Paul Giamatti, Dina Korzun, Emily Watson

PosterColdSouls.jpgDate de sortie : Janvier 2010   
Réalisé par Sophie Barthes
Avec Paul Giamatti, Dina Korzun, Emily Watson  
Film américain.
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 41min.
Année de production : 2008
Distribué par Memento Films Distribution

Vous souhaitez vous sentir plus léger? La réalisatrice Sophie Barthes a trouvé La solution, mais attention il ne s'agit pas de poids. Mais de quoi, allez vous me dire? Jugez plutôt l'histoire de son premier film Cold Souls. Paul Giamatti célèbre  acteur New-Yorkais est en pleine crise existentielle alors qu'il prépare son interprétation théâtrale d'Oncle Vania, de Tchekhov .Paralysé par l'angoisse, il tombe par hasard sur un article qui lui offre une solution: une entreprise de hautes technologies lui promet de réduire ses souffrances en retirant et pourquoi pas la remplacer par une autre. Paul Giamatti a recours à leur service dans l'idée de réinvestir son âme une fois sa performance théâtrale passée.

Mais les choses se compliquent quand une mystérieuse organisation russe emprunte l'âme  de l'acteur pour la prêter à une ambitieuse actrice de soap opéra, bien peu talentueuse. Evidemmentcold_souls4.jpg cette incroyable expérience va bouleverser son quotidien, de sa vie professionnelle à ses rapports avec sa femme. Le film aurait pu s'appeler à la recherche de l'âme perdue. Cold Souls est une petite merveille d'invention, de délires et de drôlerie sans tomber dans la prétention.

Un peu comme en 1999, où Spike Jonze avait présenté l'ovni Dans la peau de John Malkovitch (qui avait reçu le Grand Prix, à Deauville), le film de Sophie Barthes pourrait être l'exception de ce 35ème Festival du Film Américain. Complètement déjanté, ce premier film oscille par moment  avec le surréalisme comme la séquence où l'acteur se retrouve nez à nez avec sa propre âme! Il faut dire que Paul Giamatti y est pour beaucoup; sa façon de jouer son propre rôle est superbe. Cold Souls est une vraie œuvre philosophique à l'humour décalé subtil et absurde qui restera dans les mémoires de chacun.   

Laurent Bartoleschi

Interview exclusive de Richard Berry

berry.JPG- Voir article sur le film
- Gagner des places de cinéma pour le film "Le Coach"

Pour cette rentrée 2009, Richard Berry possède une actualité particulièrement chargée; d'une part au cinéma avec le troisième film d'Olivier Doran avec des acteurs tels que Jean Paul Rouve, Anne Marivin, Didier Bezace, et d'autre part au théâtre, et cela à partir du 15 septembre au Théâtre de la Madeleine dans la pièce Qui est Mr Schmitt?

Laurent Bartoleschi: Alors Richard Berry, le coach c'est vous, Maximillien Chêne, vous êtes endetté jusqu'à l'os au jeu mais encore…?
Richard Berry:
C'est surtout un type qui est dans une situation toute particulière en effet puisqu'il doit coacher pour de l'argent, un type qui ne doit pas savoir qu'il est coaché. En fin de compte, ce type là doit signer un gros contrat avec des chinois; il se trouve qu'il n'est pas très bon et que le contrat ne se signera pas compétant comme il est. Aussi la boite m'engage afin de COACH.jpgl'aider à signer. Alors, on pourrait penser à le faire virer, mais il est "invirable" puisqu'il est le fils patron. Bref, c'est assez compliqué ainsi mais en réalité, c'est un film extrêmement drôle dans lequel je dois coacher un type "incoachable" (rires).

L.B. : On ne peut pas s'empêcher de penser aux films de Francis Veber(l'Emmerdeur, la Chèvre…): il y a la même mécanique, le duo d'acteur, ces deux personnes que tout oppose et qui se rapprocheront, un veritable rapport humain, non?

R.B.: Oui toute à fait, mais ce n'est pas spécifique à Francis Veber. Lui qui a énormément exploité ce genre de tandem, il faut savoir que l'on retrouve cette thématique aussi bien dans la littérature, au théâtre que dans beaucoup de films: des gens qui au départ n'ont rien à faire ensemble, vont se trouver par hasard: c'est justement cette complémentarité et l'opposition qui vont les rapprocher.

L.B.: Vous qui avez tourné avec Francis Veber à trois reprises, peut on dire qu'Olivier Doran, qui aime les acteurs comme lui on a pu le voir avec ses précédents films (Pur Week end et le Déménagement) pourrait prendre la relève d'un des grands de la comédie française?

R.B.: Non pas du tout puisque Doran ne fait que mettre en scène. Là où Veber est un auteur, Olivier Doran est simplement un réalisateur, ce qui est déjà formidable; donc on ne peut pas (encore) les comparer. Il met en scène une histoire qu'on lui à donner. Maintenant, peut être qu'un jour Olivier Doran fera un jour ce genre de film. Encore faut il pour lui qu'il écrive et réalise ce projet. Il en sera capable, selon moi.

L.B.: Jean Paul Rouve est un peu maladroit lunaire, un peu l'héritier de Pierre Richard ?

R.B.: Personnellement, moi je suis comme je suis, par contre pour en revenir à Jean Paul Rouve, je pense qu'il a joué un personnage. Vous savez Jean Paul, son grand talent, est qu'il arrive à se fondre dans ses personnages: tenez par exemple, en le faisant tourner dans Moi César 10ans 1/2 1m39, il jouait un prof de gym ridicule influencé par Mye frye, il était totalement crédible. Maintenant, dans Monsieur Batignole, un rôle aux antipodes de mon film, il est tout simplement époustouflant. Etre acteur, c'est ça!

L.B.: Votre image en prend un coup, dans le film. Vous qui êtes un peu pince sans rire, réservé, on vous traite régulièrement de vieux, cela vous fait quoi?

R.B.: Cela me fait plutôt rire. C'est tout le sujet du film après tout: je suis engagé dans cette entreprise comme stagiaire (étant donné que je ne peux pas dire que je suis un coach), alors oui on me répète sans cesse "si je ne suis pas un peu vieux pour être stagiaire..", ce qui est amusant. De toutes les façons Patrick Marmignon (le rôle de JP Rouve) est quelqu'un de vrai, il est incapable de tricher. Il se trahira de temps en temps, d'ailleurs. Dans le film, ce qui m'amuse est lorsque Jean Paul. dit que je suis un "vieux beau". De remettre en question son image me fait particulièrement rire, oui en effet.

L.B.: Le sujet ne tombe pas trop dans la caricature d'un coach;  être coach de nos jours, est un peu à la mode, en faire appel aussi d'ailleurs. Ne trouvez vous pas qu'il y a des coachs pour un peu n'importe quoi?
R.B.: Absolument, mais il y a aussi de bons coachs, des coachs utiles. Avant, on disait, je prends des cours de piano de ceci de cela, je suis un prof. Même dans le sport, auparavant on disait entraineur. Et petit à petit, tout c'est affiné, généralisé, je suis un coach, voire psychologique. Alors certes dans l'affaire, il y a des charlatans, des escrocs, mais encore une fois, il y en a de très bons. C'est un véritable travail de recherche qu'ont fait les scénaristes (Bruno Bachot et Denis Bardiau, NDLR) du film. Une réelle étude du coaching, ils ont passé plus d'un an à étudier cet aspect.

L.B.: Qui est Monsieur Schmitt? (titre de sa prochaine pièce, NDLR)

R.B.: Un personnage, c'est un personnage à part entière. Il faut être dans le Vrai, c'est tout; il faut éviter de tricher le moins possible, déjà lorsque l'on joue on dissimule un maximum, aussi faut il être crédible le plus possible.
Maintenant oui en effet, il se peut qu'un travail soit fait en amont, comme le fait d'apprendre un instrument de musique (le violon par exemple, pour le film Le jour du Violon). Mais dans l'ensemble, j'aborde une comédie ou un film Noir de la même façon
En fait Monsieur Schmitt pourrait être chacun d'entre nous, qui en aurait assez d'être lui même et qui voudrait ainsi se prendre pour quelqu'un d'autre. C4est une pièce de Sébastien Thiery qui avait écrit Cochon d'Inde (Molières pour le meilleur spectacle comique, avec Patrick Chesnais). C'est un auteur extrêmement atypique et fort, puisque c'est à la fois une pièce drôle dans un comique absurde irrésistible et en même temps assez profond. Ca fait réfléchir.

propos recueillis par Laurent Bartoleschi

500 jours ensemble

500-jours-ensemble.jpgDate de sortie :  30 Septembre 2009  
Réalisé par Marc Webb
Avec Joseph Gordon-Lewitt, Zooey Deschanel, Clark Gregg  
Film américain.
Genre : Comédie, Romance
Durée : 1h 36min.
Année de production : 2007
Titre original : (500) Days of Summer
Distribué par Twentieth Century Fox France

Mon premier coup de cœur de Deauville s'appelle 500 days of Summer (500 jours ensemble). Il s'agit du premier film de Marc Webb, un habitué de courts métrages, de pubs, et surtout de clips.

Tom (Joseph Gordon-Levitt), un rédacteur de cartes de vœux plutôt timide et maladroit craque pour la cynique assistante de son patron, Summer (Zooey Deschanel). Ses sentiments sont d’abord personnels, puis réciproques - temporairement. Au lieu de décrire chronologiquement, l'histoire fait des allers-retours dans le temps, passant par des moments cruciaux de la relation de 500 jours entre Tom et Summer. Du coup de foudre, aux premiers rendez vous, en passant par leurs soirées, leurs disputes et bien sur leur séparation. D'emblée, nous savons que ce couple est voué à l'échec, et pourtant tout est décrit pour arriver à trouver un réel sens à leur amour. Le problème de Summer réside dans le fait qu'elle ne souhaite pas une relation sérieuse, tout le contraire de Tom pour qui la vie ne vaut d'être vécue sans amour.

Pour traiter des sentiments amoureux, le réalisateur Marc Webb et le scénariste Scott Neustadter500_days_of_summer_1.jpg ont imaginé une histoire à la base simple (une love story qui ne profitera pas du classique happy end), et complexe (s'engageront-ils, s'engageront-ils pas?) avec pour fil conducteur les sentiments amoureux. En effet, derrière, l'humour et la légèreté de 500 days of Summer, il y a une vérité: l'amour a beau pouvoir être dur, cruel et difficile, c'est aussi, et de loin, ce que la vie a de mieux à nous offrir.

Si l'on veut bien accepter ce postulat de départ -d'avancer et de reculer dans le temps- assez délirant, il faut le reconnaitre, le film propose un vertigineux et inédit regard sur l'amour. Les différents procédés de mise en scène utilisés à bon escient servent à merveille le sujet. Les acteurs sont d'autant plus touchant les uns que les autres, à cela s'ajoute une actrice que l'on n'oubliera pas de sitôt: la musique. La musique, pop de surcroît, est présente tout au long de l'histoire; c'est ce qui rapproche Tom et Summer, c'est ce qui les poursuit dans leurs moments joyeux, dans leurs angoisses, dans leurs peines.

500 days of Summer est un vrai petit bijou qui marque un nouveau tournant dans la comédie romantique. On peut dire que son réalisateur Mark Webb réussi son passage du clip au long métrage.

Laurent Bartoleschi

Les Regrets de C.Kahn

regrets.jpegLes Regrets est le septième long métrage de Cédric Kahn. Après avoir adapté maints romanciers à l'écran (d'A.Moravia en passant par G.Simenon), il revient avec un film écrit et réalisé par lui-même. Où il est question de Mathieu (interprété par un Yvan Attal surprenant), la quarantaine fraichement consommée, qui retrouve Maya (Valeria B.Tedechi, toujours aussi discrète), son amour d'antan, au hasard dans le village de sa jeunesse. Le voilà plongé dans une passion incomparable, où il devra choisir entre celle-ci et sa vie parisienne avec sa femme. Au rendez vous, l'émotion, la sensualité, la violence demeurent bel et bien tout au long film et ce grâce aux comédiens.

Apres avoir été, récemment, la victime de l'adultère  de sa femme dans le sulfureux Partir de Catherine Corsini, Yvan Attal, en devient tout simplement l'acteur: il faut dire qu'il est un habitué des films sur les "problèmes" de couple, de Ma femme est une actrice en passant par Un Petit Jeu Sans Conséquence et bien sur Ils se Marièrent et Eurent… Il en va de même pour Valeria Bruni où l'adultère joue un beau rôle filmographie: Crustacés & Coquillages et surtout le chef d'œuvre 5fois2 de François Ozon.

Bref Les Regrets de Cédric Kahn aurait pu s'appeler La Femme D'à Côté version 2009, puisqu'il reprend les mêmes thèmes: l'adultère certes, mais surtout l'Amour passionnel. Tout comme le film de François Truffaut, c'est une œuvre grave où rien ne semble pouvoir contrôler ou apaiser la force de la Passion. Aussi, en reprenant leur liaison Mathieu et Maya, basculent d'un passé qu'ils croyaient terminé, pour laisser place à un avenir quasi tragique. Là où Les Regrets flirtent avec la nouvelle technologie réside dans cet échange inoubliable de SMS. Tout le film fonctionne un peu à la manière du suis là, elle te fuit, fuis là elle te suit: puisque Maya est plutôt régressive tandis que Mathieu lui proclame haut et fort sa réelle passion, prêt à tout pour quitter sa femme et sa vie professionnelle.

Les Regrets de C.Kahn est une œuvre fiévreuse d'une grande puissance dramatique. Nostalgiques d'amour de jeunesse, s'abstenir! (Je plaisante)


Laurent Bartoleschi

Diana Krall enfin de retour!!

Diana_Krall-QuietNight09.jpgAprès deux années sabbatiques, Diana Krall nous revient avec un nouvel album Quiet nights (Verve Music). A la fois élégant et moelleux comme du velours, sa voix et son piano, nous transporte entre ballades intimistes et langoureuses bossa nova, mais toujours sur un ton jazzy unique.
Les 15, 16, et 17 septembre, la grande diva du jazz sera pour cette occasion à l'Olympia. Diana Krall., nous offrira pour notre plus grand plaisir, voire peut être le sien, un concert riche en émotion musicale. Il faut dire que depuis son premier album, Stepping Out en 1993, et surtout The Look of Love, créé par Claus Ogerman, en 2001, elle se place au Panthéon des grandes voix du jazz. Habituée des grandes salles (comme le palais des congrès), elle promet avec la salle mythique de l'Olympia un concert plus qu'intime.

Son succès, elle le doit au mélange subtil de son élégant piano certes, et de sa voix si chaude si douce à la fois, presqu'envoutante finalement. Oui, elle fait dans le sucré (et alors?), sans jamais patauger dans la mélasse. L'Olympia pour la belle Diana, on en demandait pas plus. Ce sera un concert mémorable, surtout s'il s'approche de la qualité de son nouvel opus Quiet nights.
 Il y a de fortes chances qu'elle se surpassera car Diana Krall est une véritable bête de scène. De quoi commencer une belle rentrée, non? Renseignements dans les points de ventes habituels.

Laurent Bartoleschi

DVD : Le Chant des Mariées

chant.jpgCette semaine aux rayons DVD nous avons le plaisir de (re)découvrir Le Chant des Mariées(TF1 Vidéo), le dernier film de Karin Albou que l'on avait  déjà remarqué en 2005 avec sa petite Jérusalem, une chronique sur une famille juive pratiquante en plein cœur de Sarcelles. Cette fois ci, avec Le Chant des Mariées, la jeune réalisatrice, nous replonge plus de soixante ans en arrière dans son cher pays qui lui tiens tant à cœur, la Tunisie.

Nous sommes à Tunis, pleinement occupée par l'armée allemande pendant la seconde guerre mondiale, où il est question d'une amitié et d'une complicité incomparable entre deux adolescentes de religion différente: l'une est juive, l'autre musulmane. A travers Myriam et Nour se mélangent couleurs, odeurs, et coutumes, qui finalement ne sont pas très éloignées. De plus, la vie en communauté ne faisait aucune distinction, elles essayaient de se révolter, sans succès évidemment tant le respect de la famille était inévitable; donc obligées de se plier aux lourdes traditions! Malheureusement, la guerre prendra le dessus de tout cela, cette union se détériora et l'antisémitisme naitra et plus rien ne sera comme avant.

Le Chant des mariées est une véritable ode à la féminité aux parfums sucrés d'orients, de la religion et de l'éveil à la sexualité. La proximité de la caméra aux actrices donne l'impression de les caresser, une des qualités de la mise en scène de Karin Albou. Les comédiens y sont également pour beaucoup: de Lizzie Brocheré récemment aperçue dans Tellement Proches, nous promet une belle carrière, et hormis l'excellent, comme toujours Simon Abkarian, on notera une jolie prestation de la réalisatrice dans le rôle de la mère de Myriam, Tita. Alors si vous ne l'avez pas encore vu courez vite vous le procurer, d'autant plus que le DVD contient des bonus tels que des scènes coupées commentées ainsi que les essais des comédiennes, et vous pourrez savoir si malgré toutes leurs épreuves, l'amitié triomphera.   

Laurent Bartoleschi

Lili la petite sorciere, le dragon et le livre

lilila.jpgRendez vous cette semaine au cinéma avec vos chères têtes blondes et brunes pour aller voir Lili La Petite Sorcière, Le Dragon et Le Livre Magique. Si le titre ne vous évoque pas grand chose, demandez à vos enfants de vous parler de Magic Lili ! Il s'agit en fait d'une adaptation des célèbres aventures d'une fillette ordinaire qui apprend au fil du temps à devenir une gentille sorcière. Son mentor : Hektor, un charmant petit dragon au charmant petit bidon.

Plus de dix millions de livres de Knister se sont vendus dans le monde, et après une adaptation en dessin animé, suivi par un demi million de "kidstateurs" pour chaque épisode (!!!), voici Lili sur grand écran et surtout en chair et en os sous les traits de la talentueuse Alina Freund, aux airs de Kirsten Dunst (souhaitons lui une aussi belle carrière).

Durant son parcours, initiatique, elle n'hésitera pas utiliser ses pouvoirs grâce à son livre de recettes magiques pour aider ses proches et toute la lili_la_petite_sorciere_6.jpgville (tant qu'à faire), à combattre le méchant Hieronymus! Contrairement à une superproduction américaine, Lili La Petite Sorcière, Le Dragon et Le Livre Magique (titre résumant bien le film finalement!) ne se noie pas dans un torrent d'effets spéciaux : il n'a coûté que 10 Millions d'euros alors qu'un Harry Potter arrive à dépasser les 200 millions de dollars. Le réalisateur et scénariste allemand Stefan Ruzowitzky, prouve une fois de plus qu'il est un talentueux touche à tout puisqu'au début de sa filmographie on trouve aussi bien le film, assez effrayant Anatomy, que (et surtout) Les Faussaires récemment oscarisé dans la catégorie meilleur film étranger. Les aventures de Lili raviront les petits comme leurs ainés .

Laurent Bartoleschi