Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Tel Aviv ne renonce pas à son jumelage avec Gaza

                         Tel Aviv ne renonce pas à son jumelage avec Gaza


Le 10/02/08,"Le pays est divisé en deux": c'est la constatation faite lundi matin par Alon Davidi, l'un des leaders du mouvement de protestation des habitants de Sdérot. Ces derniers, qui ont manifesté dimanche devant les bureaux du gouvernement, comptent à présent se rendre dans la région de Tel Aviv et ralentir la circulation sur l'axe routier Netiv Ayalon.

Ils espèrent ainsi secouer de sa torpeur les citoyens du centre, qui semblent indifférents à la détresse de la population du Sud, soumise aux tirs incessants de roquettes.

Mais il y a bien pire, et on le constate à la lecture d'un article du site Internet du quotidien Haaretz. En effet, on apprend que le conseil municipal de la ville a rejeté dimanche, à la majorité, une proposition de l'adjoint au maire, Arnon Guiladi, du Likoud, qui réclamait l'annulation du jumelage entre Tel Aviv et Gaza.

En revanche, le conseil a adopté une proposition du maire Ron Houldaï, qui a suggéré seulement de "geler l'alliance conclue entre les deux villes jusqu'à des jours meilleurs".

Pour convaincre ses collègues, Guiladi avait pourtant souligné à juste titre : "La bande de Gaza est devenue le fief du terrorisme du Proche-Orient, et malgré cela, Tel Aviv maintient son jumelage, décidé lorsque l'ambiance était à l'optimisme". Et de préciser : "Je demande l'annulation de cette alliance qui n'a rien de sacrée".

Houldaï a tenté de justifier ses positions en rappelant que juste après la signature du traité, la seconde Intifada avait éclaté et donc "aucune activité n'avait plus été menée avec la municipalité de Gaza".

Mais le maire de Tel Aviv a souligné qu'il ne souhaitait pas annuler cette alliance. Il a expliqué : "En tant que Juif résidant dans ce pays, je veux indiquer, en gelant cet accord, qu'il existe toujours un espoir de paix entre nous et les Palestiniens". Et de proclamer : "On peut parvenir à la paix, si nous savons suivre la bonne voie".

Le jumelage entre Tel Aviv, Gaza et Barcelone a été scellé lors du mandat du précédent maire de la ville, Roni Milo. En concluant cette alliance, les protagonistes exprimaient clairement leur soutien aux accords d'Oslo et soutenaient ouvertement le développement de projets communs entre Tel Aviv et Gaza, notamment dans le domaine culturel, avec l'appui financier de la municipalité de Barcelone.

Le fusil dans une main, le Coran dans l'autre

                                 Le fusil dans une main, le Coran dans l'autre
    
Article paru dans"Le Temps",le 10/02/08
    
L'histoire d'une manipulation, de Bhutto à Musharraf, en passant par un juif converti.

Le Pakistan, c'est l'histoire d'une manipulation religieuse. L'Etat sexagénaire, encore si fragile, est né pour l'islam: les musulmans voulaient leur morceau d'Inde. Et aujourd'hui, à voir tous ces barbus qui brandissent le Coran dans une main et le fusil dans l'autre, l'Occident est prêt à croire que le Pays des Purs va basculer dans une théocratie violente, avec la bombe en prime. Pourtant, au Pakistan, les partis islamistes, morcelés en petites factions, sont extraordinairement faibles: 10% de l'électorat, ou à peine plus. Dans les services secrets, qu'on dit noyautés, la proportion doit être à peu près la même.

Cette distorsion dans la perception du Pakistan a une raison: les politiques, élus ou dictateurs, ont constamment utilisé l'islam pour conquérir et conserver le pouvoir, ou comme instrument de politique étrangère. Prenez Pervez Musharraf, bon musulman sans doute, mais modérément, et qui va finir sa carrière, sous pression américaine, dans l'antiterrorisme. Quand il n'était que général, il a bien sûr été un rouage essentiel dans l'embrigadement de la jeunesse pakistanaise, par madrasas interposées, pour donner au pays, en Afghanistan, une «profondeur stratégique» - selon la terminologie consacrée à Islamabad. Mais Musharraf a fait mieux. Au printemps de 1999, peu avant son coup d'Etat, il fut l'âme de ce qu'on appelle la guerre de Kargil: l'utilisation massive de militants extrémistes armés, infiltrés au Cachemire, pour une opération de déstabilisation qui a failli très mal tourner.

Voyez aussi Zulfikar Ali Bhutto, le père de Benazir, que sa pendaison en 1979 a transformé en martyr du progressisme tiers-mondiste. Cinq ans avant sa mort, quand il était premier ministre, Bhutto a introduit dans la constitution du pays un redoutable poison: sous la pression d'une minorité agitée, il a proclamé non musulmans, donc hors la loi, les membres de la petite secte des Ahmadiyya, parce qu'ils avaient le tort de tenir leur guide pour un prophète et de croire que Jésus avait visité le Cachemire. Peu importent ces fantaisies: l'intolérance religieuse, inscrite dans la charte fondamentale, a ouvert la porte aux massacres, inédits au Pakistan, entre chiites et sunnites. Pour faire bon poids, en 1977, Ali Bhutto a proclamé la charia loi de l'Etat. Zia-ul-Haq, après avoir fait pendre le premier ministre, n'eut plus qu'à islamiser le pays rétif sur cette solide base.

Benazir Bhutto elle-même a fermé les yeux sur le grand décervelage des madrasas. Comme les autres, elle a laissé utiliser le Coran comme un outil politique, par opportunisme. Muhammad Jinnah, le père fondateur, était plus prudent: il croyait qu'avec le temps les deux religions - islam et hindouisme - s'effaceraient du champ politique.

Le seul islamiste sincère du Pakistan, finalement, fut peut-être un juif. Muhammad Asad, mort il y a quinze ans, était né dans l'actuelle Ukraine sous le nom de Leopold Weiss. Fils d'un rabbin, petit-fils d'un banquier, il avait tâté de la psychanalyse et du journalisme avant de s'établir à Jérusalem. Là, le projet sioniste lui avait fait peur, en raison de l'effet qu'il aurait sur la société arabe où on le greffait. Sa vraie motivation était peut-être la haine du père, mais ça l'a conduit à la conversion en 1926, puis à Karachi et Lahore, où il est devenu l'ami et le disciple de Muhammad Iqbal, inspirateur du projet pakistanais.

Après avoir tâté des cachots britanniques pendant la guerre, il est entré dans la diplomatie du nouvel Etat, jusqu'à être son représentant auprès de l'ONU à New York. Auparavant, Weiss-Asad avait écrit un essai salafiste, L'islam à la croisée des chemins. Il recommandait aux musulmans de ne pas se mettre à la remorque de l'Occident, de faire un retour sur leurs propres valeurs, qu'il pensait mariables à la démocratie. L'essai eut un lecteur fervent: Sayyed Qutb, l'auteur de chevet, aujourd'hui, de tous les djihadistes. Muhammad Asad a fini sa vie déçu en Andalousie. Ses amis pakistanais ne lui avaient pas pardonné un divorce...

Vivre sous les roquettes, pour la cause de Dieu

                          Vivre sous les roquettes, pour la cause de Dieu

Sderot, Israël, le 10/02/08, Volets baissés, jardins envahis par les mauvaises herbes: les villas abandonnées se comptent par dizaines à Sderot, qui prend par endroits des allures de ville fantôme.

Depuis deux ans, depuis que les tirs de roquettes en provenance de Gaza se sont intensifiés, un quart des habitants auraient déserté cette ville campée dans le Sud désertique d'Israël pour se réfugier plus au nord. «Les roquettes ne font pas beaucoup de morts mais elles créent un climat de terreur difficilement supportable», déplore Amihaï Cohen, 21 ans, habitant de Sderot. «Les adultes font des dépressions nerveuses, des enfants de 8 ans recommencent à faire pipi au lit. Et puis les gens se sentent abandonnés de tous. Ils voient bien que leur sort n'intéresse ni l'État ni même le reste de la population.»

Amihaï Cohen n'est pas originaire de cette cité déshéritée, peuplée majoritairement d'Israéliens venus du Maroc, de Russie ou d'Éthiopie. Lui a grandi à Jérusalem mais immédiatement après son mariage, il y a deux ans, il s'est installé ici avec son épouse, Dina. Ce ne sont pas des perspectives d'emploi alléchantes ou les prix dérisoires de l'immobilier qui ont attiré le jeune couple à Sderot. Ce sont les roquettes, précisément. «Nous sommes venus ici pour soutenir notre peuple, pour transmettre aux gens l'énergie que nous donne la Torah», indique Amihaï. Car le jeune homme, comme un millier d'autres résidants fraîchement installés à Sderot, se réclame du sionisme religieux, un courant du judaïsme prônant l'établissement du grand Israël, de la mer Méditerranée jusqu'au Jourdain. Une petite kippa tricotée sur la tête, Amihaï étudie les textes bibliques plusieurs heures par jour dans l'académie talmudique de Sderot. Autour de lui, dans l'immense salle de cours, plus de 300 hommes venus des quatre coins du pays sont absorbés dans l'étude des saintes Écritures.

Le rabbin Fandel, le directeur de l'académie talmudique, se félicite de cet afflux d'étudiants défiant les roquettes du Hamas. Pour lui, l'affrontement entre Israël et le mouvement islamiste palestinien relève purement et simplement d'une guerre de religion. «Tout au long de l'Histoire, les nations du monde ont voulu empêcher les enfants d'Israël de retourner sur la terre d'Israël», affirme le rabbin. «Aujourd'hui, les Arabes veulent nous chasser d'ici. Pourtant, Sderot se situe du côté israélien établi par la ligne verte de 1967, mais cela ne leur suffit pas. Ils veulent tout notre pays. Notre réponse consiste à construire sans cesse. Cet établissement va s'agrandir et des centaines de familles religieuses vont s'installer à Sderot.»

Des hauteurs de Sderot, on aperçoit nettement les faubourgs de Gaza, situés à moins de cinq kilomètres. Les deux villes, qui entretenaient autrefois d'intenses relations commerciales, sont aujourd'hui séparées par une infranchissable barrière de sécurité. Seules les roquettes artisanales palestiniennes se jouent de cette frontière ultrasophistiquée. Plusieurs fois par jour retentit dans les rues de Sderot cette désormais fameuse «alerte rouge», qui signale la chute imminente d'une roquette. Elle a notamment retenti à plusieurs reprises vendredi quand le Hamas a lancé 17 roquettes contre le Sud d'Israël.

Chez les Charor, quand cette sirène se fait entendre, toute la famille se précipite dans la chambre blindée de l'appartement. Le père, Haïm, récite alors des psaumes pour rassurer ses cinq enfants. Avant d'habiter Sderot, les Charor vivaient à Névé Dékalim, une colonie juive de la bande de Gaza évacuée en 2005. Leur installation dans cette ville sous les roquettes relève d'un choix idéologique assumé. «En nous imposant cette épreuve, Dieu veut tester notre attachement à la terre d'Israël», estime Hadas Charor, institutrice. «Il attend de nous que nous restions y vivre malgré les difficultés. Les gens d'ici doivent comprendre que nous sommes chez nous à Sderot, tout comme nous sommes chez nous à Jérusalem ou à Hébron (en Cisjordanie). Toute la terre d'Israël nous appartient. C'est ce que j'explique à mes élèves».

L'objectif est clairement énoncé: en plus d'apporter une aide sociale et un soutien moral aux habitants de Sderot, les familles religieuses s'efforcent de diffuser la parole divine. «Je ne suis pas religieux mais je dois reconnaître que ces gens font un travail remarquable à Sdérot», confie Noam Badine, journaliste dans la presse locale. «La population y est très sensible. Les gens disent que tout le monde les abandonne et que seuls les religieux viennent vers eux.»

Une guerre de religion?

Vainqueur des élections législatives palestiniennes de janvier 2006, le Hamas prône dans sa charte la destruction de l'État d'Israël. «Face à l'usurpation de la Palestine par les Juifs, il faut brandir l'étendard du jihad», disent les fondateurs du mouvement islamique qui considèrent que «sortir du cercle du conflit avec le sionisme constitue une haute trahison. Violemment antisémite, le Hamas affirme qu'Israël, par sa judéité et ses Juifs, constitue un défi pour l'islam et les musulmans». Récemment, certains dirigeants du Hamas ont toutefois émis l'hypothèse d'une trêve de 10 ans avec Israël en échange d'un retour aux frontières de 1967. De son côté, Israël considère le Hamas comme une «organisation terroriste», à l'instar de la plupart des pays occidentaux dont le Canada. En septembre dernier, à la suite de l'intensification des tirs de roquettes, la bande de Gaza a été déclarée «entité hostile» par Israël et soumise à un blocus partiel. Dans la déclaration d'indépendance du 14 mai 1948, Israël se définit comme un «État juif» établi dans le «pays d'Israël» décrit comme le berceau du peuple juif. Le document affirme «le droit naturel du peuple juif d'être une nation comme les autres nations et de devenir maître de son destin dans son propre État souverain». Cependant, les frontières de l'État n'ont jamais été définitivement fixées et le gouvernement israélien se dit favorable à la création d'un État palestinien dans la bande de Gaza et dans une partie de la Cisjordanie. Hormis le parti sioniste religieux, les partis politiques israéliens ne se réfèrent pas à la Bible dans le conflit avec les Palestiniens.

Les Derniers Jours de Yitzhak Rabin sur France 5

                     Les Derniers Jours de Yitzhak Rabin sur France 5

SAMEDI 1ER MARS 00.05 sur FRANCE 5

Le Premier ministre Yitzhak Rabin était en train de célébrer la paix quand il a été assassiné par un Juif extrémiste. Pour avoir osé serrer la main de Yasser Arafat et envisagé que la guerre entre la Palestine et Israël puisse prendre fin.

Le 4 novembre 1995, à 21 h 47, Yitzhak Rabin tombait sous les balles d’Ygal Amir, un extrémiste israélien, alors qu’il venait de participer à une manifestation pour la paix.

Le 4 novembre 1995, à 22 h 30, alors que sa mort était annoncée officiellement, le processus de réconciliation entre les peuples juif et palestinien était subitement remis en cause. L’espoir que Yitzhak Rabin avait réussi à faire naître s’est éteint en même temps que lui. Le Premier ministre israélien aura donc lui aussi échoué à faire cesser la guerre.

Avant d’être assassiné, il avait violemment été pris à partie par les extrémistes, qui le considéraient comme un traître. Comment avait-il pu serrer la main de Yasser Arafat, l’ennemi de toujours ? Comment avait-il pu signer, lui qui symbolisait tous les combats de l’Etat hébreu, des accords de paix avec les Palestiniens ? Pour Yitzhak Rabin, il y avait eu « assez de sang et de larmes ». A ceux qui le huaient, il répondait : « Honte à vous, misérables ! Le judaïsme et la haine ne sont pas compatibles !

Le judaïsme, ce sont des valeurs de solidarité, d’unité humaine ! Le judaïsme est tolérant ! Le judaïsme est positif ! Le judaïsme n’est pas raciste ! » Critiqué, isolé, il faisait face aux attaques. Lorsque l’un de ses proches, Jean Frydman, eut l’idée d’organiser le rallye pour la paix, il émit cependant des doutes, craignant qu’il n’y ait pas assez de monde. De 200 000 à 300 000 personnes se réunirent pourtant sur la place des Rois-d’Israël, à Tel- Aviv. Il fut soulagé. Il entonna Le Chant de la paix, parut heureux. Lorsque son ami lui demanda s’il était content, il répondit : « Qu’estce que ça veut dire “content” ? Je te dois les deux meilleures heures de ma vie ! »
Quelques instants plus tard, un extrémiste juif l’assassinait.

Obama : pas de droit au retour pour les Palestiniens en Israël

                 Obama : pas de droit au retour pour les Palestiniens en Israël

Le 11/02/08,Le sénateur américain Barack Obama a présenté ses positions sur Israël et le Moyen-Orient lors d’une conversation téléphonique avec des journalistes israéliens et juifs le 28 janvier passé.
     
Réaffirmant son engagement vis-à-vis d’Israël, Obama est revenu sur sa visite à Yad Vashem faisant part de son trouble lors de la lecture de noms. Soulignant qu’Israël est la seule démocratie du Moyen-Orient et rappelant l’amitié entre les deux pays, Barack Obama a dit son admiration pour « la façon dont le peuple juif a été en mesure de se relever après la Seconde Guerre mondiale et pour la détermination de l’État d’Israël à affronter les menaces constantes contre lesquelles il est confronté. »

Barack Obama a déclaré qu’il s’oppose à un droit de retour palestinien en Israël et aux négociations avec le groupe islamique Hamas tant que ce dernier s’accroche à sa position actuelle : refuser à Israël le droit d’exister. Le sénateur américain a ajouté qu’il fera en sorte de garantir la sécurité d’Israël s’il est élu président. «Quand j’ai visité Israël, nous avons rencontré les victimes des tirs de roquettes visant des quartiers civils » a-t-il déclaré en réaffirmant sa « détermination à faire en sorte que les roquettes Qassam ne soient plus tirées, que ce soit au nord ou au sud. Aucun pays qui tient à protéger ses citoyens ne tolérerait de telles attaques, et les Etats-Unis non plus ».
geostrategie.com

Woody Allen devrait faire appel à Larry David pour son prochain film

      Woody Allen devrait faire appel à Larry David pour son prochain film

Le 11/02/08, Le cinéaste américain Woody Allen aurait choisi l'acteur Larry David pour tenir le premier rôle de son prochain long métrage, révèle le magazine Entertainment Weekly.

A l'instar de Woody Allen, Larry David est célèbre outre-Atlantique en tant que figure de proue de l'humour juif new-yorkais. Cet ancien comique de stand-up a connu la gloire comme co-créateur de la sitcom Seinfeld dans les années 1990 au côté de Jerry Seinfeld. Il tient son propre rôle dans la série décalée Curb Your Enthusiasm (Larry et son nombril) diffusée depuis 2000 sur la chaîne HBO.

Larry David a déjà eu l'occasion de travailler avec le réalisateur de Manhattan (1979) et Match Point (2005) pour des petits rôles endossés dans Radio Days (1987) et New York Stories (1989).

Outre Larry David, l'actrice Evan Rachel Wood (Thirteen) devrait également participer au long métrage.

L'intrigue de ce prochain film n'a pas été divulguée. Le long métrage se déroulera à New York, la ville fétiche de Woody Allen. Ses quatre dernières réalisations ont été tournées à Londres (Match Point, Scoop et Le Rêve de Cassandre) et à Barcelone (Vicky Christina Barcelona).

Woody Allen devrait débuter le tournage du film en avril prochain afin d'éviter une potentielle grève des acteurs durant l'été 2008.

Le rav Elyashiv : nous sommes plus en danger que sous Hitler

             Le rav Elyashiv : nous sommes plus en danger que sous Hitler
         
Article paru dans le "Jerusalem Post" , le 11/02/08

"Même durant la période d'Hitler, le peuple juif n'était pas en danger comme il l'est aujourd'hui face à l'Iran et à l'Egypte", a déclaré cette semaine le rav Yossef Shalom Elyashiv, dirigeant spirituel de la communauté ultraorthodoxe lituanienne.

"Il y a un Etat appelé l'Iran et il y a un homme diabolique qui veut tout tuer et annihiler," a déclaré Elyashiv, cité par l'hebdomadaire ultraorthodoxe Bakeila.

"Vous savez ce qui se passe en Egypte et à la frontière avec l'Egypte," a-t-il ajouté. "Les dangers sont nombreux, plus que jamais. L'Egypte a des armes et en stocke d'autres. Elles visent l'implantation juive ici [en Israël]."

Israël, géopolitique et enjeux

                                          Israël, géopolitique et enjeux

Article paru dans "Primo-europe",le 11/02/08

Israelmasri2.jpg« L'Etat d'Israël s'inscrit dans la continuité de l'histoire du peuple juif et du mouvement sioniste dont il incarne les ambitions et les angoisses. Né au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et de la décolonisation du Proche-Orient, l'Etat juif est à la fois très ancien et tout récent.

Le pays est grand comme deux départements français, pourtant, peu d'Etats au monde suscitent autant de passion. Au cœur d'une région hostile et instable, Israël est aujourd'hui confronté à des défis politiques, sécuritaires, économiques, démographiques et identitaires d'une grande ampleur.

La politique intérieure est marquée par de nombreux clivages : droite et gauche, Juifs et Arabes, Sépharades et Ashkénazes, laïcs et religieux. Cet ouvrage analyse l'évolution d'Israël, ainsi que ses orientations stratégiques et ses relations de voisinage, à la lumière d'une réalité souvent violente au Moyen-Orient. »

Ed. Studyrama, janvier 2008

Masri Feki, spécialiste du Moyen-Orient, est président de l'Association francophone d'études du Moyen-Orient (AFEMO) et fondateur du Middle East Pact (MEP).

Itinéraire d'une femme peu orthodoxe

                                   Itinéraire d'une femme peu orthodoxe

Le 11/02/08, article paru dans "Le Figaro"

Voici l'histoire autobiographique d'une jeune femme, fille d'un rabbin londonien, petite-fille d'un des rabbins fondateurs d'Israël, qui se trouve en rupture de ban avec son milieu.

Élevée dans la tradition, d'une façon rigoureuse mais éclairée et ouverte sur le monde, elle quitte sa famille pour s'adonner à la drogue et au sexe, pour finalement faire une repentance aussi extrême que sa rébellion, en milieu ultraorthodoxe, à Jérusalem. Là, elle fait son apprentissage de la plus stricte observance de la loi juive dans un séminaire de jeunes filles dont le destin et l'unique aspiration sont le mariage ; et où elle-même s'efforce de trouver son futur mari par l'intermédiaire d'une marieuse, malgré son passé sulfureux. Un rendez-vous suffit pour dire oui à celui qui partagera sa vie.

Reva finit par trouver l'homme en question, par se marier avec lui, et avoir trois enfants très rapprochés puisque dans ce milieu la contraception est interdite. Avec son franc-parler et son vécu de l'autre côté du miroir, elle observe avec ironie le monde de l'orthodoxie juive, d'une façon souvent drôle, décalée, et toujours tendre dans l'impertinence. Un regard tout à fait novateur puisque personne ne témoigne de ce qui se passe vraiment dans le milieu ultraorthodoxe juif, par définition très fermé sur le monde extérieur. C'est donc un document inédit, inouï, que cette plongée dans un univers où les femmes élèvent des enfants pendant que leurs maris étudient, où elles lavent les laitues feuille par feuille de peur qu'il n'y ait une bestiole, formellement interdite à la consommation, et où les lois dites de «la pureté familiale » vont jusqu'à faire observer des taches menstruelles par les rabbins pour qu'ils disent si les relations sexuelles entre les époux sont permises ou pas.

Ce qui est beau, fort et émouvant dans ce témoignage est que le regard n'est jamais haineux, mais au contraire plein de respect et de considération. Reva aspire avant tout à la sainteté, et à la pureté, et si elle ne parvient pas à l'atteindre, c'est parce qu'elle est trop tentée par les liens de la chair ; et c'est précisément peut-être ce qui en fait une véritable âme spirituelle.

Écartelée entre deux mondes, elle sent qu'elle n'appartient ni à l'un ni à l'autre. Elle voudrait autant explorer sa sensualité avec Joe, l'ouvrier qui refait sa cuisine, que parvenir à l'illumination avec son mari, Simcha, âme désincarnée et indolente, qui n'aspire qu'à la contemplation de Dieu, dans l'oubli et la négligence de sa femme. Mais dans cette histoire, tous les personnages sont sincères. Même les rabbins qui, malgré l'adultère avéré de Reva, transgression suprême, lui accorderont la garde totale de ses enfants lors du divorce, parce qu'on ne sépare pas, avant l'âge de la bar-mitsva, un enfant de sa mère, quelle qu'elle soit, et quoi qu'elle ait commis d'irréparable.

Mère, épouse, âme en quête de Dieu, femme en quête d'elle-même, tendue par la recherche spirituelle, Reva raconte son histoire : et cette histoire, entre liberté et contrainte, entre famille et désir d'émancipation, entre parents et mari, c'est l'histoire de toutes les femmes. Dans ce combat qui est le nôtre pour l'Absolu, que l'on croit atteindre en tombant amoureuse, en se mariant, puis en enfantant, pour s'apercevoir que l'Absolu est ailleurs, et qu'il nous échappe. Où est-il alors ? Ni dans la drogue, ni dans l'extrémisme religieux qui est comme le souligne justement et pudiquement Reva Mann une autre forme d'idolâtrie… Quelque part, peut-être, entre ciel et terre.
La Fille du rabbin de Reva Mann J.-C. Lattès, 327p., 20€.

 

Le vice-Premier ministre israélien ne croit pas à un accord de paix à la fin de l'année avec les Palestiniens

Le vice-Premier ministre israélien ne croit pas à un accord de paix à la fin de l'année avec les Palestiniens

JERUSALEM,le 11/02/08 - Le vice-Premier ministre israélien Haim Ramon a affirmé lundi que l'Etat hébreu espérait seulement parvenir à une "déclaration de principes" avec les Palestiniens d'ici à la fin de l'année, mais pas à un accord de paix en bonne et due forme.

En novembre dernier à Annapolis (Maryland), sous la pression de George W. Bush, le Premier ministre israélien Ehoud Olmert et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas s'étaient engagés à parvenir à un "traité de paix résolvant toutes les principales questions" du conflit israélo-palestinien d'ici fin 2008. Mais les observateurs restaient sceptiques quant à la possibilité de tenir cet engagement.

S'exprimant lundi devant des journalistes, Haim Ramon a expliqué qu'en raison de l'escalade du conflit entre Israël et les militants du Hamas dans la Bande de Gaza, l'Etat hébreu et les Palestiniens modérés devaient "intensifier leurs efforts pour parvenir à une déclaration de principes" d'ici à la fin de l'année.

Selon lui, l'objectif des négociations avec les Palestiniens n'est pas un accord exhaustif, mais un document suffisamment détaillé pour établir un programme devant conduire à la création d'un Etat palestinien d'ici deux à trois ans.

"Je crois que le président Bush attend une déclaration de principe -qu'elle soit plus ou moins détaillée n'est pas important", a précisé Haim Ramon, qui s'exprime rarement devant la presse étrangère. "Personne n'attend un accord détaillé au 1er janvier 2009, ni qu'un drapeau palestinien ne soit levé" à cette date, a-t-il ajouté.