Yom Ha Atsmaout : Pourquoi je suis Israélien (ne) ? de Noga Bar Noye

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Pourquoi je suis israélien ? israel a 67 ans !!!

Yom Ha Atsmaout : Je suis Israélien (ne) !

Noga Bar Noye

La fondation de l’Etat d’Israël a permis à des millions de juifs de recevoir une nouvelle identité : être israélien. L’indépendance alors obtenue a fait que tous les juifs se sont sentis Israéliens mais, après 67 ans, que veut dire être Israélien ?

L’Etat hébreu est né officiellement en 1948, mais le retour à Sion a commencé dès les années 1880 après les pogroms de Russie et l’antisémitisme naissant en Europe. De plus, tout au long de l’histoire, il y a toujours eu une présence juive principalement à Jérusalem, Hébron, Safed et Tibériade, hauts lieux du judaïsme et ce, quelles que soient les époques.

A l’approche de la fête nationale, nous sentons-nous tous Israéliens ? L’idéal sioniste voulait qu’existe un foyer national pour tous les juifs de la Diaspora. A l’époque, tous les futurs israéliens, étaient eux aussi de nouveaux immigrants. Le pays, qui n’était que des terres désertes ou en friche, s’est construit notamment grâce aux Kibboutz et Moshav, qui ont établis une forte vie communautaire. L’intégration s’est également faite par l’apprentissage de l’hébreu, qui a uni toutes les communautés du monde. La renaissance de cette langue par Ben Yéhouda est un pas très important dans l’unité du pays. Un autre facteur qui a aidé est l’état presque incessant de guerre. L’armée était un élément important d’intégration et d’identification au pays liant les soldats pour la vie.

De nos jours, si nous regardons de près la société israélienne, le constat est dur. Après les élections, nous voyons à quel point le pays est divisé. Seule une menace nationale nous unit le temps nécessaire pour disparaitre tout aussi vite. L’idéal sioniste est en voie de disparition, la privatisation a pris le pas sur la cohésion sociale. Beaucoup de nouveaux immigrants ne parlent toujours pas l’hébreu, ce qui est à leurs dépens. En effet, il existe des préjugés essentiellement envers les russes, mais aussi les francophones ou anglophones. Quant à faire l’armée, les jeunes en comprennent bien la nécessité, mais ne pensent qu’à l’après service militaire et l’année sabbatique qu’ils prendront loin d’Israël.

Une telle image d’Israël n’est pas flatteuse, la couverture médiatique n’est pas non plus encourageante. La réalité israélienne pousse toujours des nouveaux immigrants à retourner dans leur pays d’origine, ne s’étant pas fait à la mentalité ni à la vie. De plus, beaucoup d’israéliens ne pensent qu’à quitter le pays pour gagner de l’argent.

Alors, pourquoi brandir notre drapeau, et chanter HaTikva? Nous le faisons, car nous sommes les détenteurs de valeurs universelles telles que la solidarité, la fraternité, la vie. Si tel est le cas, où est donc passé notre rêve ? Herzl a pourtant dit que « si vous le voulez, c’est possible ».

Il s’avère qu’être Israélien, c’est bien plus qu’une carte d’identité, c’est un esprit de liberté, d’unité qui mériterait d’être revalorisé. A l’image du cactus, l’israélien est foncièrement humain et généreux, les épines ne sont qu’une défense. Pour redonner vie au rêve des pères fondateurs d’Israël, tels Herzl, Ben Gourion, le Rav Kook et bien d’autres, une chose est sûre, c’est un effort commun à faire tous ensemble, ou c’est un effort en vain.

Noga Bar Noye


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