Frappe contre l’Iran : Téhéran menace de viser les bases américaines, Israël en alerte

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Trump prêt à frapper l’Iran ? Menace de guerre imminente et riposte nucléaire annoncée à l’ONU

Frappe américaine contre l’Iran : la menace calculée de Trump et l’avertissement incendiaire de Téhéran

Le scénario révélé par le Wall Street Journal

Selon une enquête publiée par le Wall Street Journal, le président Donald Trump étudierait sérieusement l’option d’une première frappe militaire limitée contre l’Iran. Il ne s’agirait pas d’une guerre totale ni d’une campagne prolongée, mais d’une opération ciblée destinée à contraindre Téhéran à se plier aux exigences américaines dans le cadre d’un nouvel accord nucléaire.

D’après le quotidien économique américain, plusieurs scénarios auraient été présentés au président. L’option privilégiée consisterait à frapper des infrastructures militaires ou stratégiques identifiées comme liées aux capacités balistiques ou nucléaires iraniennes. L’objectif affiché serait clair : créer un choc suffisamment puissant pour forcer l’Iran à revenir à la table des négociations en position de faiblesse, sans pour autant déclencher immédiatement un conflit régional généralisé.

Le journal précise que le président ne s’est pas encore engagé formellement dans cette voie. Il aurait fixé un délai d’environ dix à quatorze jours pour trancher, période durant laquelle les services militaires et diplomatiques évaluent les conséquences opérationnelles et politiques d’une telle initiative.

Si l'attaque contre l'Iran démarre, Trump prévoit un « système d'écrasement » étendu et prolongé. L'armée de l'air israélienne, les renseignements militaires et le Mossad y joueront un rôle central, et le commandement de la défense civile se prépare à tous les scénarios. Le peuple iranien, qui se trouve dans un « état révolutionnaire » sans précédent, est censé achever le travail.

La lettre officielle de Téhéran transmise au secrétaire général de l’ONU affirme que si l’Iran est attaqué militairement, toutes les bases, installations et actifs considérés comme hostiles dans la région seraient des cibles légitimes dans une réponse défensive

Un contexte stratégique sous haute tension

Cette révélation intervient alors que les États-Unis ont accru leur présence militaire au Moyen-Orient. Des déploiements navals et aériens ont été observés dans la région, notamment dans le Golfe, ce qui alimente l’hypothèse d’une préparation logistique en cas d’escalade.

Dans le même temps, les négociations indirectes sur le nucléaire iranien stagnent. Washington exige des limitations drastiques sur l’enrichissement d’uranium, un contrôle renforcé des installations sensibles et des engagements clairs concernant les programmes balistiques. Téhéran, de son côté, refuse toute concession qui serait perçue comme une capitulation stratégique.

Plusieurs médias internationaux, dont Reuters, confirment que les échanges diplomatiques restent fragiles et qu’aucune percée significative n’a été enregistrée ces dernières semaines. La fenêtre diplomatique semble se rétrécir à mesure que les signaux militaires s’intensifient.

La lettre iranienne à l’ONU : un avertissement sans ambiguïté

En réponse aux informations publiées, l’Iran a adressé une lettre officielle au secrétaire général de l’Organisation des Nations unies ainsi qu’aux membres du Conseil de sécurité des Nations unies. Le message est d’une clarté redoutable.

Téhéran y affirme que toute attaque américaine serait considérée comme une agression directe. Le texte stipule que, dans ce cas, « toutes les bases, installations et tous les actifs de la force hostile dans la région constitueront des cibles légitimes dans le cadre de la riposte défensive de l’Iran ».

La formulation est stratégique. Elle élargit le champ des représailles potentielles à l’ensemble des intérêts américains au Moyen-Orient : bases militaires, infrastructures logistiques, alliés régionaux. L’Iran ajoute que les États-Unis porteraient « l’entière et directe responsabilité de toute conséquence imprévisible et incontrôlable ». Autrement dit, Téhéran prévient qu’une frappe limitée pourrait ouvrir une séquence impossible à maîtriser.

Une frappe « limitée »… aux conséquences incalculables

L’hypothèse d’une opération ciblée repose sur l’idée qu’un signal militaire calibré pourrait modifier le rapport de force sans embraser la région. Mais les précédents historiques montrent qu’au Moyen-Orient, les actions ponctuelles déclenchent souvent des réactions en chaîne.

Le détroit d’Hormuz, artère stratégique du commerce énergétique mondial, demeure un point de vulnérabilité majeur. Une riposte iranienne, même indirecte, pourrait affecter les marchés pétroliers et provoquer une flambée des prix de l’énergie. De plus, l’implication d’acteurs régionaux alliés ou adversaires des États-Unis transformerait rapidement une frappe « limitée » en confrontation élargie.

L’équation stratégique est donc d’une extrême fragilité. D’un côté, Washington cherche à restaurer une capacité de dissuasion et à imposer un cadre strict à l’Iran. De l’autre, Téhéran affiche sa détermination à répondre à toute attaque par une escalade symétrique ou asymétrique.

Un moment charnière

À ce stade, aucune décision définitive n’a été annoncée par la Maison-Blanche. Mais la simple révélation de cette option militaire change la donne diplomatique. Elle place l’Iran face à une pression maximale tout en exposant les États-Unis au risque d’un embrasement régional.

Nous sommes dans une zone grise où la dissuasion flirte avec la provocation. Si la frappe reste à l’état d’hypothèse, elle agit déjà comme un levier politique. Si elle devient réalité, elle pourrait redessiner durablement l’équilibre stratégique du Moyen-Orient.

La prochaine décision américaine déterminera si cette crise restera un bras de fer diplomatique ou deviendra le point de bascule d’un nouveau cycle de confrontation.

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