Téhéran sous choc : un drone israélien frappe le Bassidj, l’Iran dénonce une conspiration Mossad-royaliste

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Téhéran sous choc : un drone israélien frappe le Bassidj, l’Iran dénonce une conspiration Mossad-royaliste

Mystérieuse frappe de drone à Téhéran : des membres du Bassidj tués, le régime iranien accuse le Mossad et l’opposition royaliste

Une information étonnante circule depuis Téhéran et agite les cercles sécuritaires iraniens. Selon des sources proches du régime, une attaque de drone d’une ampleur inhabituelle aurait frappé plusieurs points de contrôle du Bassidj dans la capitale iranienne. L’événement, encore entouré de nombreuses zones d’ombre, alimente les spéculations sur une opération clandestine au cœur même de la République islamique.

Une attaque de drone au cœur de Téhéran

D’après les premières informations relayées par l’agence de presse iranienne Fars, réputée proche des cercles sécuritaires du régime, une frappe de drone aurait visé des positions du Bassidj dans la capitale. Plusieurs membres de cette milice paramilitaire auraient été tués lors de l’attaque alors qu’ils tenaient des points de contrôle dans la ville. 

Le Bassidj constitue l’un des instruments essentiels du pouvoir iranien. Placée sous l’autorité du Corps des gardiens de la révolution islamique, cette milice joue un rôle central dans la surveillance de la population et la répression des mouvements de contestation. La présence de ses membres à de nombreux barrages de sécurité dans la capitale illustre la tension persistante qui règne à l’intérieur du pays.

Les circonstances exactes de la frappe restent floues. Aucun bilan officiel détaillé n’a été communiqué et les autorités iraniennes n’ont pas confirmé publiquement les pertes évoquées par les médias proches du régime. Mais le fait même que l’incident ait été évoqué par des canaux officiels laisse penser qu’un événement sécuritaire sérieux s’est effectivement produit dans la capitale.

Le régime iranien accuse le Mossad et des réseaux royalistes

Face à cette attaque inhabituelle, la réaction de Téhéran n’a pas tardé. Les autorités iraniennes affirment qu’il s’agirait d’une opération clandestine menée conjointement par le Mossad et des groupes d’opposition monarchistes.

Selon les responsables iraniens cités par les médias locaux, l’objectif aurait été d’infiltrer des « terroristes » à l’intérieur du pays afin de déstabiliser le régime. Les autorités assurent toutefois que cette tentative échouera et que les services de sécurité iraniens contrôlent la situation.

Ces accusations s’inscrivent dans une guerre de l’ombre qui oppose depuis des années Israël et l’Iran. L’État hébreu est régulièrement soupçonné d’opérations clandestines à l’intérieur du territoire iranien, visant des installations militaires, des scientifiques liés au programme nucléaire ou des infrastructures stratégiques. 

Ces actions, rarement revendiquées, s’appuient souvent sur des réseaux locaux et sur des opérations de drones ou de sabotage menées à distance.

L’appel inattendu du fils du Shah

Quelques heures avant la diffusion de ces informations, un élément politique troublant est venu alimenter les spéculations. Reza Pahlavi, fils du dernier Shah d’Iran et figure de l’opposition monarchiste en exil, avait appelé ses partisans à rester chez eux.

Ce message, diffusé sur les réseaux sociaux, visait officiellement à éviter que des civils ne soient pris dans d’éventuels affrontements ou troubles sécuritaires. Mais pour le régime iranien, cet appel constitue un indice supplémentaire d’une coordination avec des réseaux opposés au pouvoir.

Depuis plusieurs années, Reza Pahlavi tente de fédérer une partie de l’opposition iranienne autour d’un projet de transition politique. Son influence reste limitée à l’intérieur du pays, mais le régime continue de le présenter comme un symbole des forces hostiles à la République islamique.

Une guerre secrète déjà installée sur le sol iranien

Si cette frappe de drone est confirmée, elle illustrerait une évolution majeure du conflit indirect entre Israël et l’Iran : la multiplication d’actions clandestines directement sur le territoire iranien.

Ces dernières années, plusieurs opérations spectaculaires ont été attribuées à Israël : sabotages d’installations nucléaires, assassinats ciblés de scientifiques ou attaques contre des infrastructures militaires sensibles. Dans certains cas, des drones auraient même été lancés depuis l’intérieur du territoire iranien grâce à des bases clandestines établies par les services israéliens. 

Cette stratégie vise à frapper le programme militaire iranien tout en évitant une confrontation directe entre les deux États.

Une capitale sous tension

L’épisode révèle aussi la fragilité du climat intérieur en Iran. Depuis plusieurs années, le pouvoir doit faire face à des protestations régulières, à une crise économique profonde et à une contestation politique persistante.

Dans ce contexte, toute attaque visant les forces de sécurité au cœur de Téhéran constitue un signal particulièrement inquiétant pour le régime. Elle suggère soit une infiltration sérieuse de réseaux clandestins, soit une montée de la contestation interne capable de viser les structures sécuritaires.

Pour l’instant, aucune confirmation indépendante ne permet d’établir avec certitude l’ampleur réelle de l’attaque. Mais une chose est certaine : l’idée même qu’un drone ait pu frapper des positions du Bassidj dans la capitale iranienne constitue déjà, pour le régime, un message stratégique redoutable.

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