La Suède nie un service aux Israéliens : un acte qualifié de nouvel antisémitisme

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Sonetel coupe le lien avec Israël : « punition collective et discriminatoire », dénonce un citoyen lésé

Sonetel coupe le lien avec Israël : « punition collective et discriminatoire », dénonce un citoyen lésé

Au-delà des frontières, la justice s’effrite. Ce qui aurait dû être un simple service commercial devient affirmation politique. En refusant un service à un client israélien, une entreprise suédoise expose la fracture entre la légèreté mercantile et la lourdeur idéologique.

La société suédoise Sonetel a refusé d’offrir ses services à Liran Halbersteyn, citoyen israélien sollicitant un numéro virtuel pour communiquer avec ses clients. La raison invoquée est stupéfiante : « en raison des mandats d’arrêt émis contre des hauts responsables israéliens par la Cour pénale internationale, et faute de coopération des autorités israéliennes avec ladite Cour, nous suspendons nos services aux clients provenant d’Israël »  .

Halbersteyn a réagi avec une honnêteté mordante : « C’est un glissement périlleux qui nous affecte, nous, les citoyens. Aujourd’hui, c’est une entreprise suédoise que je ne connaissais pas, mais demain ce pourrait être n’importe quelle entreprise. On nous met sous pression sans raison. Il n’y a aucun lien entre mon activité professionnelle et l’état du pays. J’ai senti une exploitation cynique de la situation, un nouveau type d’antisémitisme »  .

Refusant de renoncer à son identité, Halbersteyn a déposé plainte auprès de la Commission pour l’égalité en Suède, bien qu’« il n’ait pas encore reçu de réponse ». Il a ajouté avec détermination : « J’aurais pu utiliser mon passeport étranger pour obtenir le service, mais c’est une question de principe. Je suis israélien, et je refuse d’accepter cette discrimination ou cette punition collective »  .

Ce cas soulève une question brûlante : quand une sanction politique devient un refus commercial, la frontière entre l’idéologie et la discrimination s’efface. Cette décision, présentée sous couvert de conformité légale, soulève une onde de choc éthique autour des atteintes aux droits individuels.

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