Roissy et la Défense étaient les deux prochaines cibles visées par les terroristes

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Abdelhamid Abaaoud et Salah Abdeslam ne sont pas dans les gardés à vue

L'enquête sur les attentats qui ont eu lieu à Paris et Saint-Denis le 13 novembre continue de révéler des informations sur le réseau et l'organisation des terroristes affiliés à Daesh.

Ce mercredi 18 novembre, lors de l'assaut opéré par les forces de l'ordre dans le centre-ville de Saint-Denis, les enquêteurs ont pu faire quelques avancées supplémentaires.

L'opération a duré plus de sept heures et s'est soldé par deux morts, dont une femme sans doute kamikaze qui s’est fait exploser et sept interpellations.
Selon Bernard Cazeneuve, "il pourrait y avoir  encore des complices à interpeller ».

Les deux hommes les plus recherchés de France, Abdelhamid Abaaoud et Salah Abdeslam ne figurent pas parmi les huit gardés  à vue, affirme le procureur de république mercredi soir.

La police espérait lors de cette opération aboutir à la capture d'au moins l'un deux.
Pour l'heure rien ne confirme que Abdelhamid Abaooud ne fait pas partie des deux personnes mortes ce matin lors de l'assaut.

L’ information primordiale et assez inquiétante est que  le groupe terroriste de Saint-Denis, visé par un assaut mercredi 18 novembre au petit matin, se préparait à commettre des attentats, notamment à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle et au centre commercial des Quatre Temps, à La Défense, Hauts-de-Seine, selon des sources policières. La banque HSBC à la Défense, ont même été prié d'évacuer les lieux.

Selon une information RTL obtenue de source policière, le réseau démantelé dans la ville dionisienne s'apprêtait à perpétrer de nouveaux attentats dès jeudi 19 novembre dans le quartier de La Défense.

Très fréquenté du fait des très nombreuses entreprises qui y ont établi leurs locaux, le site aurait pu être le théâtre d'une nouvelle tragédie. C'est grâce à l'analyse des téléphones portables que la police a réussi à annihiler la force de frappe de cette cellule islamiste, et à déjouer ses plans.

Le commando neutralisé mercredi matin à Saint-Denis "pouvait passer à l'acte", a estimé le procureur François Molins, après avoir salué l'efficacité des forces de l'ordre lors des derniers jours et indiqué que "l'enquête a progressé". 5.000 munitions ont été tirées pendant l'assaut qui a été extrêmement violent, a-t-il précisé.

terroristes

Le ministère de l’Intérieur n’exclut pas qu’un troisième « terroriste » ait été tué dans l’assaut de Saint-Denis. Bernard Cazeneuve a annoncé à l’Assemblée nationale qu’il « y avait au moins deux morts et peut-être davantage », sans plus de précisions. « Des vérifications sont en cours.
Des opérations de police technique et scientifique sont menées de façon minutieuse à cet égard dans un environnement fait de gravats et de décombres car, au cours des affrontements violents » de mercredi matin, « l’appartement principal et les appartements mitoyens ont beaucoup souffert, un plancher s’est notamment effondré », a expliqué Pierre-Henry Brandet, le porte-parole du ministère.

Les trois personnes interpellées mercredi matin lors de l'assaut mené contre un appartement de Saint-Denis, ainsi qu'un corps "criblé d'impacts" retrouvé dans les décombres n'ont pas encore été identifiés, a annoncé le procureur de Paris François Molins.

"Le Raid est parvenu à interpeller trois individus, dont un était blessé par balle au bras. Ces trois hommes ont été immédiatement placés en garde à vue et leurs identités sont en cours de vérification", a-t-il ajouté.
Nathalie ZADOK

 

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