Mys-tiques et toc ou la misère de la pensée de Jean-Paul Gavard-Perret

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à la quête de la misère mystique

Mystiques et toc ou la misère de la pensée ou comment faire briller la pensée juive par son antithèse 

Trois amis en quête de sagesse

Trois amis en quête de sagesse

Christophe André, Alexandre Jollien, Matthieu Ricard, « Trois amis en quête de sagesse », coédition L’Iconoclaste & Allary éditions, 2016.

Les "é"-troits mousquetaires de la sagesse qui ont osé ce livre sont à la méditation ce qu’Onfray est à la philosophie ou le chat aux souris (ce qui n’est pas gentil pour les chats).
Hommes de médias et d’images les trois auteurs ne doivent leur notoriété qu’à des malentendus.

Mais pas plus qu’en littérature les bons sentiments font la bonne sagesse. Son « bonze » usage ici tourne à la plaisanterie : il y a du lacangourou dans l’air et des poncifs new-wave. Tout reste de l’ordre du ressemelage de la pensée au nom de la dignité des êtres.

Les renards occupent leurs terriers en adaptant une déco douteuse et des agrandissements de stuc. La pensée passe aux oubliettes sous prétexte de son apprentissage.

Les trois grands-ducs sans bourg délivrent un pensum anesthésiant. Les paupières se font vite lourdes là où la « philosophie » se déglutit en infimes particules.

Vu l’accueil médiatique du livre il sera sans doute bon pour l’économie de marché de l’édition. Les trois « écrivains » reconnus y sont déjà considérés comme des bienfaiteurs même si leur sagesse fantoche ressemble à un fil de fer ridicule ou à un œuf en plâtre.

L’être qui veille à son existence ne doit pas venir la puiser dans une telle gamelle.
Relire Montaigne lui fera plus de bien car chez lui langage n’offre pas d’issue dérisoire, telle qu’elle se débite ici, vers la réalité où chacun va sans savoir qu’il s’y rend. Les minuscules brindilles de cet « essai » veulent rendre réseau du Tout : leurs auteurs l’habitent en coucou et l’habillent de vent.

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