Mein Kampf et le protocole des Sages Sion en vente libre au Kurdistan

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On vous l’avez dit, Mein Kampf sera rédité en France début 2016 ,mais c’est aujourd hui  que les pamphlets de Mein Kampf  traduit en arabe et en kurde dénonçant « le complot juif » s’affiche dans de nombreuse petites librairies et chez des marchands de journaux au Kurdistan le centre historique d'Erbil, la capitale du Kurdistan irakien.

Kurdistan livres en vente libre mien kampf et protocole des sages de sion

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Cette littérature nauséabonde montrant le salut nazi d’Hitler, souriant, ainsi que les  publications antisémites  à la gloire d'Hitler au Kurdistan, accompagne la montée de l'islamisme dans la région autonome d'Irak.

Le Kurdistan n'est pas la seule région musulmane à s'intéresser au nazisme. Antoine Vitkine, dans « Mein Kampf, histoire d'un livre », révèle qu'en quelques semaines la réédition de l'œuvre de Führer en 2005 s'était vendue à 80 000 exemplaires en Turquie. L'ouvrage figure au catalogue de onze éditeurs dans ce pays.

Tout récemment, dans Le Point, François-Guillaume Lorrain, évoquant le « livre Djihad » et » haine des juifs », rappelait que dès la fondation des Frères musulmans en 1928 en Égypte par Hassan al-Banna, la haine du juif pousse cette organisation islamiste à fraterniser avec les nazis.
Elle fait circuler en Égypte et dans les territoires de l'Autorité Palestiniens  des versions arabes de Mein Kampf et des Protocoles des sages de Sion, évoquant le complot juif.

Toutefois, on ne s'attend guère à découvrir au Kurdistan irakien de telles publications. La région autonome professe un islam modéré. Elle a accueilli en masse les chrétiens qui fuyaient Daesh, leur accordant même quelques sièges au Parlement régional.

Si la majorité des Kurdes sont sunnites, la région compte aussi des chiites et des yézidis, qui font remonter leur calendrier religieux à près de 7 000 ans. De nombreux reportages montrent des unités féminines de peshmergas – les combattants kurdes – kalachnikovs à la ceinture et cheveux au vent.

Dans les rues d'Erbil, de Dohuk ou de Kirkouk , de plus en plus de femmes voilées. « Or, traditionnellement, les femmes kurdes ne sont pas voilées. Si le gouvernement kurde a accueilli sans problème les chrétiens qui fuyaient Mossou ,«  je constate une islamisation de la société. J'ai vu récemment des enfants cesser brutalement de jouer avec une petite fille quand ils vont vu qu'elle portait une croix. Je sens une vraie hostilité de la part de certains musulmans à notre égard », déplore une religieuse irakienne installée dans le camp de réfugiés d'Ashti, à An Kawah, dans la banlieue d'Erbil.

Christine Chaillot, auteur de plusieurs livres sur les églises orientales, constate qu'« il y a environ 15 % des Kurdes islamistes au Parlement de la région du Kurdistan irakien », et que cette montée de l'islamiste radical, avec la construction de nombreuses mosquées, « contraste avec la vision assez laïque que certains journalistes donnent à l'étranger de cette région du monde et de son gouvernement » (…).

Les autorités kurdes ont fait fermer récemment plusieurs radios islamistes particulièrement virulentes.

Sources http://www.lepoint.fr/  Nathalie ZADOK

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