Israël: le féminisme juif est vieux de plusieurs centaines d’années

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Chaque matin pendant les prières, les Juifs pratiquants récitent les bénédictions du matin. L'une d'entre elles est une bénédiction récitée par l’homme: "qui ne m'a pas fait femme", tandis que la femme, d'autre part, récite une version différente: "qui m'a faite selon sa volonté".

Ces bénédictions, qui existent depuis des centaines d'années, provoquent souvent le ressentiment de la part des femmes qui affirment que c'est une insulte et que "l'ancienne version" devrait être modifiée en accord avec la réalité d'aujourd'hui.

Mais deux manuscrits récemment découverts, datant du 15ème siècle, révèlent que ce n'est pas un grief nouveau, mais un ancien. Avraham Pritzol, penseur et auteur, a changé ces mots et a même choisi de donner à la bénédiction controversée une version plus avancée. Dans deux livres de prière, écrits en 1471 et 1480, qu'il a consacrés à des femmes anonymes, il a changé le libellé familier de la bénédiction pour «qui a fait de moi une femme et non un homme».

Pritzol, connu comme érudit, chantre, rédacteur et écrivain, était très intéressé par les découvertes scientifiques et écrivit même le premier traité hébreu sur la découverte des Amériques par Christophe Colomb, vendu il y a longtemps pour des dizaines de milliers de shekels.

Un livre de prières datant du 15ème siècle

Un livre de prières datant du 15ème siècle

L'identité des femmes à qui Pritzol avait écrit les livres de prière était inconnue parce que leur nom a été effacé des manuscrits. Il est possible que Pritzol ait même écrit des livres supplémentaires avec un libellé identique qui n'ont pas encore été découverts. On ne sait pas non plus à quel point la correction de Pritzol était répandue ou s'il s'agissait d'un changement de style qui restait le domaine exclusif du penseur.

L'auteur des livres ne s’est pas contenté de la bénédiction «qui a fait de moi une femme et non un homme». Dans les manuscrits,  d'autres bénédictions qui ne sont pas utilisées aujourd'hui ont été découvertes. Pritzul a consacré une bénédiction spéciale qui est parallèle à la bénédiction de «qui ne m’a pas fait esclave», qu'il appelle «qui ne m’a pas faite servante». Une autre bénédiction est l'équivalent de la bénédiction que "qui ne m’a pas fait goy", qui a reçu une traduction féministe, devenant "qui ne m’a pas faite non-juive".

Les manuscrits révèlent que la révolution féministe religieuse a commencé des centaines d'années avant celle qui se déroule aujourd'hui. Tandis que les religieux discutent actuellement de l'opportunité d'accorder aux femmes un statut égal dans la synagogue et de repenser diverses versions qui tentent de comparer et de faire correspondre les sexes, au 15ème siècle, un penseur avait d’ores et déjà fait cette théorie sienne.

Source : Israel HaYom

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