L'homme qui tourne le dos à Hollande, inquiète

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Vendredi 27 novembre aux Invalides, lors de la cérémonie d'hommage aux 130 victimes des attentats de Paris du 13 Novembre , un homme assis dans le carré des familles s'est levé pour tourner le dos à François Hollande lors de son discours.

Il se tient debout, silencieux,  mystérieux, tête baissé,  bras croisé, une casquette sur la tête, caché par un foulard semblable à un keffieh autour du cou . Inquiétant…

Sa posture a été immortalisée sur une photo publiée notamment par Le Journal du Dimanche. Mais impossible d'identifier l'homme. "Je crois que le placement était libre, les familles étaient à côté les unes des autres. Je pense que cette personne est venue exprès pour montrer son désaccord", raconte le photographe Gilles Bassignac, témoin de la scène, à francetv info. "Sur le coup, c'était légèrement inquiétant de voir une personne debout comme ça. Une attitude complètement opposée à l'esprit de la cérémonie", poursuit-il.

Il est alors le seul, à se lever au milieu de personnes restées assises, l'homme ne semble être accompagné par personne, ne discutant avec personne.

Plus inquiétant encore, à la fin du discours de François Hollande, dès les premières notes de La Marseillaise, l'homme place alors ses mains sur ses oreilles pour ne pas entendre l'hymne, toujours en silence. Est-ce qu'il n'est pas content ? Est-ce qu'il veut rendre hommage ? Est-ce qu'il est contre l'état d'urgence ?"

A la fin de la cérémonie,  Gilles Bassignac remarque l. "Je l'ai juste vu allumer une cigarette et partir. Il faisait froid, son visage était couvert." Malgré la furtive apparition, le photographe pense qu'il s'agit d'un jeune homme "qui avait quelque chose à dire en silence. En tout cas, à aucun moment, il n'a levé la tête vers nous".

Cérémonie hommage

Cérémonie hommage

Dans la cour d'honneur des Invalides, des dizaines de policiers surveillent les 2 000 invités présents, "impossible que les services de sécurité ne l'aient pas vu", raconte le photographe. "En même temps, il n'a rien fait de répréhensible et l'interpeller, c'était à coup sûr créer un incident, en direct à la télévision..."

Nathalie ZADOK

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