Les bouchers casher se sentent abandonnés

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Article paru dans "Le parisien"

Un mois après l’incendie qui a ravagé l’usine Krief de Montreuil, une cinquantaine de salariés restent sur le carreau. Ils dénoncent une délocalisation larvée.

La boucherie André Krief de Montreuil a-t-elle vraiment l’intention de rouvrir son usine de préparation de viandes et plats casher, ravagée par un incendie dans la nuit du 23 au 24 janvier dernier ? Un mois après le sinistre, d’origine criminelle selon les premiers éléments de l’enquête, la cinquantaine de salariés toujours au chômage (sur les 77 de la société) commencent à sérieusement en douter.
Hier matin, ils ont manifesté devant le bâtiment calciné. Le magasin attenant, épargné par les flammes, doit bientôt rouvrir. Avec le soutien de la CFDT, les salariés réclament une table ronde avec la direction pour discuter de leur avenir. Et entendent maintenir la pression jusqu’à sa tenue.

« On n’en pouvait plus »

Car, selon les manifestants, quelques jours après l’incendie, la société d’alimentation a repris son activité normalement, mais… sans eux. « Tous les jours, on trouve des produits André Krief dans les restos de Paris. Idem chez les bouchers, les supermarchés, les vendeurs de surgelés : l’activité tourne à plein régime », s’étrangle Franck, 39 ans, salarié depuis onze ans. Explication d’Eliane Fromentel, de la CFDT 93 : « La direction s’adresse à des prestataires : un sous-traitant en Normandie, une plate-forme à Rungis, des chauffeurs extérieurs… Elle profite du sinistre pour délocaliser. L’objectif, c’est de pousser les salariés à bout pour qu’ils démissionnent les uns après les autres. »

Ainsi, le directeur du site, Gilles Krief, n’a toujours pas visité les locaux de 500 m2 et 2 000 m 2 dénichés dès le 30 janvier par la municipalité de Montreuil.
A la cinquantaine de salariés au chômage, le patron, resté injoignable hier, n’a proposé que deux emplois à temps partiel dans le magasin montreuillois qui va être transformé en libre-service. « 800 € par mois alors que j’ai un loyer de 700 €, gronde Rida, 49 ans. Cela fait vingt et un ans que je travaille ici : c’est ça la reconnaissance ? » L’attitude du patron passe d’autant plus mal qu’en 2002, après un sinistre similaire, la société avait maintenu tous les emplois.

Mais depuis 2007 et l’arrivée de la CFDT dans la société, les relations se sont tendues. Quatre jours avant l’incendie, 14 salariés avaient annoncé vouloir saisir les prud’hommes. « On faisait des semaines de 53 heures payées 35, justifie Franck. On a monté le syndicat, car on en pouvait plus. Depuis, la direction nous répétait : Un jour, on vous jettera vous et votre syndicat. C’est ce qu’ils sont en train de faire. »

Vos réactions

  1. labidoche@laposte.net'la viande

    vous avez toute a fait raisons dans votre article,pour cette societe ,les ouvriers ne sont que de la m…. et je pese mes mots.Monsieur hary,gendre du patron et directeur et toujour invisible depuis l’ incendie et il a dit « vous les syndicats on vous b….. car nous avons le temps nous, car nous avons l argent » voila comment se comporte ses gens, que du mepris pour les petits gens

    Répondre
  2. legentilboucher@laposte.net'lagaf

    en ouvrant en libre service et les livraisons faites par un transporteur , fini les « MOITIER MOITIER SE QUI VOUS RAPPORTEZ AU BAS MOT ENTRE 10 ET 20 MILLE EURO PAR MOIS PAS DECLARE ».MONSIEUR GIL KRIEF IL Y A UN BON DIEU SUR TERRE , ET LUI LUI SEUL REND LA JUSTICE.

    LA VOUS FAITE SOUFFRIR DES FAMILLES ¨PAR VOTRE COMPORTEMENT IRESPONSSABLE DEVENAIS RESPONSSABLE ET LOGIQUE .

    SES GENS N ATENDENT QU UNE CHOSES LEUR DU. MERCI

    Répondre

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