La renaissance du Festival d’Israël

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La renaissance du Festival d’Israël

Après des années de morosité, le festival prend une nouvelle direction.

Le Festival d'Israël qui s’est terminé hier, a proposé des spectacles comme nous n’en n’avons pas vu depuis des années. Si ce que nous avons vu le mois dernier à Jérusalem se poursuit dans l'avenir, il y a de forte chance que le Festival d'Israël soit de nouveau le principal événement culturel en Israël.

Le Festival, par définition, devrait exprimer de nouvelles formes et expressions.

Le Festival ne devrait pas être une plate-forme dominante pour tout ce que les producteurs privés peuvent apporter. Le rôle du festival est d'amener  l’inattendu, l'insolite, le surprenant  et parfois même aller jusqu’à l’extrême. En effet, il y a des années, le festival était ainsi.

Les festivals des années 70 et 80 étaient exaltants, avec des spectacles inoubliables. Mais en vingt ou trente ans, Israël a donné la place à la grande musique de variété, à la danse de toutes sortes.

Progressivement le festival a changé.
De plus, par définition le Festival d'Israël ne se produit que dans la capitale, mais les données démographiques actuelles de la ville ont changé et Jérusalem peut de moins en moins accueillir le public pour de grands spectacles et encore moins intéresser les jeunes.

Enfin, les amateurs du festival de Tel-Aviv n’ont pas envie de faire le trajet à Jérusalem et petit à petit le festival a décliné.

Telle est la situation à laquelle a dû faire face la nouvelle équipe cette année, avec à sa tête Eyal Sher, directeur du festival et à ses côtés Itzik Julie le directeur artistique. Ils ont dû réexaminer la justification de l'existence de ce festival, et sa pertinence à l'âge où il y a une multitude de spectacles originaux et culturels étrangers, et une multiplication de petits festivals de haute qualité.

Heureusement, ils ont pu formuler une identité et unique du festival: 70 performances, beaucoup d'entre elles étaient nouvelles et exclusives. 50 spectacles venaient de l'étranger.

Certains des spectacles que nous avons vus cette année au festival représentent les dernières tendances artistiques dans le monde.

Par exemple, "la peau de serpent", une performance spectaculaire du danseur et chorégraphe canadien Benoit Lachambre, où il a développé un nouveau langage de danse; "Les particules élémentaires", une nouvelle adaptation du livre de Michel Houellebecq, un concert théâtral du groupe allemand"Ensemble Moderne", qui est un Requiem mélangeant de la musique classique contemporaine avec la moderne, du jazz et de la musique noire, des vidéos, et même de la liturgie.

Le défi de cette année était donc double: attirer un public ne venant pas de Jérusalem, et amener un public plus jeune.

Des 35.000 personnes qui ont assisté aux événements du festival cette année, 60% n’étaient pas de Jérusalem, et 2.000 d'entre elles étaient des jeunes, principalement des étudiants et des étudiants de diverses disciplines artistiques. Un tel public est nécessaire et important. Si le festival est assez sage pour le développer, alors une nouvelle vague de spectateurs verra le jour dans les années à venir.

La façon de les faire venir était d'initier des activités qui les intéresseraient et bien sûr une réduction sur le prix du billet. Des rabais allant jusqu'à 50% pour les étudiants et les jeunes (et encore plus de réductions dans les ventes pour les groupes d'étudiants). Pour ce qui est des activités, il y avait des ateliers et des rencontres avec des artistes internationaux qui sont venus au festival.

Source : Ynet

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