La police grecque intercepte un colis piégé destiné à Nicolas Sarkozy

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la-police-pense-que-le-colis-qui-a-explose.jpgArticle paru dans "Le Monde"

La police pense que le colis qui a explosé n'est pas le fait d'Al-Qaida et que les suspects arrêtés pourraient appartenir à des groupuscules d'extrême gauche.

La police grecque a déjoué lundi 1er novembre plusieurs tentatives d'attentat au moyen de colis piégés adressés au président français Nicolas Sarkozy et à trois ambassades à Athènes. Quatre suspects ont été arrêtés : l'un d'entre eux était recherché pour extrémisme anarchiste. L'affaire a démarré avec l'explosion d'un premier colis piégé destiné à l'ambassade du Mexique, qu'un inconnu venait de déposer dans une société de messagerie express située dans le centre d'Athènes. Le jugeant suspect, l'employée l'a jeté par terre, déclenchant la déflagration, de faible puissance, qui l'a légèrement blessée à la main.

Très vite, des artificiers ont neutralisé un deuxième paquet piégé, adressé à l'ambassade des Pays-Bas, qui avait été déposé dans une agence proche, avant qu'un ratissage de la zone ne conduise à l'arrestation de quatre suspects, deux hommes et deux femmes. Ces dernières ont été relâchées après interrogatoire. La police a annoncé dans un communiqué avoir trouvé en la possession des hommes, âgés de 22 et 24 ans, deux autres paquets piégés, "avec comme destinataires l'ambassade de Belgique en Grèce et le président de la République française, qui ont été neutralisés par des explosions contrôlées". Les deux suspects étaient également en possession "de deux pistolets Glock avec cinq chargeurs", et l'un "portait une perruque et un gilet pare-balles", a précisé le communiqué.

Le plus jeune était recherché par la police pour appartenance présumée au groupe extrémiste d'obédience anarchiste "Conspiration des cellules de feu", tandis que l'autre "est actif dans la mouvance anti-autoritaire", a indiqué le porte-parole de la police, Thanassis Kokalakis. "L'affaire apparaît en fait assez absurde, dans le cas de M. Sarkozy il est évident que ce paquet n'aurait jamais pu atteindre son destinataire", a commenté cet officier. "Si l'on suit la piste de la Conspiration, il faut se souvenir que l'on parle de jeunes gens", a-t-il relevé. Pour sa part, l'Elysée s'est refusé à commenter l'évènement.

LA PISTE DE L'EXTRÊME GAUCHE

Depuis la fin du mouvement de contestation qui avait enflammé la jeunesse grecque en décembre 2008, des actions plus ou moins violentes se sont poursuivies et ont épisodiquement fait la une de l'actualité en Grèce. La plupart semblent le fait de l'extrême gauche, anticapitaliste ou anarcho-autonome. Parmi la quinzaine de groupuscules ayant revendiqué ces actions, on trouve la "Secte révolutionnaire", la "Conspiration des noyaux de feu", ou encore la "Fraction des milices", autant d'appellations qui étaient alors inconnues des services de police.

Le 24 juin, un paquet-cadeau contenant une bombe est arrivée jusque dans l'antichambre du ministre de l'intérieur, Michalis Chryssohoïdis, qui était sa véritable cible. C'est son chef de la sécurité, Georges Vassilakis, qui avait été tué sur le coup.

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