La menthe cultivée en Israël vaut des millions !

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L’accès à la serre située à Alon Tavor est limité à un petit nombre de personnes. Ceux qui ont reçu la permission d’entrer doivent passer par un soigneux processus de désinfection qui commence par tremper leurs semelles de chaussures dans un produit spécial. Ensuite, il faut revêtir une blouse stérile et se nettoyer les mains avec un antiseptique. « Ici, c’est comme un hôpital, c’est un incubateur de jeunes pousses » explique Ofir Al-Asr de l’équipe des « Serres Hishtil ».

On a l’impression de se retrouver dans une salle d’opération, le contact avec les plants de menthe et autres aromates se faisant uniquement avec des gants stériles. Des millions de dollars ont été investis dans cette production immunisée contre les maladies génétiques et les virus. « Nous envoyons les plants à un laboratoire spécial en Hollande où ils sont débarrassés des virus, des champignons et des bactéries » explique Al-Asr, « ainsi, nous n’avons pas besoin de pulvériser de pesticides ».

Une menthe saine que l'on peut consommer le cœur tranquille

Une menthe saine que l'on peut consommer le cœur tranquille

 

Le directeur des serres, Eyal Kleinberger, ajoute : « Nous ne rendons pas la vie facile à la production mais le résultat est satisfaisant, des plantes plus saines que l’on peut consommer le cœur tranquille. Le processus permet de fournir d’avantage de qualité au client. Il est difficile de produire des aromates sans pesticides dans un pays chaud comme le nôtre ».

Certaines exploitations agricoles ont souffert ces derniers mois de la présence de bactéries dans leurs cultures. Cela a entraîné une forte baisse de la production, les pesticides eux-mêmes n'étant pas suffisamment efficaces. Par exemple, le prix de la tomate a fait un bond de 98% l’année dernière en raison d’une pénurie causée par une bactérie. « Le virus peut se trouver dans les graines mais peut également se propager à partir d’une caisse ou des chaussures des employés. Le maintien de la stérilité des lieux nous permet de produire des produits propres toute l’année. Al-Asr précise :  « A ce jour, en raison des coûts, la production est  limitée à quelques variétés mais avec l’augmentation de la demande et l’obligation de réduire l’utilisation des pesticides, nous travaillons d’ores et déjà sur d’autres cultures »

Source: mako

 

 

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