La France fut un pays stable. Le Juif en fut le témoin.

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arabo-musulmans et la stabilité de la France

 

Très souvent, un politicien monte au créneau pour déclarer qu'il s'oppose à l'importation du
conflit israélo-arabe en France.

En général, il veut dire qu'il est pour lui hors de question de laisser la violence s'emparer de la rue en se servant dudit conflit comme toile de fond.

Vu sous cet angle, ceux qui refusent de se mêler de ce qui se passe à trois mille cinq cents kilomètres de leur pays ont raison.

Pour eux, voter pour qu'un énième état arabo-musulman soit créé en terre d'Israël ne fera que justifier les possibles mouvements de protestation et d'émeutes à l'avenir, un peu comme si les fauteurs de troubles venaient rappeler à la France qu'elle est impliquée dans le conflit, suite à sa prise de position, et qu'elle doit intervenir, sans quoi elle n'aura qu'à s'en prendre à elle-même si les émeutiers la mettent à feu et à sang.

 

A contrario, ne pas permettre qu'un tel vote se déroule en France, ou, le cas échéant, ne pas y prendre part, sera un message fort à l'intention des potentiels agitateurs qui leur signifiera:
«Vous avez quelque chose à redire? Cette question ne nous concerne pas. Si vous n'êtes pas contents, prenez un aller simple pour Gaza et occupez-vous en vous-mêmes». Une telle attitude a de quoi calmer bien des ardeurs.

Cependant, l'idée de cette importation, quoique très répandue, n'en est pas plus valable pour autant. La formulation du concept est trompeuse. Même si du point de vue purement sémantique, elle n'est pas nécessairement exacte, la position de la composante israélienne antéposée à la composante arabe est trompeuse. Elle semble vouloir dire qu'Israël est l'élément générateur du conflit. Or, il est l'élément qui le subit et s'en défend.

Qu'il s'agisse des pogroms de 1929, ou de la période 36-39, toujours fomentés et perpétrés contre les Juifs, ou du refus violent du partage de la Palestine entre deux entités, ainsi que toutes les autres guerres, rien ne se serait jamais produit si le camp arabe s'était montré un tant soit peu moins belliqueux. Le concept serait donc plus clair si on parlait d'un conflit arabo-israélien.

Qu'en est-il des émeutes qui secouent sporadiquement la rue dans des métropoles comme Paris?
Les dernières en date semblent devoir s'inscrire dans une suite logique au troisième conflit en neuf ans qui a vu Israël se faire bombarder depuis la bande de Gaza, depuis qu'elle a été entièrement déjudaïsée. En isolant cette vague d'émeutes de son contexte, on arriverait à la conclusion préconisée plus haut: il y aurait une importation de conflit. Mais pour ceux qui ne sont pas nés de la dernière pluie, il est clair que d'autres vagues de violence dans les villes françaises n'avaient pas pour déclencheur le conflit au Proche-Orient.

Si on remonte quelques années dans le temps, on se rappellera qu'en octobre 2005, à Clichy-sous-Bois, deux fuyards avaient eu la bonne idée pour échapper à une interpellation policière, de se cacher dans un transformateur. La mort les y ayant trouvés, s'ensuivit une vague de violence sans précédent sur l'ensemble de l'hexagone. Certaines villes avaient été jusqu'à imposer un couvre-feu, comme en temps de guerre, pour réfréner le déferlement de haine dont la menace ne faisait que s'amplifier.

Vues les tranches de la population impliquées dans les émeutes et le pillage, et vues leurs revendications anti-françaises, on peut sans trop risquer une erreur d'appréciation parler d'un conflit franco-arabe, euro-arabe par extension, ou arabo-européen. En outre, les attaques des forces de l'ordre dans les zones dites de non-droit, ainsi que des secouristes et des pompiers font souvent la une des quotidiens ou des rubriques de faits divers.

Un autre élément révélateur consiste aux manifestations conséquentes aux résultats des dernières élections présidentielles françaises. Certes, la gauche est perçue comme la défenseuse des couches socio-économiques les plus faibles de la société, des ouvriers, et aussi des étrangers.

La logique des événements aurait exigé que les partisans du parti élu brandissent des drapeaux tricolores, y compris les étrangers, fiers comme ils pourraient l'être de participer à la vie politique d'un pays démocratique honorant les droits de toutes les strates de sa population. Mais d'autres images ont fait le tour du monde.

Non seulement des étrangers n'ont pas brandi le drapeau tricolore, mais de surcroît cette foule était composée entre autres de Français de deuxième ou troisième génération d'origine étrangère. Toute cette population qui s'affiche ouvertement contre la France, comme si le candidat politique élu n'avait pas été l'une des facettes du paysage politique autochtone mais leur cheval de Troie de bataille, pose plus qu'un problème d'intégration.

Il faut bien reconnaître à titre de comparaison que si d'autres populations étrangères très présentes à Paris ne s'intègrent pas non plus, elles se mêlent très peu des affaires de la France et n'entrent en tout cas pas en conflit avec la culture ou la population locale. Tandis que le conflit euro-arabe est alimenté par les populations qui ont fait leur parti d'agir en pierre d'achoppement.

Nous l'avons compris, le conflit mené contre la France sur son sol peut se passer en douceur, mais il se servira d'événements politiques, internationaux ou sociaux pour se déchaîner et accélérer le mouvement. Il fait feu de tout bois sans que le Français ne lui ait montré de quel bois il se chauffait. Pas pour l'instant en tout cas.

Par conséquent, même s'il existe plusieurs conflits qui opposent le monde arabe à ce qui les entoure, sans qu'ils ne fassent l'objet d'une importation ou d'une exportation d'une partie du monde à l'autre, que la France prenne partie contre Israël en soutenant la création d'un Etat profondément anti-israélien ne pourra que mettre de l'huile sur le feu, et entretenir le conflit qui se poursuit d'ores et déjà en ses propres frontières, en y ajoutant peut-être une impulsion proche-orientale.

Quant au Juif, il sert peut-être de sismographe, de témoin, ou peut-être est-il semblable à ces lichens qui disparaissent des arbres quand une forêt saine en apparence est menacée. Dans un pays où tout va bien, il n'est pas importuné, encore moins attaqué. La France fut un pays stable. Le Juif en fut le témoin.

Les guerres des Six jours ou de Kippour ne l'empêchèrent pas de faire son marché, de se rendre à la synagogue, ce qui n'était pas le cas en Tunisie, par exemple. Or, lors des derniers événements proche-orientaux, il a été dangereux pour lui de circuler dehors. La France tout entière devrait s'en inquiéter.

Yeochoua Sultan

 

 

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