Jean-Paul GARRAUD dénonce la vision totalitaire de l'Union européenne

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Jean-Paul GARRAUD dénonce la vision totalitaire de l'Union européenne

Jean-Paul GARRAUD dénonce la vision totalitaire de l'Union européenne

 

C'est en ces termes que s'est exprimé Jean-Paul Garraud, député européen et Président de la Délégation française du Groupe ID (Identité et Démocratie) au Parlement européen en conférence à Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales. Devant une nombreuse assistance, le magistrat de profession, a expliqué avec éloquence quel était le rôle d'un député européen, préciser son ambition de développer ce rapport de proximité et inciter les autres députés européens de sa délégation à aller à la rencontre des citoyens. Loin des discours politiciens récurrents et formatés auxquels nous sommes habitués, l'homme a su captiver l'attention et la bienveillance de son auditoire par des propos cohérents, des mots justes et un language que bon nombre de politiques devraient par devoir de fonction savoir aussi parfaitement maîtriser. Une nouvelle approche en matière de communication directe entre la politique et le peuple. Exercice réussi pour cette première conférence sur un sujet clivant et d'actualité, qui divise et qui attise de nombreux débats "immigration, insécurité : l'importance des frontières."

 

Rencontre

AB : "C'est une protection de l'individu, de son identité, de ses origines, de son histoire qui est au coeur de votre débat. Que pensez-vous de l'art.13 de la déclaration universelle des droits de l'homme ?"

JPG : " ll faut voir quelle a été l'évolution de tout ceci  parce que la réalité c'est que quand a été signé le traité de Rome  de 1957, qui s'est fait à petite échelle au départ, on entend cela comme comme une forme de coopération et de circulation  entre états, ce qui était le le cas mais il n'y avait que 6 pays. Puis il y a eu  les traités de Maastricht en 1992 et celui de Lisbonne en 2009, et  là on est passé à une autre étape qui est très différente de laquelle d'ailleurs issue de cette  Déclaration universelle des droits de l'homme ou dans cette même conception, ou là on va  sur la liberté de circulation totale des biens et des personnes, dans un espace qui est de plus en plus grand, et autant c'est à peu près maîtrisable  dans un espace  qui est assez réduit,  ce qui était le cas de la "vieille Europe",  autant cela paraitt  très compliqué, lorsque l'on  veut aller beaucoup plus loin, et y adjoindre comme le souhaiteraient certains des pays comme la Turquie et les pays Balkans. Mais attention, car l'on n'est plus du tout dans la même dimension, on est plus  dans la même culture, dans les mêmes enjeux et j'ajouterais dans les mêmes risques aussi ! On est actuellement dans un contexte qui est une vision très mondialiste et qui n'est plus du tout  dans le respect des pays nations.

Je suis contre tout ce qui est uniformatisation, gommage des différences, pertes des identités et par là même de notre liberté individuelle d'être et d'exister !

Le président Macron et ses partisans européens veulent faire une sorte d'homme universel, interchangeable partout, cette vision idéologique de l'homme mondialisé." Je condamne cette vision-là parce que je suis persuadé qu'elle ne fait pas le bonheur des peuples." Il y a d'ailleurs plusieurs pays de l'Union européenne qui ont refusé cette évolution.

AB : Il faudrait donc selon vous, une Europe plus ouverte ?

JPG : "Á l'origine c'est une question de coopération que je ne conteste pas, Il n'est pas du tout question pour nous de fermer la porte à l'Europe comme on voudrait bien le laisser croire. Il faut une Europe dans laquelle on peut pouvoir être et rester soi-même. Aujourd'hui, force est de constater qu'en détournant certains moyens de droit, qu'en utilisant une notion d'état de droit, à sa façon et avec ses valeurs, l'Union européenne est en train d'avoir une vision assez totalitaire et de s'arroger de nombreuses compétences qui ne sont pas les siennes mais avec le renoncement des états, c'est -à -dire que les états  se laissent faire, pas tous heureusement, c'est le cas notamment de la Hongrie et de la Pologne qui sont situées à ce télescopage entre cette vision mondialisée et cette vision d'État-nation qui respecte les identités, qui respecte les peuples."

AB : Quelle sont les mesures d'urgence que veut proposer le groupe parlementaire que vous présidez au Parlement européen ?

JPG : "Dans mon rôle de président de la délégation du RN des députés européens, je compte bien faire en sorte d'accentuer cette contre-offensive qu'il faut mener contre l'Union européenne qui se croit tout permis actuellement parce qu'elle manie apparemment de bons sentiments, généreux, à travers la théorie des droits de l'homme, mais une théorie avec un certain nombre d'effets pervers qu'il faut dénoncer. C'est ce progressisme d'essence totalitaire parce qu'il va condamner des pays par des politiques qui violent l'état de droit alors que ce n'est pas de la compétence de l'Union européenne qui n'est pas un état ni un supra état, c'est pour ça qu'on teste cette vision-là, parce que l'Union européenne est une organisation, ce n'est pas un état au sens juridique du terme. Madame Ursula von der Leyen, qui n'a jamais été élue par personne n'est pas la super présidente de tous les pays. C'est pourtant ce qu'elle essaie de nous faire croire..."

AB : Asile et immigration, le président Macron annonce une nouvelle loi pour 2023.         Votre réaction ?

JPG : "C'est une décision volontaire  et très lourde de conséquences, le gouvernement MACRON veut légaliser une immigration  qui est illégale en la déplaçant dans nos campagnes. Comment peut-on légiférer pour le déplacement des populations, cela s'appelle l'assignation à résidence. On ne peut pas le faire dans un régime démocratique. C'est quoi cette loi  dont on nous parle ? On va faire quoi ? On ne peut dans ce contexte qu'inciter éventuellement à faire en sorte que... Pourquoi les personnes désertent-ils nos territoires ruraux et que nos médecins ne veulent pas s'y installer ? Parce qu'ils ne sont plus attractifs.

Et les causes sont connues. Au lieu de vouloir répartir des migrants dans nos campagnes, faisons en sorte d'investir des moyens et  rétablir des services publics, administratifs et de santé de proximité et répondre aux besoins de la population. On marche sur la tête en inversant les réels problèmes que rencontrent au quotidien les habitants des territoires ruraux."

AB : La loi asile du dernier quinquennat devait permettre d'arrêter de contourner le droit d'asile, n'en est-on pas sorti plus exposé  ?

JPG : "Ils ont la sémantique des mots mais pas la réalité des textes c'est autre chose.Vous avez aujourd'hui au niveau européen un pacte européen sur l'asile et l'immigration considérable, qui est actuellement en train de se mettre en place on estime qu'il va y avoir entre 70 à 90 millions  de migrants qui vont arriver en Europe grâce à cela et en parallèle vous avez Monsieur Macron qui va répartir les migrants sur tout le territoire, les deux sont totalement liées, ça fait partie d'une même logique. C'est une volonté d'état, une volonté délibérée, l'État  est responsable de cette situation parce que l'état le veut. Le danger de cette situation va se conjuguer avec des moments très difficiles économiquement, avec des attentes qui durent et des conflits qui existent depuis longtemps."

En résumé, en conclusion

"Le danger est là, parce que certains idéologistes veulent  imposer leur liberté par une dictature de pensée."

 

 

 

Alexandre Blondin / News WPA

Crédit photo : Laurent Guiniot

 

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