Qu’advient-il des prières placées dans les interstices du Kotel ?

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         Qu’advient-il des prières placées dans les interstices du Kotel ?

Le 06/09/07, Vous êtes-vous déjà demandés ce qu’il advenait finalement des centaines de milliers de petits papiers placés dans les interstices du Kotel ? Des millions de personnes par an se rendent au Mur occidental, l’un des sites les plus saints du judaïsme, et y laissent une prière écrite entre les pierres du dernier vestige du Temple de Jérusalem.

Cette tradition a été adoptée par les fidèles de plusieurs religions dans le monde entier. Même les pèlerins chrétiens visitant la Vieille ville de Jérusalem déposent leurs prières entre les pierres du Kotel, explique le rabbin du Kotel, Rav Shmouel Rabinowitz. Cette coutume a commencé il y a environ 300 ans, lorsqu’un rabbin a envoyé ses étudiants avec une prière écrite, car il ne pouvait pas faire le voyage lui-même.

C’est le Rav Rabinowitz qui a le rôle de s’assurer qu’il reste suffisamment de place pour les prières de tout le monde. Aussi, deux fois par an, son équipe récolte les centaines de milliers de petits papiers et les enterre au Mont des Oliviers de Jérusalem. Le rabbin et une douzaine d’ouvriers ‘‘ramonent’’ le mur avec des bâtons en bois pour atteindre les notes bien enfoncées dans les interstices.

Ils n’ont jamais lu ni compté combien de prières exactement se trouvaient entre les pierres, mais à chaque nettoyage, ils ont assez de petites notes pour remplir environ 100 sacs de supermarché, chacun contenant des milliers de papiers, indique Rav Rabinowitz.

Les services du rabbin, qui gère le site, estiment que plus de 5 millions de personnes ont visité le Mur occidental en 2006. Le ministère israélien du Tourisme précise que parmi eux on compte 1,5 millions de touristes étrangers. Comme les prières ne sont jamais lues, il est impossible de savoir de quelle religion sont les gens qui les ont placées dans le mur.

« Les petites notes sont une façon de prier si vous ne savez pas comment faire. Après tout, si vous voulez recevoir quelque chose, il faut le demander, » explique Rav Rabinowitz.

Certains envoient des lettres avec leurs prières, en fax ou par la poste, souvent moyennant un petit paiement. Le rabbin Rabinowitz indique qu’il place chaque année des centaines de lettres que la poste lui remet. Les lettres sont tout simplement adressées à ‘‘D.ieu à Jérusalem.’’

Un chapitre entier de l’un des livres rédigés par le Rav Rabinowitz traite de la façon de jeter les notes placées au Kotel. « Il y a une ancienne dispute sur la question : faut-il les enterrer ou les brûler. » D’après la Halakha (la loi juive), il est interdit de détruire des textes saints. Les livres de prière et les écritures saintes sont placés dans des containers et généralement enterrés dans des cimetières juifs. Le Rav Rabinowitz précise que les brûler est une bonne façon de s’occuper des notes, mais qu’il est plus honorable de les enterrer selon la tradition juive.

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