Israël: suspens à Jérusalem pour les élections municipales

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eleisral.jpgLes Israéliens se rendaient aux urnes mardi pour des élections municipales dont le principal enjeu demeure Jérusalem, terrain de vives tensions politiques et religieuses. Lire la suite l'article
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La candidat Arkadi Gaydamak dans un bureau de vote à Jérusalem le 11 novembre 2008 .

Les bureaux de vote ont ouvert à 07H00 locales (05H00 GMT) et devaient fermer à 22H00 (20H00 GMT).

Ces municipales se tenaient dans 159 localités, y compris dans les colonies de Cisjordanie et du plateau du Golan, ainsi qu'à Jérusalem-est, dont les habitants palestiniens peuvent voter.

Les télévisions devaient donner des estimations peu après la clôture du scrutin. Les électeurs doivent déposer deux bulletins de vote, un pour le maire et un pour choisir les membres des conseils municipaux. Pour être élu maire au premier tour, un candidat doit obtenir 40% des suffrages exprimés.

A Jérusalem-est, la grande majorité des commerçants palestiniens observaient une grève à l'appel d'une coalition d'organisations pour dénoncer la tenue "d'élections sous occupation" israélienne.

Les quelque 250.000 Palestiniens de Jérusalem, qui ont un statut de résidents, peuvent voter pour les municipales, mais pas pour les législatives.

Lors des précédents scrutins municipaux, les Palestiniens s'étaient massivement abstenus. Cette année, ils ont été appelés une nouvelle fois à boycotter les élections par l'Autorité palestinienne afin de ne pas cautionner l'annexion de cette partie de la ville.

Au sein de la population juive (481.000 personnes, soit 65% de la population), le suspens porte sur l'issue d'un scrutin qui s'annonce serré entre les deux principaux candidats: le rabbin ultra-orthodoxe Meïr Porush et le candidat laïc Nir Barkat, un homme d'affaires fortuné.

Sur le front politique, tous deux défendent l'annexion de la partie orientale de la ville, conquise en juin 1967 puis annexée en 1980 par une loi du Parlement qui a déclaré Jérusalem "capitale indivisible et éternelle de l'Etat d'Israël".

Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale.

Depuis 2003, la mairie de Jérusalem était dirigée par Uri Lupolianski, un ultra-orthodoxe qui ne se représente pas.

Un troisième candidat, le milliardaire d'origine russe Arcady Gaydamak, à la traîne dans les sondages, espérait créer la surprise en ralliant les voix arabes après avoir publié des encarts dans les quotidiens arabes en présentant ses adversaires comme des "racistes".

Ces derniers mois, les sondages créditaient Nir Barkat d'une confortable avance de plus de dix points sur Meïr Porush. Mais cet avantage s'est réduit ces derniers jours au point que la plupart des commentateurs estimaient que Meir Porush pouvait faire jeu égal voire l'emporter sur le fil.

Les deux principaux prétendants se sont livrés à une surenchère à droite soutenant "l'indivisibilité de la capitale" afin de s'attirer les voix des électeurs d'une ville foncièrement conservatrice.

Nir Barkat a ainsi obtenu l'appui du rabbin Mordehaï Eliahou, guide spirituel du Parti National Religieux, une formation qui soutient la colonisation israélienne, tandis que Meïr Porush s'est trouvé des appuis au sein de l'extrême droite.

A Tel-Aviv, coeur économique du pays, l'inconnue portait sur le duel entre Ron Huldaï, le maire sortant de tendance libérale, et le député communiste Dov Khenin, qui a mené une campagne sur le thème de l'écologie et dénoncé la politique de son adversaire qui a fait de Tel-Aviv une "ville pour les riches".

Ron Huldaï, élu facilement lors deux précédents scrutins, pourrait, selon les médias, être mis en ballottage.

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