Israël : Olmert refuse de libérer des Palestiniens en échange d'un soldat enlevé

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Israël : Olmert refuse de libérer des Palestiniens en échange d'un soldat enlevé

Le Premier ministre israélien a exclu qu'Israël relâche des détenus palestiniens comme préalable à la libération du soldat Gilad Shalit enlevé fin juin par des groupes armés palestiniens à la lisière de la bande de Gaza.

"Tant que Gilad Shalit ne sera pas libéré, je ne m'occuperais pas de la libération de prisonniers palestiniens", a affirmé le Premier ministre à la radio publique. "Pour ce qui concerne nos deux autres soldats enlevés, leur sort n'est pas lié à celui de détenus palestiniens", a ajouté M. Olmert en faisant allusion aux deux militaires enlevés par la milice chiite libanaise du Hezbollah le 12 juillet dans le nord d'Israël. Cet enlèvement avait été suivi par une vaste offensive militaire israélienne au Liban qui a duré jusqu'à la mi-août.
 
Annoncé ces dernières semaines plusieurs fois comme imminent, un accord n'est toujours pas intervenu pour libérer Gilad Shalit, en échange de la libération par Israël de plusieurs centaines de détenus palestiniens. Après l'enlèvement du soldat, l'armée israélienne a arrêté 64 responsables du Hamas, dont huit ministres et 29 députés. Vingt-huit députés, dont le président du Parlement Aziz Doweik, et quatre ministres qui sont toujours en détention. Mercredi, Israël a libéré le plus haut responsable détenu du gouvernement dirigé par le Hamas en la personne du vice-Premier ministre Nasseredine Al-Chaër, emprisonné depuis le 19 août. M. Olmert a par ailleurs affirmé qu'il ne s'attendait pas à une "confrontation militaire globale à court terme" entre Israël et la milice chiite libanaise du Hezbollah.
 
"Les chances pour que le Hezbollah se laisser entraîner à court terme à une confrontation militaire globale comme celle que nous avons connue cet été sont des plus faibles", a-t-il dit. "La réalité a changé et le Hezbollah le sait parfaitement", a ajouté le Premier ministre. "Mais je n'exclus pas la possibilité que les Iraniens et dans une certaine mesure les Syriens s'efforcent de manipuler le Hezbollah, si bien qu'il se peut que nous devions nous attendre à être testés", a poursuivi le Premier ministre. Ehud Olmert a en outre exclu des négociations avec la Syrie en accusant ce pays d'être "le principal soutien des organisations terroristes palestiniennes".

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