Israël n'avait "pas d'autre choix" que de frapper le Hezbollah au Liban, selon Ehoud Olmert

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Israël n'avait "pas d'autre choix" que de frapper le Hezbollah au Liban, selon Ehoud Olmert

JERUSALEM, le 10/05/07 - Israël n'avait "pas d'autre choix" que de frapper le Hezbollah au Liban, s'est justifié le Premier ministre Ehoud Olmert devant la commission chargée d'enquête sur la conduite de la guerre au Liban de 2006, selon les minutes de son audition publiées jeudi.

D'après ces 89 pages, diffusées en version censurée par la Commission Winograd, Olmert a déclaré qu'il était convaincu que la milice du Parti de Dieu chiite pro-iranien, soutenu par la Syrie, bombarderait les villages du nord d'Israël et qu'il n'avait le choix qu'entre deux options: ne rien faire ou riposter tout de suite. "Je ne pense qu'il n'y ait eu d'autre choix que d'agir immédiatement", a-t-il dit.

Il y a dix jours, cette commission avait rendu des conclusions accablantes sur la gestion du conflit, non seulement pour Ehoud Olmert mais également pour son ministre de la Défense, le travailliste Amir Peretz, et le chef d'état-major des armées de l'époque, le général Dan Halutz, qui a entretemps démissionné, en janvier. Peretz devrait lui quitter son poste à l'issue de la primaire du parti travailliste plus tard dans le mois, scrutin pour lequel il est donné perdant.

Les minutes des auditions des trois hommes ont été rendues publiques jeudi, en version censurée par l'armée pour raisons de sécurité, et tout particulièrement celle du général.

Dans son audition, Amir Peretz a déclaré que l'Etat hébreu avait tablé sur une durée de la guerre allant de 10 à 14 jours.

Ehoud Olmert, saluant des combattants "exceptionnels", s'en est en revanche pris au commandement militaire qui s'est "sérieusement effondré" pendant les combats. Commentant la performance de l'armée, il ajoute que "quelque chose dans la manière dont ils opéraient et contrôlaient leurs forces, quelque chose n'était pas ce que nous attendions, et cela à sans doute débouché sur le fossé entre nos capacités et ce que nous avons réalisé dans les faits".

Le général Halutz explique quant à lui que le principal échec de l'armée aura été son incapacité à boucler la guerre plus vite, rapporte le quotidien "Haaretz". "Sans aucun doute, je reconnais qu'au bout du compte ce fut la manifestation la plus éclatante d'absence de succès ou d'échec", concède Haloutz.

Le conflit du Liban a débuté le 12 juillet dernier, après la mort de trois soldats israéliens et la capture de trois autres par le Hezbollah libanais au cours d'une incursion en Israël.

Il s'était achevé 34 jours plus tard sans qu'aucun des deux objectifs affichés par l'Etat hébreu soit atteint: ni le retour des soldats capturés ni l'élimination du mouvement chiite.

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