Israël: le parti travailliste pourrait décider du sort du gouvernement d'Olmert

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 Israël: le parti travailliste pourrait décider du sort du gouvernement d'Olmert


JERUSALEM, le 11/05/07 - Le parti travailliste pourrait décider dès dimanche de se retirer du gouvernement, une mesure qui pourrait être fatale au Premier ministre Ehud Olmert visé par des appels à démissionner après la publication du rapport sur la dernière guerre au Liban.
Le comité central du parti travailliste tiendra dimanche une réunion consacrée au rapport intérimaire sur les ratés de la guerre contre le Hezbollah, dont les conclusions sont accablantes pour Ehud Olmert et son ministre de la Défense, le chef du parti travailliste Amir Peretz.

Le parti de centre-gauche pourrait à cette occasion organiser un vote pour décider de rester ou non dans le très impopulaire gouvernement dirigé par Ehud Olmert.

Si le départ des travaillistes est voté, "le parti décidera d'une date pour quitter la coalition", a déclaré un responsable de la formation. "Il ne s'agira pas d'un retrait immédiat, mais cela signifiera certainement que nous sommes sur le départ", a précisé le responsable. Sans le soutien des 19 élus travaillistes, M. Olmert se retrouverait privé d'une majorité à la Knesset (120 députes) et il serait obligé soit de démissionner, soit de remanier son cabinet, soit d'organiser des élections anticipées. Mais même si les Travaillistes décident dimanche de rester dans la coalition, cela pourrait n'être que partie remise, estiment les commentateurs israéliens.
 
Dans ce contexte, Amir Peretz a appelé jeudi le parti à réexaminer sa participation au gouvernement Olmert après les primaires du parti, le 28 mai. "Dès la fin des élections primaires au sein du parti travailliste, je suggère d'engager de nouvelles négociations avec Kadima. Nous réexaminerons les orientations générales et socio-économiques du gouvernement ainsi que son programme politique", a-t-il déclaré lors d'une réunion du parti travailliste. Trois des quatre autres candidats à la présidence du parti travailliste, ont d'ores et déjà annoncé qu'ils quitteraient la coalition.
"Le ministre de la Défense a échoué, le Premier ministre a échoué, tout le gouvernement a échoué. Nous ne soutenons plus Ehud Olmert," a ainsi déclaré le député et ancien chef du Mossad Danny Yatom. "Il n'y a aucun doute sur l'absence de mandat du gouvernement de M. Olmert", a quant à lui déclaré à l'AFP le député Ophir Pines-Paz. Après plusieurs mois de silence, l'ancien Premier ministre Ehud Barak a annoncé mardi que s'il remportait les primaires travaillistes, il appellerait à des élections anticipées, à moins que M. Olmert ne démissionne.
 
Seul Ami Ayalon, député et ancien chef du Shin Beth (sécurité intérieure) a dit qu'il accepterait une cohabitation avec Kadima, doté d'une nouvelle direction, jusqu'à la fin de la législature prévue pour 2010. A l'instar de M. Ayalon, certains députés et ministres travaillistes n'estiment pas souhaitable la chute du gouvernement de M. Olmert. Leur principale crainte est d'ouvrir la voie à un retour au pouvoir du leader du Likoud et ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu qui pourrait former une nouvelle coalition ou provoquer des élections anticipées qu'il remporterait, selon les sondages.
 
"Je ne pense pas que nous devons démissionner parce que je ne veux pas faire de cadeau à Bibi (Benjamin) Netanyahu", a ainsi déclaré à  le ministre des Infrastructures Benjamin Ben Eliezer. Dans tous les cas de figures, une nouvelle épreuve attend M.Olmert en juillet: survivre à la publication du rapport final sur les ratés de la guerre de l'été dernier, qui devrait, contrairement au rapport intérimaire, contenir des "recommandations personnelles."

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